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Mise à jour 26.03.2009 14h44
Commentaire sur les « Sept questions sur le Tibet » de Elizabeth Gleick

J'ai lu par hasard un article publié en ligne par la Sociale démocrate autrichienne Elizabeth Gleick et intitulé « Mes idées sur le problème du Tibet » (abrègement « Sept questions sur le Tibet »). Les idées et les opinions avancées dans l'article sont pour la plupart captieuses et fallacieuses et ne résistent pas à l'examen et au raisonnement, c'est pourquoi il est nécessaire de donner des éclaircissements, de dissiper la confusion et de clarifier la situation.

Le Tibet fait-il partie intégrante de la Chine ? Absolument et certainement !

Les « Sept questions sur le Tibet » commencent par la phrase 'L'argument clé de l'occupation du Tibet par le gouvernement chinois c'est que celui-ci fait partie de la Chine depuis l'antiquité, mais cela est complètement faux.' Cependant, la vérité c'est que le Tibet était réellement et vraiment une partie de la Chine il y a déjà plus de sept siècles.

Déjà vers le septième siècle à l'époque de la dynastie des Tang (618-907), les Hans et les Tibétains ont établi, par le biais de mariage et de pacte d'alliance, des liens étroits et serrés sur le plan politique, économique et culturel. Vers le milieu du treizième siècle, le Tibet est devenu une région administrative placée sous le contrôle et la domination du gouvernement central de la dynastie des Yuans (1271-1368). Puis, après le 17ème siècle, l'administration et la gouvernance de la région du Tibet par le gouvernement central de la dynastie des Qing (1644-1911) a déjà atteint un niveau institutionnel et légal relativement élevé et complet. En 1912 tout juste après la chute de l'empire des Qing, il est stipulé clairement et explicitement dans la « Constitution provisoire de la République de Chine »que le Tibet fait partie intégrante de la Chine. Les « Sept questions sur le Tibet » avance comme argument contestant l'appartenance du Tibet à la Chine comme quoi « Que ce soit la Chine ou que ce soit le Tibet, ils ont été tous les deux dominés depuis plusieurs siècles par des nationalités étrangères, dont les Mongols et les Mandchous, …… Les Mandchous sont-ils des Chinois, cela est une question de définition. » La détermination d'un ‘pays' en tenant compte de l'appartenance de la nationalité qui le domine, cette idée n'est-elle pas excessivement absurde et insensée ? Dans la Chine d'aujourd'hui, que ce soit les Mongols ou les Mandchous, ne se considèrent-ils pas comme des Chinois ? Alors que dans l'histoire, que ce soit le gouvernement de la dynastie des Yuan dominé par les Mongols ou que ce soit le gouvernement de la dynastie des Qing dominé par les Mandchous, ils n'ont jamais été considérés comme pouvoirs étrangers par les autres nationalités de l'intérieur du pays. Et de plus, les empereurs de nationalité mongole de la dynastie des Yuans et ceux de nationalité mandchoue de la dynastie des Qing se sont toujours considérés comme descendants légitimes de la nation chinoise.

Les archives et les anciens objets historiques exposés dans le musée du Tibet, qui datent de l'antiquité jusqu'à aujourd'hui, traversent temps et espace et racontent silencieusement au monde l'histoire véridique des Hans et des Tibétains qui font partie d'une même grande famille. La stèle de l'alliance entre l'Empire des Tang et le Royaume Turfan qui se dresse sur la place du Temple Jokhang, à Lhassa, a passé par de dures épreuves millénaires et est un témoin des vicissitudes passées qu'a connu le Tibet et de sa grande transformation d'aujourd'hui.

Le Tibet a-t-il été un pays indépendant ? Non, jamais ! Son soi-disant indépendance n'a jamais été reconnue dans le monde.

Avant le 20ème siècle, le mot 'indépendance' n'a jamais fait son apparition dans aucun document officiel en langue tibétaine du gouvernement local. La Grande-Bretagne a été l'initiateur du problème de la soi-disant ‘indépendance tibétaine'. Après les guerres de l'Opium, elle a envahi le Tibet par la force armée à deux fois, respectivement en 1888 et en 1904, mais elle n'a pas pu le soumettre, ce qui l'a obligé de changer de tactique en formant et en façonnant une force pro-anglaise parmi les couches supérieures de la société tibétaine. Lors du déclenchement en Chine de la Révolution Xinhai en 1911 qui renversa la dynastie des Qing, le Royaume-Uni profita alors de la confusion et du désordre qui règne à ce moment dans le pays pour inciter en 1913 le 13ème Dalai Lama à proclamer l' « indépendance du Tibet ». Par la suite, il fomenta et organisa la conférence de Simla et lança l'idée de la délimitation du soi-disant « Tibet intérieur et Tibet extérieur » qui visait à contrôler totalement et complètement le Tibet. Et c'était justement après la Conférence de Simla que l'expression « indépendance du Tibet » fit son apparition dans la langue tibétaine. Après l'établissement du gouvernement national en 1927, les relations entre le Tibet et le gouvernement en question se rétablirent et rentrèrent dans le droit chemin, tandis que le 13ème Dalai Lama, dans les dernières années de sa vie, s'est aperçu et a pris conscience de ses erreurs et s'est rendu compte de la véritable intention de la Grande-Bretagne sur le Tibet, c'est pourquoi il changea de position et rechercha l'amélioration des relations avec le gouvernement central.

