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Au nom du saint esprit d'entreprise

La Chine au présent | 14.08.2015 15h38
Le 25 mai à la CES Asia de Shanghai, un visiteur essaie un ordinateur portable fonctionnant sous RemixOS.

Rencontre avec trois jeunes pousses chinoises, illustration de l'ouverture du pays et du nouveau moteur de la croissance voulu par le gouvernement.

ANAÏS CHAILLOLEAU, membre de la rédaction

Il était une fois, dans un grand territoire au cœur de l'Asie, une multitude de jeunes hommes et femmes rêvant d'aventures, de voyages et de rencontres. Avec bravoure, ils partirent à des milliers de lieues, à la découverte de l'inconnu. Se mêlant aux autochtones, ils apprirent bientôt leur langue, goûtèrent leurs mets, adhérèrent à leurs croyances : en bref, ils construisirent une partie de leur vie dans cette contrée autrefois si lointaine. Mais ils envisageaient pourtant de rentrer au pays, souhaitant que leur expérience profite également à leurs « frères ».

Trois parcours

Ceci n'est pas un conte : c'est l'histoire vraie de trois entrepreneurs d'origine chinoise, lesquels ont fait part de leur parcours lors de la conférence « Créer son entreprise en Chine, vu par des entrepreneurs chinois », organisée le 1er juillet par la commission Biznest de la Jeune Chambre Économique française (JCEF) de Beijing, en partenariat avec la Chambre de commerce et d'industrie française en Chine (CCIFC).

Le premier d'entre eux, Cao Zhiyong raconte qu'après un master « Échanges avec l'Asie » au Havre et cinq années passées en France, il a décidé de fonder en 2011 son site de e-commerce www.imybox.com.cn pour vendre aux consommateurs chinois, directement et à des prix abordables, des produits importés d'Europe (des cosmétiques français, des chocolats belges, des vins pétillants italiens...).

La deuxième, Yang Shuo, inspirée par le système éducatif français alors qu'elle étudiait à ESCP Europe à Paris, s'est donné pour objectif de démocratiser l'enseignement, secteur où les inégalités se font encore largement sentir en Chine. Ainsi, avec trois amis partageant les mêmes vues, elle a créé le site Internet www.wanmen.org, proposant des cours gratuits (cours de langues étrangères pour la majeure partie) sous la forme de vidéos dynamiques.

Le troisième, Qi Te, après une double formation à l'université de Beijing et à Sciences Po Paris, s'est allié avec un partenaire britannique à son retour de Chine pour constituer Alpha Partners Education. Organisant des stages d'études, des Modélisations des Nations unies (MNU) ou encore des programmes d'échanges destinés aux lycéens avec des établissements partenaires chinois et américains, cette entreprise se propose de nourrir chez les jeunes leur esprit créatif, leur pensée critique et leur potentiel de leader.


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(Rédacteurs :Yin GAO, Wei SHAN)
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