Le calme et la tranquillité sont de retour dans la ville de Lhassa qui reprend son aspect ordinaire et les nuages noirs, qui couvraient le ciel, se dissipent peu à peu. Au loin, les montagnes couvertes de neige présentent comme toujours leur aspect pur, simple et imposant. Le tapage, le vacarme et le tumulte qui viennent de s'éteindre nous amènent à réfléchir sérieusement sur les trois questions suivantes.
La première, à qui en veut-on pour appeler au « boycott des Jeux Olympiques » ? La clique du Dalai Lama clame que « les Jeux Olympiques sont une dernière chance pour les Tibétains », et c'est pourquoi elle a fait des préparatifs soigneux et minutieux en vue d'inciter, de fomenter, d'organiser et de manipuler les troubles qui ont éclaté à Lhassa et qui se sont dégénérés en graves actes de violence, de destruction, de pillage, d'incendie et de meurtre. Profitant de cette occasion, les forces malfaisantes et diaboliques firent leur apparition et foncèrent en avant en vociférant « Boycottons les Jeux Olympiques », en empêchant l'avance du relais de la flamme olympique et en tentant d'arracher la torche des mains des relayeurs. Ont-elles jamais pensé qu'elles faisaient de vains efforts pour stopper l'avance à grandes enjambées du peuple chinois fort de 1,3 milliards d'habitants qui s'efforcent de construire leur pays, qu'elles les blessaient profondément dans leur amour-propre, dans leur dignité et dans leur sentiment et qu'elles boycottaient en fait l'olympisme caractérisé par la paix, l'entente, l'unité et l'amitié, lequel est reconnu unanimement par les 6 milliards d'habitants de notre monde ! La nation chinoise espère sincèrement établir, par le biais des Jeux Olympiques, les liens d'amitié avec toutes les autres nations du monde. La Chine qui désire seulement organiser les meilleurs Jeux Olympiques, qui a-telle provoqué pour qu'on lui en veuille autant ? Pourvu qu'on soit honnête, loyal et sincère, on serait certain alors que les 1,3 milliards de Chinois accueilleront tout souriant le monde entier qui viendra également tout souriant en Chine.
La deuxième, l'incitation à la violence a pour but de créer des problèmes à qui ? La violence et le terrorisme, qui est en fait sa forme extrémiste, constituent le plus grands malheur de toute l'humanité. La raison pour laquelle elles brandissent dans la plupart des cas l'étendard d'une religion ou d'une nation c'est que dans le cas particulier d'une certaine nation ou d'une certaine religion, il apparaît souvent deux combinaisons : combinaison du nationalisme et de l'extrémiste religieux et combinaison du culte de dieu et du culte de la personnalité. Le fœtus anormal qui provient de ces deux combinaisons c'est l'extrémisme difficile à contrôler dans la pensée et la violence dans les actes. Le développement pernicieux du fœtus anormal devient alors le terrorisme qui n'hésite pas à faire un grand nombre de victimes parmi la population innocente. A une certaine époque, poussés par des motifs inavouables, les Etats-Unis ont toléré, soutenu et financé certaines organisations du Moyen-Orient qui pratiquaient la violence et les ont laissé se développer et se renforcer et ils ont formé finalement un fœtus anormal qui est devenu le terrorisme international qui s'en est pris par la suite à son protecteur (les Etats-Unis), lequel en a subi les graves conséquences un certain 11 septembre qui mit en émoi le peuple américain dans son ensemble. Maintenant c'est au tour de la clique du Dalai Lama de prôner et d'inciter l'« indépendance tibétaine » et elle se penche de plus en plus à ces deux combinaisons, et surtout le TYC (Tibetan Youth Congress) qui est devenu une organisation qui pratique la violence et préfère le terrorisme, car un de ses responsables n'a-t-il pas déclaré ouvertement récemment qu'il « n'est pas exclu d'utiliser le moyen d'attaque par explosion suicidaire pour réaliser l'indépendance du Tibet » et que « l'emploi massif de la bombe humaine en tant qu'actes de représailles et de vengeance est une orientation à suivre » ? Si on laisse faire le TYC sans lui donner un avertissement sévère, il apparaîtra alors un nombre important de terroristes brandissant la bannière de l'« indépendance tibétaine », ce qui serait un terrible malheur et un grand fléau non seulement pour la Chine, mais également pour le monde entier.
La troisième, « Ne faites pas à autrui ce que vous n'aimeriez pas que l'on vous fasse ». Certains pays occidentaux ont vécu la douloureuse expérience de devenir un pays moderne après s'être débarrassés de la domination ténébreuse du Moyen âge qui unifie pouvoir religieux et pouvoir politique. Nous sommes aujourd'hui dans le 21ème siècle, alors qu'un demi siècle auparavant, c'est-à-dire au milieu du 20ème siècle, le Dalai Lama était le chef suprême d'un système de servage qui réunissait en un politique et religion. Et même jusqu'à présent, il est prescrit dans la « Constitution » du « gouvernement en exil » qu'il est le gouvernement d'un « pays indépendant » appliquant ce genre de système. Aujourd'hui, le Tibet de la Chine s'est libéré du régime de servage unifiant pouvoir religieux et pouvoir politique et progresse à grand pas vers une société moderne. Son développement économique avance à grand pas, la de vie de sa population s'est améliorée sensiblement et l'espérance moyenne de vie des Tibétains est passée de 35,5 ans sous la domination du Dalai Lama à 67 ans actuellement. D'autre part, la langue et la culture tibétaines font l'objet d'une protection particulière de la part du gouvernement central et des autorités locales. On compte actuellement au Tibet et dans les autres régions où habitent des Tibétains plus de 3.700 temples et plus de 120.000 moines, bonzes et bonzesses. Les grands temples occupent parfois plusieurs milliers de moines. Si comme le croient certains étrangers qu'il n'y a pas de liberté religieuse en Chine, alors comment la situation sera telle comme elle l'est et qu'il y en a tellement de temples et de moines ? La clique du Dalai Lama et ses partisans ne désirent aucunement la modernisation du Tibet, car ce qu'ils veulent c'est le rétablissement de l'ancien système de servage qui leur permettra de redevenir des seigneurs, des aristocrates, des maîtres de serfs et des membres du haut clergé. Ils craignent d'entendre et éprouvent une haine implacable envers les succès obtenus au Tibet dans son développement économique. Ils condamnent et critiquent même la construction du chemin de fer Qinghai – Tibet, calomnie ignominieusement l'aide désintéressé accordé au peuple tibétain par les nationalités sœurs et font tout ce qu'ils peuvent pour semer la discorde. Serait-il possible que les Occidentaux ne constatent pas que ce qu'ils veulent et désirent c'est la marche en arrière de l'histoire et la rétrograde au passé ? Se pourrait-il que les Occidentaux souhaitent retourner dans l'obscurité du mélange de la religion et de la politique du Moyen âge ?
Le bouddhisme a toujours accordé de l'importance à la concentration de l'esprit par contemplation divine et à l'absorption dans la méditation. Après avoir bien réfléchi et étudié à fond tous ces problèmes, nous devons nous rappeler que Zongkaba, le maître du premier Dalai Lama, a donné à ses disciples le conseil suivant : « Les vrais croyants du bouddhisme ont un tempérament calme et doux, leur intention est toujours bienveillante et généreuse et ils ne recourent jamais à la force. »
(Ye Xiaowen, Vice Président de l'Association chinoise pour la protection et le développement de la culture tibétaine)
--Page spéciale: Les émeutes à Lhassa
Source: le Quotidien du Peuple en ligne