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Français>>EconomieMise à jour 25.05.2012 10h01
La Chine toujours opposée au régime d'émissions de carbone de l'UE

L'autorité de l'aviation civile chinoise a réitéré mercredi son opposition à la taxe de l'Union européenne sur les émissions de carbone de l'aviation mondiale, en dépit d'une menace venant de l'UE la semaine dernière pour sanctionner les compagnies aériennes chinoises de ne pas coopérer.

Alors que les négociations ont jusqu'à présent révélée une entreprise futile, les parties concernées s'attendent à ce qu'un cadre de mesures basées sur le marché, qui seront soumises l'année prochaine à l'Assemblée internationale de l'aviation civile pour un examen, pourraient mettre fin aux différends sur la question. Li Jiaxiang, responsable de l'Administration de l'aviation civile chinoise (AACC), a déclaré mercredi que les compagnies aériennes chinoises n'ont pas fourni de données d'émissions de carbone à l'UE et ne le fera pas, même si l'Union européenne a mis en garde d'appliquer des mesures de sanctions.

«L'industrie du transport aérien est une industrie mondiale... Toute la politique régionale ne doit pas rester dans la voie du développement économique mondial», a-t-il déclaré à la presse en marge du Forum 2012 sur le développement de l'aviation civile chinoise qui a débuté mercredi.

«Mais quelques-unes des règles ne joueront manifestement pas un rôle actif dans la promotion du développement de l'industrie", a-t-il fait remarquer.

La Chine va discuter de cette question avec l'UE et "je pense que les négociations aideront à résoudre le problème», a-t-il confié.

Tous les vols au départ ou à destination des aéroports de l'UE sont tenus de participer au système d'échange des émissions de carbone depuis le 1 janvier 2012.

Les compagnies aériennes qui dépassent leur limite de dioxyde de carbone devront acheter des quotas inutilisés des entreprises ou feront face à une amende.

Toutefois, les émissions seront calculées à partir du point d'un vol de départ et comprend les émissions en dehors de l'espace aérien de l'UE.

La Chine n'est pas le seul pays s'opposant à ce régime.

Susan L. Kurland, secrétaire adjointe pour l'aviation et les affaires internationales du ministère américain des Transports, a déclaré lors du forum que la tendance à inclure les compagnies non communautaires dans le système d'échange d'émissions allait dans le mauvais sens pour atteindre les véritables objectifs.

Elle a annoncé que le États-Unis continueront à exhorter l'UE à mettre fin à l'application du régime des compagnies aériennes qui n'appartiennent pas à l'UE.

Matthew Baldwin, directeur pour le transport aérien de la Commission européenne, a déclaré lors du forum que l'UE veut s'attaquer à la question des émissions de carbone l'aviation par le biais d'une solution globale.
Il a déclaré que l'UE ne voulait pas voir une lutte ou une guerre commerciale.

Dans le cas d'une solution globale proposée à l'Assemblée internationale de l'aviation civile l'année prochaine, l'UE est tout à fait prête à examiner et à modifier le régime, a-t-il expliqué dans d'une interview pendant le forum.

L'assemblée a décidé en 2010 d'un cadre axé sur le marché qui serait soumis à la prochaine assemblée en 2013 pour un examen.

Roberto Kobeh Gonzalez, président du conseil de l'organisation de l'aviation civile internationale, a déclaré en marge du forum qu'au mois de juin le conseil examinera les mesures fondées sur le marché et d'en recommander une ou deux à l'assemblée.

Mais les mesures fondées sur le marché ne sont pas une solution obligatoire pour régler le problème des émissions de l'aviation, ont indiqué les experts.

Gonzalez a souligné qu'en plus de ces mesures, l'organisation envisage également des mesures techniques et opérationnelles ainsi que des carburants alternatifs, qui peuvent tous contribuer à la réalisation de l'objectif.

L'Administration de l'aviation civile chinoise a investi au moins 600 millions de yuans (95 millions de dollars) depuis 2007 sur la rénovation des installations pour réduire la consommation de l'industrie aéronautique et de l'émission de carbone, a déclaré le responsable de la AACC.

Les données ont montré que grâce à plusieurs mesures, la consommation énergétique de l'industrie de l'aviation du pays a été réduite de 9%, a-t-il annoncé.

Ainsi, les grands aéroports en Chine ont mis à jour les installations depuis ces dernières années pour permettre aux avions de se recharger à partir de sources d'électricité au sol après l'atterrissage.
Dans le passé, les avions se rechargaient via les moteurs, ce qui augmentait les émissions, a déclaré Zhong Ning, un officiel du département de la publicité de la AACC.

L'achat de nouveaux avions pour remplacer les anciens et la gestion de l'optimisation de l'espace sont également des mesures efficaces prises par la Chine pour réduire les émissions des avions, dit-elle.
L'UE a demandé aux compagnies aériennes de soumettre leurs données sur les émissions de carbone avant fin avril 2012.

Connie Hedegaard, commissaire de l'UE pour l'action climatique, a déclaré le 15 mai que seulement huit compagnies aériennes chinoises et deux compagnies aériennes indiennes n'ont pas encore soumis leurs données sur les émissions à l'UE. Elle a averti que l'UE pourraient imposer des sanctions s'ils ne signalaient pas les données d'ici la mi-juin.

Baldwin, mercredi a refusé de commenter ces possible mesures de sanctions de l'UE, en indiquant qu'il "traitera la question quand le moment sera venu".

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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