Recevoir les       newsletters       gratuites
Accueil Notre Site Plan du Site Aide Archives Chinois Anglais Japonais Espagnol Russe Arabe
CHINE
ECONOMIE
INTERNATIONAL
SCI-EDU
CULTURE
SPORTS
VIE SOCIALE
TOURISME
HORIZON
PHOTOS
DOCUMENTS
Dossiers
-Culture chinoise     <nouveau>
-Patrimoine

-La Chine en chiffres
-Guide de Beijing

-Tibet

-Régions

-Institutions

-Opéra de Pékin

-Les fêtes chinoises

-Portraits

-Ethnies

-Aperçu

VOIX DE LECTEURS
LIENS

Agence de presse Xinhua (Chine nouvelle)


Radio Chine Internationale


Centre d'Information


Beijing Information


Ambassade de France en Chine

Français>>Horizon
Mise à jour 10:56
Trouver un conjoint « convenable » devient difficile en Chine

Pendant sa visite à la maison pour le nouvel an chinois, les parents de Gan Xiaoge ont aligné cinq prétendants pour elle, espérant que l'ouvrière migrante, déjà considérée comme une vieille fille dans son village, puisse finalement se marier.

« J'ai rencontré un homme un jour, mais aucun ne m'a jamais vraiment plu. Ils étaient soit ouvriers en construction ou travailleurs en usine. Je ne veux pas épouser quelqu'un qui n'a pas aussi bien réussi que moi, » a déclaré Gan, une vendeuse de meublier de cuisine à Pékin (Beijing).

Gan, 26 ans, a été une fois fiancée, mais a abandonné son fiancé l'année dernière car il semblait incapable de pouvoir obtenir un salaire équivalent au sien. Depuis lors, elle n'a pas été en mesure d'obtenir un rendez-vous avec quelqu'un qu'elle apprécie.

« Il y a beaucoup de filles comme moi, » dit Gan. « Nous voulons toutes nous marier, mais nous tenons à nos exigences. »

Les réformes économiques chinoises n'ont pas seulement changé le niveau de fortune des gens mais aussi leurs vues sur le mariage et ce qu'ils recherchent chez un partenaire.

Juste une génération auparavant, trouver quelqu'un ayant le bon profil politique était suffisant, maintenant pour de nombreuses personnes, c'est trouver quelqu'un ayant un important compte en banque qui est l'élément de choix le plus important.

« Contrairement aux Etats-Unis, en Chine, la beauté physique d'un homme n'est pas importante. Aucune fille ne viendra à lui s'il ne gagne pas bien sa vie, » déclare une femme travaillant dans un bureau à Pékin (Beijing).

Pendant des décennies sous le maoïsme, les gens trouvaient des personnes à épouser dans les villages situés à proximité, comme cela a été le cas des grands-parents de Gan, ou dans les villages où ils travaillaient. Ils n'étaient pas difficiles, se mariant souvent avec la première personne avec qui ils avaient eu plusieurs rendez-vous, sans se soucier de la richesse financière, car tout le monde était pauvre.

Mais deux décennies d'ouverture économique ont rendu de plus en plus de personnes davantage conscientes de ce qu'elles veulent dans la vie et nombreux sont ceux qui sont bien plus difficiles que leurs parents par rapport à la personne qu'ils vont épouser.

Les statistiques officielles montrent que depuis que la Chine a lancé les réformes économiques dans les années 1980, son taux de mariage est allé en déclinant de manière progressive, d'un seuil en 1981 de 2,08 personnes se mariant pour chaque groupe de 100 personnes, à 1,26 personnes en 2003.

La migration en provenance de la campagne est la cause principale du déclin, ont déclaré les experts. La plupart des travailleurs migrants sont des femmes qui travaillent dans des usines telles que celles dans la ville de Shenzhen située dans le sud de la Chine, ou dans les magasins et les restaurants.

Il y a plus d'emplois pour les femmes migrantes et elles ont une capacité de bénéfices de salaires supérieure aux hommes, qui ont tendance à être des ouvriers pauvrement payés travaillant dans le domaine de la construction.

Peu de femmes migrantes, pourtant, souhaitent rentrer à la campagne pour épouser des fermiers. Et elles n'apprécient pas non plus les ouvriers migrants dans les villes qui gagnent moins qu'elles.

Avec peu de femmes étant un bon parti dans la campagne, des hommes ruraux ont eu recours à l'achat de femmes en provenance de zones encore plus pauvres. Ce n'est pas un problème qui garde les dirigeants chinois éveillés la nuit, mais les experts disent que c'est une source d'inquiétude.

« Nous parlons d'une tragédie sociale ici, » a déclaré Andy Xie, un économiste de Chine travaillant pour Morgan Stanley à Hong Kong. « Il y a 150 millions de personnes migrantes se déplaçant aux alentours. Elles sont pour la plupart de jeunes personnes. Elles veulent se marier, mais n'ont pas de choix. Ils sont piégés. »

Gan a rencontré son ancien petit ami six ans auparavant alors qu'elle prenait le train à partir de son pauvre village dans la province de l'Anhui du centre de la Chine à destination de la capitale de Chine afin de trouver du travail. Il était aussi originaire de la province du Anhui. Il se sont tout de suite appréciés. Il était grand, beau et drôle et elle était petite, jolie et audacieuse.

