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Français>>EconomieMise à jour 14.06.2012 08h20
INTERVIEW : Le Danemark désireux de faire fructifier ses liens économiques avec la Chine

Le Danemark se tourne vers la Chine avec l'espoir d'augmenter ses débouchés commerciaux et ses gains économiques par le biais de la coopération dano-chinoise, une coopération qui devrait sortir renforcée de la prochaine visite d'Etat du président chinois Hu Jintao au Danemark.

Dix accords de coopération seront signés au cours de la visite de trois jours de Hu Jintao, qui débutera ce jeudi, a annoncé la ministre danoise du Commerce extérieur et de l'Investissement, Pia Olsen Dyhr, lors d'une interview mardi avec les médias chinois.

"Les négociations se poursuivent. Mais nous allons, au cours de la visite du président, signer dix accords entre les gouvernements danois et chinois, et de nombreuses sociétés danoises vont aussi conclure des accords spécifiques avec des entreprises chinoises", a déclaré la ministre, selon qui la première visite d'un chef d'Etat chinois dans son pays représente une "percée" dans les relations dano-chinoises.

En 1978, lorsque la Chine a commencé à s'ouvrir au monde extérieur, le volume des échanges commerciaux entre les deux pays atteignait à peine 44 millions de dollars. Ce chiffre est passé à 9,26 milliards de dollars en 2011, il a donc été multiplié par 210 en 33 ans.

Ayant désormais l'une des plus grandes économies du monde, la Chine est aujourd'hui le sixième plus grand partenaire commercial du Danemark, et "si l'on ne tient compte que des marchandises, c'est le plus important en dehors de l'Union européenne", a souligné la ministre.

L'économie danoise dépend beaucoup de son secteur export : 54% de son produit intérieur brut (PIB) provient de ses exportations et 700 000 Danois travaillent dans ce secteur.

"Si nous n'avions pas eu notre commerce avec les pays BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), les chiffres de l'économie danoise aurait été négatifs", a estimé Mme Olsen Dyhr.

Les entreprises danoises sont bien conscientes de l'existence d'un marché énorme en Chine. De 2005 à 2009, les exportations danoises vers la Chine ont augmenté de 50%. "Pour la période 2010-2015, nous devrions pouvoir doubler le volume de nos exportations vers la Chine", a évalué la ministre.

"Je pense qu'il est intéressant pour nous de porter notre regard vers l'extérieur de l'Europe, parce que ce continent est à croissance zéro ou à peine plus, et je pense que nous devons, en tant que pays, nous tourner vers des marchés qui sont en réelle croissance", a-t-elle dit, ajoutant que le Danemark s'attendait à une hausse de 20% de ses exportations vers la Chine en 2013.

La ministre a évoqué la "chaleur" des relations entre le Danemark et la Chine, des pays qui, selon elle, auraient tous deux intérêt à s'inspirer de l'expérience de l'autre.

"Il y a beaucoup de choses que nous pouvons, si nous ouvrons les yeux, apprendre l'un de l'autre", a fait remarquer Mme Olsen Dyhr, qui a mentionné en particulier deux domaines où la Chine pourrait profiter de l'expérience danoise, à savoir les "filières vertes", dans lesquelles son pays dispose de connaissances et de technologies de pointe, ainsi que la façon dont le Danemark a amélioré son système de santé grâce à un partenariat public-privé.

"Mais nous avons aussi de quoi apprendre de la Chine, car dans les domaines où la technologie évolue rapidement, nous voyons la Chine devenir l'un des pays en pointe", a poursuivi la ministre.

En outre, le Danemark a une longue tradition en matière de design industriel et les entreprises chinoises pourraient y gagner en collaborant avec les concepteurs danois, a-t-elle affirmé..

Lorsque la société chinoise Envision a commencé à coopérer avec une entreprise danoise pour développer un nouveau type d'éolienne, de nombreux Danois étaient un peu inquiets car ils craignaient que la firme chinoise ne vienne simplement avec l'intention de délocaliser les connaissances et fermer l'entreprise danoise. "Mais elle est toujours là", a témoigné la ministre.

A l'heure actuelle, on compte une soixantaine d'entreprises chinoises présentes dans ce pays nordique et leur nombre devrait doubler d'ici cinq ans.

Le gouvernement danois est en train de réfléchir à une stratégie qui permettrait de garantir des investissements plus importants destinés au Danemark, car le pays est en retard en matière d'investissements directs étrangers en comparaison avec la Suède et l'Allemagne.

"Le gouvernement va émettre des recommandations spécifiques à l'automne prochain sur la façon d'avancer", a confié Mme Olsen Dyhr.

Vendredi, au lendemain de l'arrivée de Hu Jintao au Danemark, les plus grandes entreprises danoises et chinoises participeront à un forum commun auquel assisteront également les ministres des deux pays pour discuter des possibilités et des défis de la coopération future.

"Je vais parler avec mon homologue chinois Chen Deming des domaines où nous avons des intérêts communs, comme par exemple l'eau, l'urbanisation et les énergies renouvelables, et pour ce faire, il nous faut un dialogue continu", a expliqué la ministre.

Elle a promis qu'elle continuerait à faire des déplacements en Chine afin de faire avancer le dialogue.

Source: xinhua

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