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Les Etats-Unis n'ont aucune raison d'opposer une « présomption de culpabilité » à Huawei et ZTE

09.10.2012 17h01

La Commission des Renseignements de la Maison des Représentants américaine a annoncé le 8 octobre la publication d'un rapport d'enquête au sujet des fabricants chinois d'équipements de télécommunication Huawei et ZTE, les accusant de constituer une menace pour la sécurité des États-Unis.

Cette décision de la Commission des renseignements de la Maison des Représentants américaine ne fait pas preuve de sagesse et ne favorisera pas le développement sain des relations sino-américaines de coopération économique et commerciale. Allant à l'encontre des faits, ce rapport empreint de paranoïa témoigne d'une expansion vicieuse du protectionnisme commercial, laisse fortement penser à une certaine forme d'auto-perturbation, mais fait également éclater aux grand jour que la règle américaine de « primauté de la loi » a pris une vigoureuse et vilaine teinture de « présomption de culpabilité ».

Washington est entré dans une période d'élections générales, et dans ces moments actuels éminemment politiques, « le problème chinois » est devenu pour les partis politiques américains en lutte pour le pouvoir un outil pour « montrer leurs muscles » et orienter l'opinion dans un certain sens, et le rapport du Comité de la Chambre est en fait, en ce sens, une sorte de « manipulation politique ». A travers cette décision, on peut également voir que, depuis la crise financière internationale, l'affaiblissement de la place des Etats-Unis dans l'économie s'approfondit et conduit à l'utilisation de plus en plus fréquente de la puissance de l'Etat pour sauvegarder les intérêts des entreprises, dans un contexte de concurrence accrue entre les entreprises des différents pays, qui a amené un profond changement dans la structure de la concurrence internationale.

Comment Huawei et ZTE, deux sociétés opérant légalement et en conformité avec la législation chinoise et les normes internationales, et ayant obtenu des résultats remarquables sur le marché mondial reconnus par de nombreux pays, pourraient-elles constituer une « menace pour la sécurité » des États-Unis?

Considérons un peu ces soi-disant « inquiétudes » et « risques » : tout d'abord, les organisations américaines de renseignement estiment que le Gouvernement chinois attaque les réseaux du Gouvernement et des entreprises américaines pour voler des renseignement et violer les droits de propriété intellectuelle commerciale ; deuxièmement, du fait que le Gouvernement chinois détient une participation dans ZTE, que les banques publiques chinoises contribuent au financement des deux sociétés, que le Gouvernement chinois et l'armée chinoise ont des relations commerciales avec ces deux sociétés, et que les deux sociétés comptent en leur sein une organisation de base du Parti, Huawei et ZTE ne sont pas indépendants du Gouvernement chinois et du Parti. La Commission en a donc conclu que, du fait que « la Chine a les moyens et l'occasion et la motivation d'utiliser ces sociétés du secteur de la communication à des fins malveillantes », les produits de communication de Huawei et ZTE « fournissent aux agences de renseignement chinoise d'amples opportunités d'implanter des logiciels malveillants ou de diffuser du matériel informatique dangereux pour les systèmes de communication essentiels aux Etats-Unis », et qu'ainsi, du fait que les sociétés chinoises Huawei et ZTE auront bien du mal à rejeter l'intervention du gouvernement chinois dans les critères relatifs à leurs produits, il y a un risque que Huawei et ZTE puissent saper les intérêts de la sécurité nationale américaine.

Cette argumentation peut dans l'ensemble sembler logique, mais faute de preuves factuelles, elle ne devient pas autre chose qu'une histoire délibérément inventée. Tout au long du rapport, il n'existe aucune preuve qu'un quelconque produit de Huawei et ZTE ait été utilisé aux États-Unis à des fins d'espionnage, tout au plus constate-t-on quelques entreprises américaines signalant quelques exemples d'expériences d'utilisateurs « étranges ».

Peut-être du fait des fondements factuels trop faibles de ce rapport, la Commission est déterminée à accuser les deux sociétés chinoises de « ne pas avoir fourni de preuves suffisantes pour atténuer les inquiétudes de la Commission ». Quels que soient les efforts déployés par les deux sociétés l'année dernière lors de l'enquête, cette déclaration reflète directement la « logique de gangster » de la Commission. Faute de faits concrets venant à l'appui de certaines accusations, la partie accusée doit normalement pouvoir être en mesure fournir des preuves susceptibles de prouver son innocence. Cette logique a pourtant tout simplement été abandonnée depuis longtemps dans le monde en faveur de la « présomption de culpabilité ». Le soutien surprenant apporté par la législature américaine à un concept aussi passéiste a de quoi étonner le monde.

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Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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