Au cours des années, son salaire mensuelle a lentement augmenté à 2 000 yuans (240 USD) alors qu'elle travaillait au début en tant que femme de ménage pour des étrangers et ensuite comme vendeuse, mais le salaire de son ami n'augmentait pas, et restait situé à 800 yuans en travaillant en tant qu'acheteur d'épicerie pour restaurants.

J'ai senti que nous ne pourrions pas continuer comme ça pour toujours. Si j'ai un enfant et ne peux pas travailler, comment pourrons-nous vivre sur son salaire ? a déclaré Gan.

Il y a toujours plein de gens se mariant en Chine et le marché du mariage est financièrement important en Chine, mais trouver un conjoint n'a jamais été autant compliqué.

Les femmes et hommes vivant en zone urbaine et menant une carrière connaissent aussi des difficultés, avec un taux de mariage dans les grandes villes telles que Beijing comme étant le plus bas de tout le pays.

Mu Rong, 35 ans, dirige son propre commerce de consultation d'image commerciale, possède un appartement, une voiture et s'habille en suivant la dernière mode, mais n'a pas eu de petit ami depuis des années. « Je ne pense pas que mon cercle social soit restreint. Les cercles de relations sociales se sont en fait élargis, mais le niveau d'exigence de tout le monde est devenu de plus en plus haut, » a déclaré Mu.

La liste des conditions va en augmentant et reflète celles de nombreuses femmes vivant en zone urbaine. « Si je gagne 10 000 yuans et qu'il gagne 8 000 yuans, ce n'est pas un problème, mais si je gagne 10 000 yuans et qu'il gagne 5 000 yuans, cela ne va pas. Il serait préférable qu'il possède un logement, plutôt que nous ayons à économiser de l'argent pour en acheter un, » a déclaré Mu.

Ding Juan, un chercheur à la fédération quasi-gouvernementale des femmes de Chine, dit que la raison principale pour laquelle un nombre croissant de personnes sont toujours célibataires dans leur vingtaine et même au milieu et à la fin de leur trentaine, est que les priorités ont changé. »

« Il y a de plus en plus de gens qui portent davantage d'attention à leur carrière avant de fonder une famille, » a déclaré Ding. « La pression liée au fait de trouver un bon emploi est bien grande de nos jours. »

Les femmes de la ville font face à des temps particulièrement difficiles car leur nouvelle réussite intimide souvent les hommes. « J'ai entretenu une relation avec un homme pendant plusieurs mois, mais depuis ce weekend quand je lui ai demandé de m'aider à choisir une voiture, il ne m'a plus jamais appelé, » a déclaré Christina Yue, 26 ans.

« Depuis lors, j'ai réalisé que de nombreux hommes n'aiment pas que leur petite amie possède son propre appartement. »

Pour les hommes, essayer de gagner le coeur d'une femme, n'a jamais été aussi difficile. « Les femmes n'ont plus seulement des attentes matérielles par rapport aux hommes, mais aussi des demandes émotionnelles, » a déclaré un homme lors d'une récente réunion de 'speed dating' (rencontre rapide) ayant eu lieu un vendredi soir.

« Les femmes aujourd'hui ont besoin d'hommes qui soient attentionnés envers elles, qui les comprennent. Il est difficile pour les hommes d'accepter tout cela d'un seul coup. Traditionnellement en Chine, vous n'avez pas besoin de ça. »

La pression est forte pour les hommes et les femmes car, bien que la société chinoise soit devenue plus ouverte, il y a toujours dans l'état d'esprit général une attente vis à vis des gens à ce qu'ils se marient et aient des enfants. Certaines personnes sont en train de se demander si la génération de leurs parents n'était pas mieux lotie.

Les gens à l'époque cherchaient simplement quelqu'un avec qui passer leur vie. Ils étaient plus heureux car leurs attentes étaient plus basses, » a déclaré l'homme au cours de l'évènement de 'speed dating', qui a timidement refusé de donner son nom, après n'avoir pu obtenir aucun de numéros de téléphone de fille.

Yue, la fille qui a été laissée tombée après être aller acheter sa voiture, admet : « Aujourd'hui, il est facile de rencontrer des gens, mais difficile de rencontrer quelqu'un avec qui se marier. Tout le monde parle des sentiments maintenant. Dès que vous parlez des sentiments, cela devient compliqué. »

Gan, qui comme les autres ouvriers migrants travaille tous les jours de la semaine, a moins de temps et d'argent que ses homologues en col blanc pour explorer les lieux de rencontres. Elle ne va pas elle-même à la recherche d'un petit ami, mais se rend à des rendez-vous avec un inconnu organisés par des parents ou des amis.

« Je me sens seule parfois ... je veux vraiment me marier, » a déclaré Gan. « De temps en temps, je me demande comment les choses pouvaient être aussi faciles pour mes parents, mais nous ne pouvons pas revenir à cette époque. Nous sommes plus astucieux maintenant et voulons une vie parfaite. »

12/07/2005

Voir aussi :La révolution sexuelle fait tache d'huile en Chine



Adresse email du destinataire


 La révolution sexuelle fait tache d'huile en Chine
Copyright © 2000-2005 Tous droits réservés.