Lors de la Conférence nationale annuel 2007 des villes historiques et culturelles et du 13ème symposium scientifique tenus simultanément à Changsha, chef-lieu de la Province du Hunan, les responsables et les spécialistes concernés ont critiqué les erreurs et les vices qui existent actuellement dans la construction urbaine : la destruction des patrimoines historiques et culturels se poursuit, la construction à l'européenne en vogue, l'aspiration à une « modernisation superficielle », ... etc., et tout cela provoque en Chine l'apparition de villes uniformes, monotone, stéréotypées qui se ressemblent et qui paraissent sortir d'un même moule.
Le Secrétaire général de l'Institut chinois des Sciences urbaines Li Xun a indiqué que lors de la « rénovation des anciens quartiers urbains » et de l'enthousiasme pour l'exploitation immobilière du milieu et de la fin des années 90 du siècle dernier, il est apparu dans les villes historiques et culturelles très connues du pays le phénomène qu'on appelle « destruction constructive ».
Dans certaines anciennes villes, des quartiers historiques ont été rasés en entier, alors que de très anciennes habitations ont été démolies et détruites et à leur emplacement ont surgis des tours, des gratte-ciels et d'innombrables immeubles à nombreux étages. L'état mental unilatéral du désir du changement, de la grandeur et de tout ce qui est étranger a provoqué la disparition de l'aspect traditionnel de la plupart des anciennes villes et l'apparition de « mille villes qui se ressemblent ». Il a montré quatre photos en disant : « Personne ne connaît et peut donner un nom à ces anciennes villes. ». On voit sur ces photos les rues et les quartiers de quatre différentes villes, partout ce sont des édifices, des immeubles et de larges rues et les vues se ressemblent de manière frappante.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne