Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>EconomieMise à jour 25.05.2012 09h21
La CIC demande à l'Europe de s'ouvrir davantage

L'engagement de la Chine à soutenir les efforts de l'Europe pour surmonter sa crise de la dette sont sans ambiguïté.

La Chine continuera donc à soutenir les tentatives de l'Europe pour sortir de la crise de la Zone Euro, et l'Europe devrait donc être plus ouverte aux entrées de capitaux, en particulier à un moment où cette région a besoin de liquidités, a déclaré un haut responsable du fonds souverain de la Chine.

« L'engagement de la Chine à soutenir l'Europe et ses efforts pour faire face à la crise de la dette souveraine est ferme et sans équivoque », a déclaré Jin Liqun, Président du conseil des superviseurs de la China Investment Corp, lors d'une manifestation organisée mardi par le Center for Policy Studies, un groupe de réflexion britannique.

L'Europe est le partenaire commercial le plus important de la Chine. Selon M. Jin, les deux parties doivent travailler pour s'assurer qu'elles maintiennent de bonnes relations commerciales réciproques, en particulier à un moment où le commerce joue un rôle important pour « aider ces pays à sortir de l'ornière ».

M. Jin a dit qu'il restait confiant et optimiste au sujet de la Zone Euro, qui est composée de 17 pays européens qui utilisent l'Euro comme monnaie commune. L'Europe possède de nombreux avantages, comme une population éduquée, des technologies avancées et une capacité à concourir avec succès dans de nombreux domaines, a-t-il dit.

« Pour l'instant au moins, les entreprises européennes disposent de technologies essentielles », a déclaré M. Jin, qui a travaillé en tant que Ministre adjoint des finances avant de rejoindre China Investment Corp
Pour que la coopération actuelle avec l'Europe puisse être soutenue, a dit M. Jin, la région a besoin de traiter les investissements chinois avec équité.

« Nos investissements font face à certains obstacles invisibles à dans certains pays d'Europe », a-t-il dit.
« Un grand nombre de préoccupations au sujet de la soi-disant de sécurité sociale nationale n'ont en fait rien à voir avec la sécurité. La source la plus grave d'insécurité est un manque de croissance ».

En parlant de la façon dont la Chine et l'Europe peuvent coopérer, il a cité les centrales nucléaires. La Chine, a-t-il dit, a besoin de ce genre de technologies et l'Europe a la capacité de les lui fournir.

« Mais jusqu'à présent, nous ne voulons pas toucher à cela à cause de préoccupations concernant la sécurité nationale », a-t-il ajouté.

Pour l'instant, la China Investment Corp a décidé de ne mettre de l'argent que dans des investissements qui ne suscitent aucune inquiétude au sujet de la sécurité, a-t-il dit. La société n'investira jamais dans le jeu ou quoi que ce soit qui ait à voir avec le tabac, et ses investissements ne causeront aucun préjudice grave à l'environnement, a-t-il dit.

« Les préoccupations (au sujet de la sécurité nationale) ne disparaîtront pas rapidement », a-t-il dit. « Nous serons patients ».

Jusqu'à présent, les investissements de la société ont rencontré peu de résistance dans les pays en développement, a dit M. Jin. Mais il y a des défis dans ces pays, comme de l'instabilité politique ainsi qu'un manque de primauté du droit.

Il a ajouté que la China Investment Corp envisage d'investir dans des pays africains, comme elle l'a déjà fait en Afrique du Sud.

« Nous sommes à la recherche d'opportunités d'investissement partout dans le monde », a-t-il dit, ajoutant que les capitaux vont vers les endroits où ils rencontrent le moins de résistance.

En janvier, la China Investment Corp a pris une participation 8,68 % dans Thames Water, la plus grande entreprise d'eau et d'eaux usées du Royaume-Uni.

« Le Royaume-Uni est ouvert », a dit M. Jin. « C'est pourquoi nous avons dépensé beaucoup d'argent là-bas ».

China Investment Corp, créée en 2007, possédait 374,3 milliards de Dollars US en actifs à la fin de l'année 2010.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Le Quotidien du Peuple en ligne recrute un(e) rédacteur (trice) chinois(e)
Beijing et Manille peuvent trouver une solution à leurs différends
Relations France-Chine : le changement c'est (vraiment) maintenant ?
Le protectionnisme est « myope »