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Français>>EconomieMise à jour 14.08.2012 08h35
France: Taxer les riches les fait fuir en masse à l'étranger

Suite à l'élection du socialiste François Hollande à la présidence, les impôts ont été considérablement augmentés en France, en particulier pour les gens aisés. Inégalité en baisse depuis dix ans, le taux d'imposition sur le revenu des très riches va être revu à la hausse. Certains millionnaires sont d'ailleurs prêts à quitter la France, dans un but de protéger leur fortune.

Pendant la campagne présidentielle, François Hollande avait confirmé sa volonté de surtaxer les « riches » : la contribution des hauts revenus au désendettement du pays pourrait durer. Le gouvernement français a indiqué que la future tranche d'impôt sur les hauts revenus à 75 % sera maintenue. La proposition de taxer lourdement les revenus supérieurs à un million d'euros par an fait vivement réagir la classe politique. Que se passera-t-il ? Les riches vont probablement éviter de payer en déménageant à l'étranger. La plupart d'entre eux ont des options variées, et des moyens de délocaliser leurs revenus.

Cet impôt s'inscrira avant tout dans le registre du symbolique. Il ne rapporterait que quelques centaines de millions d'euros. D'autres mesures rapporteront davantage : que ce soit le passage de 41 à 45 % de la tranche la plus haute de l'impôt sur le revenu, le relèvement des barèmes de l'impôt sur la fortune ou surtout le rapprochement des taux d'imposition des revenus financiers (dividendes, intérêts, plus-values) de ceux du travail.

La décision peut-elle inciter les riches à prendre le train pour Bruxelles, Londres ou Genève ? La menace est souvent brandie par les avocats fiscalistes. Pour l'heure, l'exil ne revêt pas des proportions considérables. Il concerne chaque année entre 700 et 800 des 600 000 contribuables assujettis à l'impôt sur la fortune. Sans que l'on sache si leur départ est seulement motivé par leur volonté de fuir le fisc français. Seul un tiers d'entre eux reviennent quelques années plus tard. En Suisse, sur les 5 500 fortunes étrangères recensées, 2 000 puisent leurs racines dans l'Hexagone.

Les contribuables qui gagnent 150 000 à 200 000 euros par an n'ont pas pour la plupart les moyens de s'expatrier. Mais, pour plusieurs centaines de familles à la tête de patrimoines de dizaines de millions d'euros, le choix dépendra sans doute de l'architecture du dispositif qu'arrêtera le gouvernement Ayrault. Pour espérer les retenir, il devra se garder de taux confiscatoires, toujours contre-productifs à long terme, et veiller surtout à ne pas frapper de la même façon les capitaux des rentiers et ceux qui sont source de richesses pour le pays.

Source: China.org.cn

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