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Français>>EconomieMise à jour 23.08.2012 09h07
De l'« usine du monde » vers la « marque mondiale »

Pour la Chine, la tâche de défendre ses intérêts essentiels et de promouvoir la coopération avec l'extérieur ne peut pas être accomplie sans le soutien de son industrie manufacturière. Si le « Fabriqué en Chine » veut remonter en amont de la chaîne industrielle mondiale, il faut que la Chine fasse valoir sa capacité d'innovation, encourage la montée en gamme et la transformation industrielles et favorise la restructuration des différents secteurs industriels.

L'industrie manufacturière constitue une base solide pour la puissance nationale. La Chine doit attribuer la plupart de sa puissance économique au plein essor de son économie réelle. Si elle veut décrocher une place importante et la garder dans l'avenir, elle ne peut pas se passer du soutien de l'industrie manufacturière.

La crise financière a prouvé, par la négative, l'importance de l'économie réelle. L'expansion de l'économie virtuelle n'est qu'une bulle, en raison de sa rupture avec l'industrie manufacturière. Ce qui constitue le mal qui a abouti à la crise financière et par conséquent à la morosité économique mondiale. Aujourd'hui, les Européens se sont finalement rendu compte que l'arme magique de l'Allemagne pour résister aux répercussions de la crise, c'est « Fabriqué en Allemagne ». Les Américains, eux aussi, ont commencé à réactiver le « Fabriqué aux Etats-Unis ».

Le retour à l'économie réelle semble un choix stratégique commun pour les économies développées, ce qui a mis la Chine dans une situation d'être attaquée de front et par derrière : en aval les économies émergentes de l'Asie du Sud-Est la suivent de très près et en amont, la pression de la concurrence des économies développées, comme les Etats-Unis, l'Allemagne et le Japon, ne cesse de croître.

En dépit des facteurs négatifs, entres autres la réévaluation du RMB face au dollar et l'augmentation du coût de la main-d'oeuvre, nous voyons encore des espoirs dans la vive concurrence d'aujourd'hui : déplacées de la Chine, certaines industries de bas de gamme ne rompent pas pour autant leurs liens avec le « Fabriqué en Chine ». Récemment, un reportage nous a fait savoir que dans une centrale thermique au charbon nouvellement construite dans l'Etat de l'Haryana, en Inde, par la société chinoise CLP Holding Limited, toutes les installations de production d'électricité venaient de la partie continentale de la Chine.

Depuis les deux dernières années, la société CLP Holding Limited jouit d'une bonne situation dans la région Asie-Pacifique. Les centrales, qui sont situées tant en Asie du Sud qu'en Asie du Sud-Est, achètent des équipements de production d'électricité fabriqués en Chine. Une autre preuve de la fièvre du « Fabriqué en Chine » : beaucoup de sociétés de fabrication de vêtements de pays comme le Viet Nam, le Cambodge et le Laos, recoivent des commandes européennes, mais leurs équipements et matières premières viennent principalement de la Chine. Tout cela nous montre que la Chine possède un fort potentiel pour remonter en amont de la chaîne industrielle manufacturière.

Selon le rapport d'une société de consultation et de recherche économique, la valeur de l'industrie manufacturière chinoise représentait 19,8% de celle du monde en 2010. En dépassant les 19,4% des Etats-Unis, la Chine est devenue la plus grand pays manufacturier du monde. L'atout du « Fabriqué en Chine » réside dans l'envergure économique, dans le niveau technologique et la construction des infrastructures, améliorés ou accélérés par la mise en place de la politique d'ouverture et de réforme, alors que l'industrie manufacturière du pays puise force dans son assiduité et dans son esprit de créativité.

Avec le renforcement de la mondialisation économique, de plus en plus de pays émergents entrent dans le groupe des manufacturiers et les capitaux s'orientent rapidement vers les pays et régions dont le coût de la main-d'oeuvre reste encore à un niveau bas, ce qui a faire surgir une concurrence vive en aval de la chaîne de l'industrie manufacturière. Par conséquent, l'industrie manufacturière de la Chine doit s'accrocher fermement à sa place en aval, mais en même temps, elle doit avoir recours à l'innovation pour monter en amont et s'étendre sur le milieu de la chaîne.

Dans son nouveau livre intitulé China Versus the West, l'économiste russe Ivan Tselichtchev a divisé la chaîne mondiale de l'industrie manufacturière en quatre parties : fabrication à basse intensité de technique mais à haute intensité de main-d'oeuvre, fabrication de bas de gamme mais à haute intensité de technique, fabrication de bas de gamme mais à forte diversité et celle de haut de gamme ; la Chine est déjà dans le peloton de tête dans la première, est en train de conquérir la deuxième et la troisième et de s'approcher vers la quatrième, bien qu'elle n'y ait pas encore un rôle important.

L'enjeu de l'avancement vers l'amont de la chaîne de l'industrie manufacturière constitue également le noyau dur de la transformation structurelle et du développement durable de l'économie chinoise. Pour la montée en amont de la chaîne mondiale de l'industrie manufacturière chinoise, la clé réside dans sa réussite à faire valoir la capacité d'innovation, à promouvoir la montée en gamme et la transformation industrielles, à favoriser la restructuration des différents secteurs industriels, pour propulser l' « usine du monde » vers la « marque mondiale ».



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Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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