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Français>>EconomieMise à jour 04.08.2012 09h50
Analyse : les Jeux ne font pas redécoller l'économie anglaise

Les JO 2012 s'avéreraient-t-ils profitables pour le pays organisateur ? On attendait une hausse du tourisme pendant les Jeux, mais selon les médias, une chute de 95% de l'afflux touristique se produit à Londres. Cette dernière est la ville la plus visitée du monde par des touristes étrangers, ce qui a entrainé une baisse des prix dans l'hôtellerie.

Sous l'influence de la crise de la dette dans la zone euro, l'économie anglaise est retombée en récession ces dernières années. En l'occurrence, l'organisation d'une compétition internationale peut être une lame à double tranchant sur le plan économique pour l'Angleterre.

Sous l'ombre de la crise, la question des profits engendrés par l'organisation des olympiades pour le pays hôte refait surface. Pour chaque pays qui organise une compétition internationale, la perspective d'un boom économique potentiel lié à ce regain d'activité est une des raisons pour lesquelles les autorités légitiment l'organisation de grands événements sportifs. Le budget, sans cesse plus important, est quasiment dépassé, alors que les bénéfices économiques retirés par le pays organisateur sont très incertains.

Grande Bretagne, Grande dépression

Selon un reportage du Financial Times, Londres ressemble à une ville fantôme alors que l'on constate une grosse chute de l'afflux touristique dans la capitale. On ressent un air de dépression inquiétant, qui va à l'encontre de ce grand événement mondial.

Les JO peuvent-ils redonner du tonus à l'économie du Royaume-Uni? « Avec l'organisation des Jeux olympiques, la situation économique anglaise, qui était déjà fragile et en récession, va s'empirer », a annoncé Cui Yanxin, expert de l'institut de recherche attaché au ministère du Commerce.

En pleine récession, l'économie de l'Angleterre est moins bien portante que prévu durant les Jeux, à cause de sa structure et de sa dynamique de croissance économique. On impute ce recul à l'impact qu'a subi le pays lors de la crise financière de 2008. L'ensemble de son économie est à nouveau touché par la crise de la dette dans la zone euro, et la reprise ne se fera pas demain.

Avec le charme des JO, on attendait une hausse du tourisme aux mois de juillet et août à Londres. Cependant, les professionnels du tourisme affichent leur déception. Il s'avère, au contraire, que l'afflux a considérablement chuté pendant les jeux. L'hôtellerie à Londres est obligée de baisser ses prix pour faire face à cette situation non résolue.

Selon Cui Yanxin, « un nombre non négligeable de visiteurs sont européens et sont touchés par la crise, c'est une des raisons pour lesquelles Londres ne voit pas débarquer les touristes tant espérés aux JO ». Dans ces conditions, les retombées économiques risquent de ne pas être à la hauteur des attentes du gouvernement, qui espérait un coup de pouce à l'emploi et à l'économie, qui s'enfonce dans la récession.

Les sponsors chinois restent calmes et observent

Selon Cui Yanxin, « les Jeux olympiques permettent bien souvent de renouveler et de moderniser les infrastructures sportives d'un pays ou d'une ville. Cela peut représenter une forme d'investissement sur le long terme. Mais ce n'est pas le cas pour Londres, qui n'a pas beaucoup investi dans la construction de stades, mais a plutôt profité de ses anciennes infrastructures. »

Avec la crise financière, les sponsors chinois sont très vigilants cette année. Une seule entreprise chinoise s'est engagée à soutenir financièrement les Jeux olympiques de Londres. « Malgré l'abondance de capital, les entreprises chinoises sont réticentes et jugent l'investissement trop risqué », a affirmé Yao Ling, chercheur de l'Institut de la coopération internationale d'économie et de commerce.

La possibilité de faire des affaires grâce aux Jeux 2012 paraît assez faible, avec des coûts élevés et de faibles bénéfices. « L'organisation des Jeux ne s'avère pas toujours profitable pour le pays organisateur, si on tire des leçons du cas de la Corée et des États-Unis », a-t-elle ajouté.

En ce qui concerne la perspective anglaise, Yao Ling n'est pas très optimiste. La crise européenne a plongé le pays dans un gouffre, la reprise se fera dans cinq à dix ans, en l'absence de dynamique dans un vieux pays industrialisé comme la Belle Albion.

Source: China.org.cn

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