Après que le gouvernement central ait marqué le seuil critique de sa politique, la clique du Dalai Lama qui prétend être le « porte-parole du peuple tibétain » joue une fois de plus à la « carte de l'opinion publique ».
En novembre dernier, le « gouvernement tibétain en exil » a manigancé un soi-disant « congrès particulier sur le destin du Tibet », et en mars de cette année, le Dalai Lama le « résultat » dudit congrès en affirmant que « d'après les informations recueillies, on apprend que la grande majorité des Tibétains de l'intérieur et de l'extérieur du pays soutient ardemment la voie du milieu » et qu'il « a confiance dans la poursuite de la position de la voie du milieu ».
Pas besoin de s'attarder à discuter de la qualification de plusieurs centaines de fonctionnaires du « gouvernement en exil » pour représenter l' « opinion publique » du peuple tibétain et de quelle « opinion publique » s'agit-il, on n'a qu'à voir le sens réel de la « voie du milieu » pour comprendre la réelle intention de la clique du Dalai Lama : refus de reconnaître que le Tibet fait partie intégrante de la Chine déjà dans le passé ; rejet, au nom de la « véritable et haute autonomie », du système social et politique appliqué actuellement au Tibet ; formulation d'une « revendication territoriale » en vue de la création d'une soi-disant « grande région tibétaine » qui représente un quart du territoire national. Et voilà, la « voie du milieu » et l' « indépendance du Tibet » n'ont dans le fond aucune différence et c'est seulement un changement d'emballage et de couverture.
Sous le couvert du « respect de l'opinion publique » et arborant l'enseigne de « représentant » de l'opinion publique, tels sont les moyens utilisés par la clique du Dalai Lama, laquelle, comme tout politicien, est habituée à recourir à des artifices pour faire de ses mensonges personnelles comme opinion publique et de ses désirs comme aspirations de l'ensemble du peuple. Quant au soi-disant « congrès spécial sur le destin du Tibet » machiné par la clique du Dalai Lama, le savant français Jean-Jacques Godfroid l'a ainsi apprécié : « Le Dalai Lama est vraiment passé en communication et en relations humaines. Il a un but précis pour chacune de ses activités et le présent congrès est justement un jeu politique qu'il met en scène ». En se servant du « congrès spécial », la clique du Dalai Lama a trouvé pour sa « voie du milieu » un fondement qu'est le soi-disant « principe de droit » et une couverture qu'est la soi-disant « opinion publique », ce qui lui permet de masquer et d'embellir ses agissements en vue de diviser la patrie et de marchander et de chicaner dans ses contacts et ses discussions avec le gouvernement central.
Quant à ce genre de manège à la fois habile et trompeur, il ne nous est pas inconnu, car déjà l'année dernière après les troubles qui ont éclaté le 14 mars à Lhassa et qui s'étaient dégénérés en actes de violence, de pillage, de destruction, d'incendie et de meurtre, même les témoignages irrécusables et les preuves irréfutables n'ont pu empêcher le Dalai Lama et sa clique de nier catégoriquement leur participation à la fomentation et à l'organisation de ces troubles, ils les ont au contraire décrit comme des « actes spontanés » commis par des « gens poussés à bout » et ils ont inventé de toute pièce l' « opinion publique » pour se disculper et pour encourager les partisans de l' « indépendance tibétaine ».
La clique du Dalai Lama qui répète à tout bout de champ qu'elle est le « porte-parole du peuple tibétain » agit de façon tout à fait contraire à ce qu'elle dit, car ces dernières années, elle se démène pour ou bien provoquer des troubles sociaux au Tibet, ou bien pour faire obstacle à l'établissement d'un ordre normal dans la pratique du bouddhisme tibétain, ou bien pour tenter la réalisation de l' « indépendance du Tibet » et ou bien pour servir d'outil aux forces internationales hostiles à la Chine. Toutes ces choses-là, laquelle est dans l'intérêt fondamental du peuple tibétain et laquelle répond à ses souhaits et à ses désirs ? Aucune !
Quelles sont en fin de compte les aspirations communes du peuple tibétain ? On se rappelle qu'après l'incident du « 14 mars » de l'année dernière, un compatriote tibétain portant le nom de Zhaxi Duoji a déclaré à un correspondant de ‘Los Angeles Times' : « Je peux affirmer que 90% des gens du peuple au Tibet sont contre ce genre d'actes de violence ! » et on se rappelle également que lorsque l'Assemblée populaire de la Région autonome adopta la résolution d'instaurer la « journée commémorative de l'émancipation du million de serfs tibétains », celle-ci a été vivement et sincèrement applaudie par la masse populaire tibétaine qui affiche ainsi son soutien et son appui. Puis, lors de la visite aux Etats-Unis de la délégation tibétaine envoyée par l'Assemblée populaire nationale (APN), elle a répondu à la question « Quel est le plus grand désir du peuple tibétain ? » en affirmant que le souhait le plus grand du peuple du Tibet c'est de développer l'économie tibétaine et qu'il se produise moins d'incident qui empêche son développement.
On peut dire que la stabilité apporte le bonheur, tandis que le trouble est à l'origine du malheur, que le développement contribue à la prospérité, alors que le retour en arrière ramène la misère, et cela est la réelle opinion publique des 2,8 millions de nos compatriotes tibétains.
Le Dalai Lama répète sans cesses : « J'ai déclaré depuis le début que le droit de décision définitive du problème du Tibet revient au peuple tibétain à l'intérieur du pays. ». Si la clique du Dalai Lama respecte réellement la volonté et le droit de décision du peuple tibétain, elle doit comprendre alors que celui-ci ne lui permet absolument pas de se servir de la soi disant « opinion publique » pour agir à l'encontre du courant de l'histoire et pour se servir d'elle comme couverture pour diviser la patrie !
Source: le Quotidien du Peuple en ligne