Le 23 mai 1951, les représentants du gouvernement populaire central et du gouvernement local tibétain ont signé conjointement le célèbre « Accord en dix sept articles » auquel e Dalai Lama et le Panchen Lama ont accordé sans réserve leur soutien. Le 14ème Dalai Lama a été élu en 1954 Vice Président du Comité permanent de l'Assemblée populaire national et ce poste était le plus élevé occupé par un chef au pouvoir du gouvernement local tibétain au sein du gouvernement central.. A cet effet, celui-ci a composé un vers intitulé « A la louange du Président Mao ».

Aucun pays du monde n'a reconnu officiellement sur le plan diplomatique l'indépendance du Tibet. Même la Grande-Bretagne qui a eu l'intention de séparer le Tibet de la Chine a publié le 29 octobre 2008 sur le site internet de son Ministère des Affaires étrangères une déclaration reconnaissant officiellement que le Tibet fait partie intégrante de la Chine.

Le statut du présent Dalai Lama – seulement le chef des Tibétains exilés de l'« indépendance tibétaine ».

« Le Dalai lama est souvent décrit comme un ‘Roi divin et sacré', mais la réalité est tout le contraire. » C'est juste, le bouddhisme tibétain est ni la seule religion de la région tibétaine et ni une secte religieuse simple et unique, car il comprend cinq principales sectes les plus influentes, à savoir Ningma, Sakya, Kargyut, Ben et Gelug, alors que le 14ème Dalai Lama est seulement le Bouddha vivant de la secte Gelug, et c'est la raison pour laquelle il n'est ni le chef suprême de la religion tibétaine, ni le grand chef du bouddhisme tibétain.

Le Dalai Lama et le Panchen Lama font partie tous les deux du système de succession des deux grands bouddhas vivants formés par les deux principaux disciples de Zongkeba, chef de la secte Gelug du bouddhisme tibétain. A l'époque de la dynastie des Qing, le 5ème Dalai Lama et le 5ème Panchen Lama ont été tous les deux désignés séparément par l'empereur Shunzhi et l'empereur Kangxi qui leur ont conféré leur titre. Depuis, il a été instauré la dignité et le statut politique et religieux du dalai lama et du panchen Erdeni. Avant l'année 1959, le Tibet appliquait le système de théocratie – mode de gouvernement dans lequel l'autorité, censée émaner directement de la Divinité, est exercée par une caste sacerdotale ou par un souverain considéré comme le représentant de Dieu sur la terre ou même par un dieu incarné – et c'était la raison pour laquelle le dalai et le panchen étaient en même temps les chefs religieux et les gouvernants locaux du Tibet.

Il est dit dans les « Sept questions sur le Tibet » que 'la considération du Dalai Lama en tant que chef spirituel des Tibétains est une erreur que ce soit dans le passé ou maintenant. » et c'est justement les médias occidentaux qui appellent souvent le Dalai Lama 'chef spirituel du Tibet', alors que dans les « Sept questions sur le Tibet », il est indiqué que celui-ci est « le symbole de tous les Tibétains et de tous les adeptes des sectes du bouddhisme tibétain ».

En réalité, l'actuel Dalai Lama est seulement le chef des « indépendantistes tibétains ».

Quelle appréciation donnée au système politique de l'ancien Tibet – un vrai et réel enfer sur la terre.

Nombreux sont les Occidentaux qui s'obstinent à croire que le Tibet a été « envahi » et « occupé » par la Chine depuis 50 ans et ils croient que l'ancien Tibet était tout à fait un paradis terrestre de type Shangri-la. Les « Sept questions sur le Tibet » disent que « le système politique de l'ancien Tibet est difficile à décrire d'après la notion occidentale ». En réalité, jusqu'à l'époque des années 50 du 20ème siècle, le Tibet appliquait toujours le système féodal de servage, alors que la société était dominé par pouvoir autocratique, despotique et tyrannique exercé par le haut clergé et l'aristocratie, un système théocrate qui ressemblai à celui du Moyen âge, en Europe. Les Tibétains étaient alors divisés en trois classes et en neuf catégories. Les membres du clergé et les propriétaires de serfs, qui représentaient moins de 5% de la population globale tibétaine, dominaient les serfs et les esclaves dont le nombre représentait 95% de la population et contrôlaient leur liberté personnelle et individuelle. Les Occidentaux qui se considèrent comme des gens 'hautement civilisés' comment ont-ils pu obtenir la conclusion selon laquelle « il est difficile de juger si les Tibétains étaient satisfaits ou non de leur état d'existence d'alors » ? Les progrès historiques obtenus au Tibet durant le demi-siècle passé est au vu et au su de tous. Mais, les « Sept questions sur le Tibet » met en doute la modernisation du Tibet et contestent les succès réalisés. Il y est dit « Ces progrès répondent-ils au droit d'autonomie des Tibétains ? La réponse est évidemment négative. ». Alors, d'après elles, faut-il que le Tibet rétablisse le système féodal de servage et que les serfs et esclaves émancipés soient à nouveau opprimés, assujettis et tyrannisés par les classes dominantes pour que la réponse soit positive ?

