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Mise à jour 17.02.2009 15h02
La question du Tibet n'est aucunement le nœud du problème sino-français
Wu Jianmin

Les relations entre la Chine et la France se sont détériorées gravement ces derniers temps et ont tombé au point glacial, et la responsabilité de cette situation ne revient pas à la partie chinoise. En réalité, on n'est pas éloigné du moment de « la lune de miel » entre la Chine et la France. Un correspondant du « Quotidien de la Jeunesse chinoise » a interviewé à titre exclusif Wu Jianmin, Président honoraire du BIE (Bureau of International Expositions) et ancien ambassadeur de Chine en France, et lui a posé des questions au sujet de l'état actuel et de l'avenir des relations entre les deux pays.

Nicolas Sarkozy a perdu de sa popularité et d'un Président fort il est devenu un Président faible.

Quotidien de la Jeunesse chinoise (QJC ci-dessous) : On peut dire que les sympathies et les antipathies personnelles d'un dirigeant d'Etat produit effectivement une certaine influence sur le développement des relations entre Etat et Etat. Alors d'Après vous, l'impasse dans laquelle se trouvent actuellement les relations sino-françaises, est-elle due au caractère personnel et individuel du Président français Nicolas Sarkozy ? Lors de votre séjour en France, avez-vous eu des contacts avec lui ?

Wu Jianmin (Wu ci-dessous) : Naturellement. Quelqu'un qui dirige un pays, ses connaissances de certains problèmes, ses sympathies et ses antipathies, tout cela influence facilement et infailliblement son exercice de pouvoir sur ce pays.

J'ai eu effectivement des contacts avec Nicolas Sarkozy, on peut dire même de nombreux et de fréquents contacts. Lorsque je commençai en novembre 1998 à assumer ma fonction d'Ambassadeur de Chine en France, il était le Maire de la Commune de Neuilly-sur-Seine où se trouve ma résidence. Après mon installation dans la commune, Nicolas Sarkozy a tenu un cocktail en mon honneur. Nous nous sommes rencontrés souvent par la suite. Il m'a dit une fois : les Chinois ne m'ont pas oublié lorsque j'étais dans une situation politique difficile.

Pour ce qui est des raisons qui ont amené les relations sino-françaises dans l'actuelle situation pénible et embarrassante, je pense que c'est principalement les suivantes :

La première est due aux difficultés actuelles provoquées par le changement du grand climat politique international. Une importante évolution mondiale c'est que le centre de gravité des relations internationales est en train de se déplacer de l'Atlantique vers le Pacifique et cela est le plus grand changement survenu depuis des siècles dans les relations internationales. L'époque où l'Europe et l'Amérique constituaient le centre de gravité du monde a duré plusieurs siècles et maintenant cette situation va connaître un changement. Dans ce processus, la position de l'Asie s'élève, tandis que celle de l'Europe diminue et s'amenuise relativement et c'est pourquoi cette dernière éprouve un sentiment d'abattement et d'accablement. Cela est une raison.

La deuxième c'est le changement de Président de la République. Vu de l'ensemble, Nicolas Sarkozy a été élu à une large majorité. Mais, lors de la conférence de presse tenue le 24 novembre dernier, il a reconnu qu'il a commis des erreurs. Lorsqu'il a été élu à la Présidence de la République, il jouissait d'une grande popularité, mais quelques mois après, sa cote de popularité a baissé dangereusement. Il s'est aperçu de cela, s'en est inquiété et est devenu nerveux. D'un Président fort, il est devenu tout d'un coup un Président faible. Devant cette situation de faiblesse, il est obligé d'accorder une grande importance à l'opinion publique.

