Après six jours de maintes palabres, le "Congrès spécial des Tibétains en exil du monde", préparé et monté soigneusement de toute pièce par le Dalai Lama, s'est clôturé le 22 novembre à Dharamsala, en Inde. Ce soi-disant "Congrès spécial" a permis non seulement à ce dernier de consolider son "statut de leader" des Tibétains en exil, en plus, il a adopté comme prévu une résolution réaffirmant son soutien à la " voie moyenne " prônée par celui-ci. Mais, en même temps, il a profité de cette occasion pour menacer le gouvernement central en agitant les idées radicales et extrêmes, dont "la recherche d'une totale indépendance ou d'une exigence d'auto-détermination", ce afin d'atteindre son but réel : aider le Dalai Lama à faire pression sur Beijing. La rumeur propagée auparavant par certains médias occidentaux, selon laquelle il existe des " divergences internes " parmi les Tibétains en exil, a crevé toute seule comme des bulles de savons.
"Global Times" a publié le 23 courant un article qui indique que plusieurs spécialistes et savants étrangers affirment que le Dalai Lama est en train de jouer le "Shuanghuang" (duo comique exécuté par deux acteurs dont l'un fait les gestes et l'autre parle dans les coulisses). Lors d'une interview accordée le 23 courant à un correspondant de "Global Times", un savant français a dit : "Le Dalai Lama excelle vraiment au jeu de la communication et des 'relations publiques'. Chacune de ses activités a un but précis et le présent congrès est en fait une démonstration politique dont il est le réel metteur en scène." Il a poursuivi en faisant remarquer que le grand succès des Jeux Olympiques de Beijing a diminué énormément l'influence internationale du Dalai Lama qui est obligé de faire quelque chose pour que le public concentre à nouveau son attention sur lui. D'un autre côté, les ressources financières des Tibétains en exil ont été toujours placées sous son contrôle direct, c'est pourquoi il a le pouvoir de faire disparaître les sectes dont les idées et opinions sont en désaccord avec sa volonté."
Un spécialiste du Conseil indien des études sociologiques qui se consacre depuis de longues années à des études sur le Tibet a indiqué que les soi-disant "divergences internes" des Tibétains en exil sont en fait un attrape-nigaud tendu et dressé de toute pièce par le Dalai Lama.
D'après lui, il n'y a aucune divergence de vue à l'intérieur des Tibétains en exil, car leur pensée interne est complètement et totalement unifiée et leur objectif définitif c'est "l'indépendance totale du Tibet", mais, pour pouvoir atteindre cet objectif difficile à réaliser, il leur faut adopter à chaque période une tactique différente. D'après le spécialiste indien, pour le moment, c'est le Dalai Lama lui-même qui éprouve un certain ennui et malaise à l'encontre de la "voie moyenne", car il sait parfaitement qu'il est âgé, qu'il a la santé fragile, qu'il n'a pas beaucoup de temps devant lui et qu'il lui est difficile de réaliser avant sa mort son rêve de l' "indépendance du Tibet". Et c'est pourquoi il a fabriqué et a mis sur pied de guerre le "Congrès de la Jeunesse tibétaine", une organisation extrémiste, pour faire démonstration de force contre le gouvernement central de Beijing. Son but est clair et net : mise en scène du "shuanghuang" et emploi de la tactique de combinaison de négociations et de violences pour réaliser l' "indépendance tibétaine".
Source: le Quotidien du Peuple en ligne