La Chine, avec sa grande économie et ses nombreuses perspectives d'investissements, ne connaîtra pas de récession après les Jeux olympiques du mois d'août, selon des économistes devant participer aux sessions annuelles des organes législatif et consultatif suprêmes.
"On m'a fréquemment demandé durant mon voyage qui vient de se terminer en Europe si la Chine ferait face à une récession suite au déclin des investissements après les jeux, et 'non' a toujours été ma réponse", a dit Justin Yifu Lin, député à la 11ème Assemblée populaire nationale (APN, Parlement chinois), le corps législatif suprême du pays.
Cela s'explique surtout par la taille de l'économie chinoise qui est bien plus large que celle de certains pays hôtes des Jeux olympiques précédents qui ont vécu une récession post-olympique, a expliqué Lin, également nouvel économiste en chef et vice- président de la Banque Mondiale.
Il y aura beaucoup de projets d'investissement dans la modernisation d'infrastructures et d'industries, alors que la croissance de la consommation et les investissements étrangers se maintiendront à un haut niveau, selon Lin.
D'autre part, la Chine accueillera aussi l'Exposition universelle et les Jeux d'Asie en 2010, ainsi que d'autres événements internationaux importants après les jeux olympiques, a ajouté l'économiste.
Certains pays hôtes des Jeux olympiques ont dû faire face à une récession après les jeux à cause d'une chute de l'investissement, et beaucoup de personnes travaillant pour les jeux ont dû rechercher d'autres emplois, l'effet des jeux s'affaiblissant sans le soutien de certaines industries, explique le Professeur Li Yining, célèbre économiste et conseiller économique.
Toutefois, de tels problèmes ne devraient pas survenir en Chine car elle est dans une phase d'industrialisation, d'après Li, qui est membre du 11e Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC).
La CCPPC et l'APN ouvriront respectivement leur session plénière annuelle les 3 et 5 mars.
Source: xinhua