L'énorme investissement de Beijing pour les JO aidera à cimenter sa place, comme celle d'une ville de classe mondiale et d'un centre d'affaires en laissant tout un héritage d'aménagements pour ses résidents, ont dit les experts.
A la différence d'Athènes et d'autres villes d'accueil des Jeux dans le passé, où les ces derniers ont amené à une montagne de dettes, et où de nombreux sites n'ont plus été utilisés, Beijing et le gouvernement chinois sont parfaitement capables de payer une note de 40 milliards de dollars, ont-ils dit.
Denis Ma, le directeur associé de recherches du bureau pékinois des consultants en immobilier de la compagnie Jones Lang LaSalle a affirmé que la chose la plus importante, c'est que moins du quart de toutes les dépenses, c'étaient des sites construits dans des buts précis. C'est le cas du Nid d'Oiseau (Bird's Nest). Une grande somme a été investie en infrastructure.
« De nombreux changements étaient nécessaires au développement continuel de Beijing. Les JO ont juste servi à accélérer leur réalisation », a dit Ma.
Le prolongement du réseau de métro va non seulement contribuer à la réduction des échappements des voitures, mais va également permettre le développement de nouveaux quartiers résidentiels, a-t-il annoncé.
Jing Ulrich, le chef des capitaux chinois auprès de J P Morgan Securities a dit que l'investissement rapportera des bénéfices à long terme.
"Avec un système de transport amélioré, l'infrastructure des services financiers, le réseau de communications, et l'industrie hôtelière, le Beijing après les JO sera mieux positionné pour remplir son potentiel en tant que la métropole de la classe mondiale", a-t-il expliqué dans un rapport.
La ville est également confiante pour avoir un futur clair pour ses stades flambant neufs.
Les nouveaux exploitants du Nid d'Oiseau, un consortium dirigé par un groupe d'investissement national CITIC, planifie de vendre les droits de nom et d'en faire un état-major d'un des clubs professionnels de football de Beijing, avec un complexe d'hôtels, restaurants et magasins, bâtis autour.
AEF Wordwide, une firme américaine de gestion de sport et de divertissement, qui espère profiter du boom post-olympique a déjà commencé à collaborer avec l'équipe nationale de basketball de Chine (NBA) pour se procurer les droits de gestion du stade couvert de Wukesong, où s'était déroulée la compétition de basketball.
AEG est également en train d'observer et de d'organiser les événements au Nid d'Oiseau.
« Nous sommes intéressés dans le Nid d'Oiseau, et nous sommes confiants, que nous pouvons remplir la tâche avec succès », Tim Lieweke, le président et le PDG du AEG a annoncé récemment.
Zou Huan, le professeur d'aménagement urbain à l'Université Qinghua de Beijing, a dit que la façon, avec laquelle les Jeux ont lancé le développement de nouveaux endroits publics dans la ville a été importante aussi.
Non seulement l'Olympic Green sera le rival probable de la place Tiananmen pour les touristes, mais aussi beaucoup de nouveaux parcs et espaces verts donneront une pause à un pékinois ordinaire, fatigué de vivre dans les conditions de vie souvent très restreintes, a-t-il dit.
« Ils ressemblent à des squares des villes européennes dans le sens où ils donnent aux gens un espace en plein air pour discuter et pour se rencontrer. C'est très utile, et cela change la vie urbaine », a dit Zou.
En idéal, les autorités auraient pu avoir plus de temps pour mettre en œuvre leurs projets, et auraient pu payer plus d'attention aux détails, afin d'éviter de sacrifier certains bâtiments, qui ont une valeur historique, a-t-il dit.
Par ailleurs, des milliers de personnes ont été forcées de se déplacer à cause de la construction de ces sites, parcs ou les lignes de métro.
« Mais nous devons regarder les coûts et les bénéfices », a dit Zou.
« Globalement, je pense, que les gains pour le paysage de Beijing sont plus importants ».
Source: le Quotidien du Peuple en ligne