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Français>>EconomieMise à jour 20.08.2012 16h12
L'industrie de la beauté en Chine profite d'une cure de jouvence
Une femme profite d'un massage au Spa Banyan Tree, un centre de santé de luxe à Shanghai. [Photo / China Daily]

Après des années de marasme, les salons ont perdu leur réputation de laideur, rapporte Xie Yu, à Shanghai.

Shanghai est étouffant l'été. Dans le sud humide de la Chine, la température peut facilement grimper jusqu'à 38 ° C à l'heure du déjeuner. Pendant des années, les habitants se sont précipités dans les piscines surpeuplées et assemblées dans les centres commerciaux climatisés dans une vaine tentative d'éviter les rues torrides.

Mais maintenant, une nouveauté attend les résidents harassés par la chaleur. Une industrie auparavant perçue comme douteuse, non réglementée et carrément indécente, est sortie du froid. L'industrie de la beauté en Chine a subi toute une métamorphose.

Chandelles, huiles essentielles parfumées et douce musique zen deviennent rapidement à l'ordre du jour, contribuant à calmer les esprits éreintés, alors que les thérapies adaptées aux besoins individuels et basées sur l'utilisation des herbes naturelles et d'épices, fournissent des secours pour le corps et l'âme.

Mais ce traitement n'est pas bon marché, surtout dans un pays où les salaires sont encore relativement faibles. Une heure dans un spa coûte 900 yuans (141 $) en moyenne, c'est environ un cinquième du salaire mensuel d'un jeune col blanc. Même les forfaits promotionnels sont à plus de 600 yuans par visite.

Cependant, le coût ne semble pas avoir refroidi l'enthousiasme : «Nous sommes absolument emballés", a déclaré Carolyn Zhang, vice-présidente adjointe de la China Development et Corporate Spa Business de Banyan Tree Spa, un luxueux centre de Shanghai.

"Je m'autorise souvent ce luxe», a déclaré Sherry Guo, âgée de 25 ans, qui travaille dans le département des ressources humaines d'une société internationale d'appareils ménagers. Gao gagne environ 6.000 yuans par mois et même si ce n'est pas une somme énorme, elle passe souvent son temps libre pour des soins du visage et massages du corps. Elle appelle cela une «récompense» pour elle-même.

"J'ai l'habitude de rechercher en ligne les lieux haut de gamme qui proposent des offres spéciales. Je préfère dépenser de l'argent pour cela, plutôt que pour la nourriture. Après tout, je ne prends pas de poids en me livrant à cette thérapie et c'est bon pour ma santé", ironise t-elle.

De nombreux instituts de beauté mettant en vedette des spas, des massages et des soins de décompression ont vu le jour à travers toute la Chine ces dernières années, laissant les initiés de l'industrie vraiment excités par cette expansion rapide. La valeur de marché de l'industrie a déjà dépassé 400 milliards de yuans par an et devrait atteindre 600 milliards de dollars d'ici trois à cinq ans, avec un taux de croissance annuel de plus de 15%, selon un rapport publié en juin par la ChinaVenture Capital et Private Equity Association, un conseil en investissement de premier plan.

L'image inconvenante

Le succès récent de l'industrie est loin de la situation connue y a vingt ou même dix ans. "Je ne m'attendais pas à que cela prospère de cette manière", a déclaré Zhou Yanli, 30 ans, thérapeute des soins du visage au Palais Spa, qui dispose de quarante salons à travers toute la Chine, dont trois à Shanghai.

Après avoir été diplômée de l'école secondaire technique en 1998, Zhou a essayé plusieurs emplois, mais la pensée de devenir une thérapeute de la beauté n'avait jamais traversé son esprit. Après des années de travail, aussi bien comme serveuse dans un hôtel ou des emplois dans la vente, en 2003, j'ai lu une publicité de l'école Yue-Sai beauté. "Yue-Sai est une marque reconnue en Chine alors j'ai pensé que cette école devait être sérieuse".

"Auparavant, l'industrie de la beauté n'avait rien à voir avec ce qu'elle est devenue aujourd'hui. L'image était tellement mauvaise que les parents étaient inquiets que leurs enfants soient exposés à des mœurs trop légères si elles travaillaient dans les salons de beauté", a-t-elle expliqué.

Même dans les années 1990, la plupart des salons de beauté étaient tout simplement de petits stands cachés dans les ruelles. Ils offraient principalement des massages faciaux et de simples procédures de chirurgie plastique comme la blépharoplastie des paupières (modification chirurgicale de la paupière et des régions avoisinantes).

Mais ces établissements, avec leurs lampes ombragées et une pancarte manuscrite indiquant "beauté salon" ou "salon de massage", parfois pouvaient offrir d'autres services, justifiés ou non, ce qui fait que ces femmes qui y travaillaient ont eu une réputation peu enviable. "Beaucoup de gens considéraient que les femmes qui travaillaient dans les salons de beauté où dans ce genre de milieu, n'étaient pas des personnes sérieuses », a dit Zhou.

Il faut reconnaître que dans le passé, les gens effectivement méprisaient les soins de beauté », a expliqué Shan Xiaoli, âgée de 55 ans qui se rend fréquemment dans les salons de beauté.

En tant que jeune femme, Shan portait comme tout le monde une veste bleue foncée et un pantalon combinaison et même après que la Chine ait commencé ses réformes et l'ouverture politique en 1978, sous la direction de Deng Xiaoping, il a fallu du temps pour que les personnes portent un intérêt pour le maquillage, les vêtements attrayants et que l'acceptation de la beauté en tant que concept ne signifiait pas automatiquement qu'une personne soit décadente.


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Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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