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Français>>EconomieMise à jour 11.06.2012 08h33
Le moment est venu pour l'Italie d'attirer davantage d'investissements chinois (PAPIER GENERAL)

Le bon moment est venu pour l'Italie d'attirer davantage d'investissements chinois, ont déclaré jeudi à Milan un certain nombre de professionnels.

L'Italie a besoin de capital, et elle a réalisé les grandes possibilités qu'ouvrent les investissements chinois, a déclaré le rédacteur en chef et PDG du groupe de médias italien Class Editori, Paolo Panerai, dans son discours d'ouverture au Sommet du capitale chinois à Milan.

Ce sommet, dont c'est la seconde édition cette année, a pour but de "promouvoir la connaissance mutuelle entre les investisseurs chinois et les entreprises italiennes", une étape fondamentale pour réaliser en pratique l'immense potentiel de coopération entre les deux pays, a dit M. Panerai.

Le rédacteur en chef, dont le groupe a organisé l'événement avec le soutien de partenaires locaux et internationaux dont l' agence de presse Chine nouvelle (Xinhua), a noté que la Chine et l' Italie bénéficiaient de relations spéciales grâce au dialogue culturel et commercial qui existe depuis longtemps entre les deux pays, et grâce à leur histoire commune millénaire.

Les investisseurs de ce pays asiatique en développement rapide sont désireux d'investir en Italie, pays qui lui-même souhaite de plus en plus attirer des capitaux étrangers, en particulier dans cette époque de crise économique.

Toutefois, même si le "bon moment est venu", les investissements chinois en Italie sont encore trop faibles, en particulier du fait de l'insuffisance de leur connaissance mutuelle en matière de dialogue économique, a-t-il souligné, ajoutant que ce pays méditerranéen devrait avoir pour but d'attirer davantage d'investissements chinois dans une perspective gagnant-gagnant.

M. Panerai, qui a été le premier journaliste italien à interroger l'architecte de l'ouverture de la Chine, Deng Xiaoping, et qui a depuis renforcé encore son amitié avec ce pays, a souligné que les entreprises chinoises avaient connu une croissance considérable grâce en partie à l'approche plus moderne des affaires que manifeste la nouvelle génération.

"Se mettre au diapason" avec la riche culture de la Chine est essentiel pour les entreprises italiennes si elles veulent saisir des opportunités précieuses, a déclaré ce rédacteur en chef, dont le groupe a signé récemment un accord multimédia avec l'Agence Xinhua, et attache une grande importance au marché Chinois auquel il consacre des programmes spéciaux.

En fait, attirer davantage d'investissements chinois est un objectif important pour l'Italie dans "cette phase de développement excellent des relations bilatérales", a déclaré l' ambassadeur italien à Beijing Attilio Massimo Iannucci par vidéo lors de cette conférence.

Des mesures importantes ont récemment été prises dans cette direction, a-t-il ajouté, indiquant qu'un visa européen sur quatre était désormais délivré par l'Italie, et que l'Exposition universelle de Milan en 2015 prévoyait d'attirer un million de visiteurs chinois.

L'excellence de l'Italie dans de nombreux secteurs offre un grand nombre d'opportunités aux entreprises à développement rapide de Chine, ont estimé plusieurs professionnels lors de ce sommet, dont le directeur national et directeur de la banque d' investissement professionnelle de la Bank of America - Merrill Lynch Italy, Luigi Gubitosi, ainsi que le directeur général du service banque d'investissement de la China International Capital Corporation (CICC), Wang Dong.

L'intégration et la synergie dans les secteurs tels que la recherche et la haute technologie, l'énergie, la communication et l'intermédiation financière peuvent faire de l'Italie une plateforme pour les investissements chinois en Europe, a mis en valeur Maurizio Tamagnini, PDG du Fonds stratégique italien (FSI), holding dont l'actionnariat stratégique de contrôle est détenu à 70% par le ministère des Finances et à 30% par les fondations bancaires.

"Structurellement, l'Italie compte moins d'entreprises que la France et l'Allemagne, mais possède des points d'excellence et des secteurs de niche que les autres pays n'ont pas", a-t-il indiqué, ajoutant que les entreprises italiennes ne devraient pas seulement vendre leurs produits à la Chine mais devraient surtout attirer les investissements chinois pour la croissance commune.

Dans ce processus, a indiqué le directeur général de la plus grande banque italienne Unicredit, Roberto Nicastro, les banques jouent un rôle clef de "plateformes distributives" dans le soutien apporté aux entreprises.

Par exemple, a-t-il ajouté, Unicredit a renforcé sa présence en Chine en ouvrant de nouvelles branches ainsi que des "bureaux chinois" pour aider ses clients à lancer et établir des entreprises.

"La contradiction entre le grand marché occidental opposé au gros exportateur chinois est enfin dépassée", a souligné Giovanni Castellaneta, président de SACE, groupe d'assurance et de finance soutenant la compétitivité et le développement des entreprises italiennes.

"La Chine est aujourd'hui une économie en expansion dotée d'une classe de consommateurs en croissance rapide. Elle investit beaucoup dans les innovations technologiques et la production de qualité élevée, et doit être approchée avec un esprit ouvert et actif d'internationalisation", a-t-il ajouté.

Source: xinhua

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