En faisant des reportages sur les Jeux Olympiques de Beijing et sur le relais de la flamme olympique, une partie des médias français ont adopté une attitude extrêmement mauvaise et déplorable à l'égard de la Chine. Quant au problème du Tibet, la majorité des Français ne le connaissent pas et nombreux sont ceux qui ne savent même pas où se trouve-t-il. Mais, les propos mensongers, tendancieux et fallacieux publiés par une grande partie des médias français otn encourager et inciter les Français à s'opposer à la Chine. Cette opinion publique a produit un certain effet sur l'action du Président Sarkozy qui était obligé de se conformer à la soi-disant opinion publique. Quant au problème du Tibet, les médias occidentaux ont toujours eu des préjugés profonds et tenaces à l'égard de la Chine et cela est une réalité indéniable.

C'est pourquoi je pense que ce sont les raisons suivantes : changement du grand climat politique international, changement du Président de la République, changement de la position du Président, changement de la situation du Président et connaissance personnelle du Président quant à la Chine. Pour ce qui est de sa connaissance du problème du Tibet, il y a une assez grande différence entre lui et son prédécesseur. Et c'est ainsi que les problèmes ont surgi. Tout est claire et intelligible, les problèmes et les difficultés surgis ne sont pas dus à la Chine, car ils ne sont pas provoqués par la partie chinoise.

On ne peut pas dire que le nœud du problème sino-français réside dans la question du Tibet.

QJC : L'ancien Premier Ministre français Jean-Pierre Raffarin a été l'invité de www.phoenixtv.com et il a dit : Le problème clé des relations franco-chinoises c'est la question du Tibet. Son propos a été mal accueilli par les internautes chinois qui lui ont adressé des reproches pour son idée. Alors d'après-vous, pensez-vous que le nœud du problème sino-français réside dans la question du Tibet ?

Wu : Je ne connais pas ce qu'il a dit vraiment. Mais cette idée est contestable et ne tient pas debout. Il n'existe pas des conflits d'intérêt fondamentaux entre la Chine et la France. Les deux pays ont établi des relations diplomatiques il y a déjà 45 années et les relations bilatérales de coopération amicale ont connu un grand développement depuis. Même au moment où ces relations rencontrent des difficultés, nous sommes toujours conscients sur ce point-là. Pour ce qui est des problèmes qui ont surgi en raison du problème du Tibet, on ne peut pas dire que le nœud du problème sino-français réside dans la question du Tibet.

QJC : D'après ce que vous avez appris, la partie française a-t-elle adopté des mesures pour sortir de cette impasse ?

Wu : La situation actuelle dans laquelle se trouvent les relations sino-françaises est due à la France. On dit en Chine « Le nœud doit être dénoué par celui qui l'a fait ». Pour régler ce problème, la France doit s'exprimer clairement et explicitement. La continuation de la situation difficile où se trouvent actuellement les deux pays est défavorable pour tous les deux sans exception. Et surtout au moment où notre monde actuelle doit s'unir pour faire face à la grave crise financière internationale qui sévit partout dans le monde, il est important et d'une grande nécessité pour les deux parties chinoise et française de travailler la main dans la main et de conjuguer leurs efforts. Je souhaite que la partie française prenne conscience de cela.

QJC : Que pensez-vous de l'évolution des relations sino-françaises dans leur ensemble ?

Wu : Je pense qu'elles tendent à progresser et à se développer, car il n'existe entre la Chine et la France aucun conflit d'intérêt majeur. La France a été la première puissance occidentale à reconnaître la République populaire de Chine et à établir des relations diplomatiques avec elle. Cela montre le courage des dirigeants des deux pays. Cela indique également la clairvoyance et la perspicacité du Général Charles de Gaulle et du Président Mao Zedong.

On doit être conscient que depuis 1964 jusqu'à maintenant, les relations entre la Chine et la France se sont développées de façon satisfaisante et ont toujours progressé dans l'ensemble. L'apparition de difficultés et de problèmes c'est seulement pour un certain temps, car ce sont les intérêts d'Etat qui décident des relations entre pays. La Chine et la France ont de nombreux points en commun que ce soit dans le domaine économique, le domaine international, ou sur le plan des relations internationales, ou que ce soit dans d'autres domaines. Et dans tout cela, le plus important ce sont les intérêts communs des deux pays.



Source: le Quotidien du Peuple en ligne



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