Le quotidien français « Nouvelles d'Europe » a publié le 2 courant un commentaire indiquant que pour avoir des idées claires sur l'avenir, il est nécessaire d'envisager sérieusement la réalité historique et adopter une attitude prudente et circonspecte face à la réalité actuelle. Pour que les relations sino-françaises puissent s'engager à nouveau dans la bonne voie, la France doit alors reconsidérer avec le plus grand sérieux sa politique sur le problème du Tibet et adopter une position plus judicieuse et plus pragmatique. C'est pourquoi il est nécessaire pour les personnalités françaises gouvernementales et non gouvernementales de commencer à recevoir des cours de rattrapage sur l'histoire du Tibet.
On vient d'apprendre que la Chine a décidé de reporter à une date ultérieure le Sommet sino-européen dont la tenue a été prévue pour le 1er décembre à Lyon, en France, ce afin de protester contre l'information claironnée par le Président de la République française Nicolas Sarkozy qui assume actuellement la présidence tournante de l'Union européenne en ce qui concerne sa prochaine rencontre avec le Dalai Lama en Pologne. La décision du gouvernement chinois a obtenu le soutien énergique et vigoureux de l'opinion publique chinoise à l'intérieur du pays.
Il est dit dans le commentaire qu'en évoquant l'évolution historique du problème du Tibet, on remarque que la masse populaire française, qui donne son appui à la rencontre Sarkozy-Dalai Lama, ne connaît rien de l'histoire du Tibet, alors que son idée « le Tibet était autrefois en pays indépendant » est complètement fausse et erronée, et est totalement contraire à la réalité historique. Déjà à l'époque de la dynastie des Yuan (1271 à 1368), le Tibet a été intégré et incorporé dans le territoire chinois, tandis que l'incorporation de la Bretagne au territoire français datait de la fin du 15ème siècle. Pour ce qui est de la Corse, elle devint une partie de la France encore plus tard et c'était à partir de l'année 1769. Alors, le problème de l'indépendance du Tibet qui n'a pas lieu d'exister, comment est-il devenu un sujet à discuter ? A l'origine c'était une manipulation des colonialistes occidentaux, dont principalement la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.
Le commentaire estime que l'exil, ou pour dire avec plus de précision la fuite, du Dalai Lama à l'étranger a eu lieu il y a déjà près d'un demi siècle, et durant ce temps-là, le Tibet, dont le sort est étroitement lié avec celui de la Chine Nouvelle, a connu de grands changements et s'est complètement transformé et la capacité et l'influence de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis pour s'ingérer et pour intervenir dans le problème du Tibet s'amenuisent de jour en jour. Devant cette situation et confronté à cette réalité, le Dalai Lama, qui tombe en décrépitude et dont la santé se détériore de plus en plus, est désireux et impatient de réussir au plus vite. C'est pourquoi on peut s'attendre à ce qu'il fera tout pour « réchauffer » le problème du Tibet en saisissant l'occasion qui lui sera offert quelques mois plus tard, plus précisément au mois de mars 2009, lors du 50ème anniversaire de l'écrasement par le gouvernement central de l'insurrection du Tibet en mars 1959. Il ne laissera également pas échapper le moment propice actuel où le fléau financier s'aggrave et produit une influence profonde sur le monde entier qui est confronté à de nouvelles agitations et perturbations.
Il y est dit que nonobstant la première intention de Nicolas Sarkozy, sa déclaration claironnante et parodique au sujet de sa rencontre avec le Dalai Lama a réuni et rassemblé, objectivement parlant, toutes les forces antichinoises, ce qui fait que les relations de partenariat stratégique sino-françaises est une fois de plus enlisées dans une « confrontation stratégique ». Mais, la façon de faire du Président français n'a pas reçu le même accueil favorable par tous les pays partenaires de la France au sein de l'Union européenne. Il semble qu'il lui est difficile de jouer le rôle de leader européen et de « démêleur » de crise, ce qui est son plus vif désir et son plus cher souhait. Mais, ce qui est plus grave pour lui, c'est que sa magouille pourrait fort possible accentuer la divergence et le désaccord de l'Union européenne en ce qui concerne sa politique envers la Chine. Il est prévu que ce genre de rebondissement imprévu se succèdera et la France sera plongée dans une situation diplomatique encore plus embarrassante et plus gênante, ce qui la réduira à la passivité.
Pour conclure, l'article indique que le développement bon, sain et durable des relations entre l'Europe et la Chine et entre la France et la Chine nécessite qu'on laisse de côté les problèmes qui sont considérés par la Chine comme ayant rapport à ses intérêts sacrés et vitaux. En cas où l'on souhaite vraiment que les relations bilatérales retournent dans la bonne voie, il est peut-être nécessaire que les milieux gouvernementaux et non-gouvernementaux de la France commencent par apprendre l'histoire du Tibet afin de pouvoir rattraper leur retard sur cela.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne