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Français>>EconomieMise à jour 22.08.2012 16h37
De plus en plus de jeunes diplômés chinois choisissent les entreprises publiques
Un demandeur d'emploi vérifie l'information d'emploi attentivement pendant un salon de l'emploi pour les nouveaux diplômés à Bozhou, dans la province de l'Anhui , le 18 août 2012 .

Avec quatre offres en main, dont l'une venant d'une très importante entreprise de comptabilité et un organisme d'investissement, Li Xun, jeune diplômé âgé de 22 ans n'a pourtant pas hésité à choisir de travailler pour l'une des quatre plus grandes banques d'Etat à Beijing.

« Mes parents et mes amis ont tous su me convaincre qu'une opportunité comme celle-là était la meilleure que je pouvais trouver », a dit le jeune Li, natif de la Province du Jiangsu.

Il a donc choisi une entreprise publique plutôt qu'une société étrangère, parce que cela lui offre une chance d'obtenir un hukou de Beijing (permis de résidence permanente) ainsi que des horaires de travail confortables et une superbe opportunité de connaître un véritable environnement de travail chinois, dit-il.

« Pour des jeunes diplômés comme moi, je ne pense pas que le salaire soit la chose la plus importante », a t-il ajouté.

« Ce qui compte le plus, c'est l'occasion d'apprendre comment travailler dans une entreprise chinoise typique, quelque chose qu'on ne peut pas avoir en travaillant pour une société étrangère ».

Le point de vue du jeune Li est caractéristique de nombreux jeunes qui cherchent un emploi aujourd'hui, qui disent que les multinationales ayant des activités en Chine ne sont plus désormais les cibles privilégiées qu'elles furent auparavant dans la quête d'un emploi.

Travailler pour une entreprise publique ou une entreprise privée locale est devenu un choix de plus en plus attractif, ce qui constitue un changement majeur sur le marché de l'emploi des jeunes diplômés chinois, selon Li Hongbin, Professeur à l'Ecole d'Economie et de Gestion de l'Université Tsinghua.

Ses propres recherches, conduites entre 2010 et 2011, ont révélé que près de la moitié des personnes interrogées estiment que les entreprises publiques sont leur lieu de travail idéal.

Bien que les entreprises à capitaux étrangers offrent un meilleur salaire -en moyenne 2 741 Yuans (333 Dollars US) par mois, suivies par les entreprises publiques avec 2 238 Yuans et 2 112 Yuans pour les institutions gouvernementales- l'enquête a montré que la hausse rapide de l'attrait des entreprises publiques et des institutions gouvernementales parmi les jeunes diplômés est due aux meilleures prestations sociales et à la sécurité de l'emploi qu'elles offrent.

La semaine dernière, des centaines d'employés faisant face à un licenciement par leur employeur, la société d'électronique Motorola Mobility ont protesté à Nanjing, capitale de la Province du Jiangsu, et à Beijing.

Les protestataires soutenaient que l'entreprise envisage de se séparer de près de 1 400 employés.
Ces licenciements à grande échelle, disent les experts, pourraient signaler plus clairement encore le sentiment de manque de sécurité du travail dans les sociétés internationales, et pousser davantage de personnes de talent vers les entreprises publiques et les sociétés privées locales.

Une enquête menée en 2011 auprès de diplômés par Mycos, entreprise de consulting et de données, a montré que 46% d'entre eux choisissent une entreprise privée pour travailler, 25% une entreprise publique, et seulement 16% une coentreprise ou une entreprise à fonds étrangers.

Les autres choisissent une institution gouvernementale ou une organisation non gouvernementale.
Comme Li Xun, Ni Yuechao, âgé de 24 ans, diplômée de sciences informatiques de l'Université des Sciences et Technologies à Beijing, dit qu'elle préfèrerait travailler pour une entreprise publique non seulement pour le hukou de Beijing, mais aussi parce qu'elle pense que le travail y est relativement facile.

Durant ses études, la jeune Ni a travaillé comme stagiaire dans une entreprise privée, et elle dit qu'elle y a été effrayée par la charge de travail.

« Je ne veux pas faire d'heures supplémentaires, mais cela semble plutôt courant dans les entreprises étrangères ».

« C'est pourquoi je n'irai pas dans une entreprise étrangère à moins que le salaire soit vraiment élevé », a t-elle ajouté.

Selon Guo Jiao, Président exécutif de Mycos, beaucoup de diplômés d'aujourd'hui craignent aussi qu'il existe toujours des « plafonds de verre » dans les entreprises étrangères, qui bloque la route des hauts postes aux femmes diplomées.

Et pour tous les diplômés, le sentiment est que, en général, il y a de meilleures perspectives de promotion dans les entreprises publiques et autres organisations chinoises.

Liang Chuchu, étudiant en MBA à l'Université Tsinghua, estime pour sa part que tant que le système de promotion est transparent, peu lui importe qu'une entreprise soit publique ou étrangère.

Echo Wu, une jeune femme âgée de 24 ans qui travaille à Shanghai pour la société d'expertise-comptable PricewaterhouseCoopers, et qui gagne 78 000 Yuans par an, dit de son côté qu'elle souhaite que son employeur lui offre suffisamment de marge de créativité et de développement personnel, et elle apprécie l'idée de travailler pour l'une des plus grandes entreprises mondiales.

« Les systèmes comptables que nous utilisons sont d'origine étrangère, tout comme le concept de sociétés d'expertise comptable. C'est pour cela que j'ai choisi de rejoindre PwC. Je veux m'appuyer sur des épaules de géants », dit Echo Wu, qui est diplômée en comptabilité.

De son côté, Guo Jiao pense que au fur et à mesure que les entreprises locales deviennent plus fortes, les entreprises multinationales vont trouver la concurrence pour les talents plus difficile.

Shane Tedjarati, Président et PDG de Global High Growth Regions chez le géant des systèmes Honeywell International Inc, dit qu'attirer les meilleurs talents est le plus gros investissement d'une entreprise et que les conserver devrait être sa priorité majeure.

« Je dois créer un environnement où les employés chinois se sentent respectés et où ils peuvent sentir qu'ils peuvent apporter quelque chose de différent ».

« Il ne doit y avoir aucun plafond de verre, et les employés doivent ressentir qu'ils peuvent grimper vite dans l'échelle des carrières, progresser et apprendre. Là se trouvent les plus grands défis ».

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Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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