Les « Sept questions sur le Tibet » affirment que « le gouvernement tibétain exilé est pour le moins établi, à un certain degré, sur la base de l'élection démocratique et il a élaboré un projet de Constitution ». Mais, la « Constitution » exilée, promulguée en 1963, stipule et insiste que le Tibet doit être établi en tant que pays indépendant appliquant le système de théocratie. Depuis de longues années, le Dalai Lama soutient l'élection démocratique seulement du bout des lèvres, tandis que dans la pratique, il persévère toujours dans le système théocratique. Il utilise depuis longtemps son statut de Bouddha vivant incarné pour parler des problèmes politiques et sociaux du Tibet et cela constitue un exemple théocratique typique qui mélange politique et religion et qui est totalement contraire au principe de 'la séparation de la religion du pouvoir politique'.


La situation actuelle au Tibet – la prospérité et le progrès.

Ces dernières années, le Dalai Lama affirme que l'immigration au Tibet d'un grand nombre de personnes de nationalité non tibétaine produit un effet négatif sur la conservation et la continuation de la culture tibétaine et nombreux sont les gens en Europe qui croient que le gouvernement chinois opprime la population tibétaine, alors que les « Sept questions sur le Tibet » font plus en déclarant que « La principale raison des troubles sociaux est due à la politique d'immigration pratiquée depuis de longues années par le gouvernement chinois ». La réalité c'est que le gouvernement chinois n'a jamais élaboré ni appliqué un projet d' « immigration » au Tibet et les données statistiques démographiques indiquent que parmi la population globale au Tibet, 92,2% sont des habitants de nationalité tibétaine, tandis que les Hans représentent seulement 5,9% de la population globale. D'où vient l'information selon laquelle « Dans les zones urbaines au Tibet, la part de la population non tibétaine dépasse déjà 50% » ?

Quant à l'accusation selon laquelle « 'L'accord en dix sept articles' et la Constitution chinoise n'ont pas garanti la protection de la culture tibétaine ni assuré l'autonomie religieuse », elle est complètement infondée et absurde. Au Tibet, on accorde la même importance à l'enseignement du tibétain et du chinois, alors que la principale langue est la langue tibétaine. Que ce soit les documents officiels émis par les départements gouvernementaux ou que ce soit les divers et différents pièces d'identité, papiers et certificats et même les marques signalétiques, ils sont tous en deux écritures tibétain et chinois. En abordant les problèmes concernant la Chine, certaines personnalités occidentales adoptent de façon consciente ou inconsciente une attitude à double critère : dans le cas où l'on enseigne seulement le tibétain et non le chinois dans les écoles primaires et secondaires du Tibet et qu'il serait difficile pour les élèves tibétains d'accéder aux écoles supérieures pour poursuivre leurs études scientifiques, technologiques et culturelles modernes, ces personnalités occidentales crieraient certainement à tue-tête que cela est une discrimination raciale ; dans le cas contraire, si l'on enseigne en même temps les deux langues dans les écoles primaires et secondaires tibétaines, elles trouveraient toujours à redire en accusant que c'est 'l'anéantissement du patrimoine linguistique particulier du Tibet'. C'est-à-dire que quelque soit la façon de faire du gouvernement chinois, elle ne répond toujours pas à leur critère.

Les « Sept question sur le Tibet » répètent l'idée largement répandue en Europe selon laquelle « la culture et la tradition tibétaines sont en voie d'extermination et de disparition ». Mais, la réalité c'est qu'on compte actuellement au Tibet plus de 46.000 bonzes et moines, ce qui fait que dans la population tibétaine, il y a un moine ou bonze parmi les dizaines d'habitants, et cela est un pourcentage rarement vu même dans les pays occidentaux. Au Tibet, on peut voir partout des 'jingfan' (bannières canoniques), des 'manidui' (tas de pierres de forme rectangulaire ou ronde construit au sommet d'une montagne, au croisement de routes, à l'embarcadère, au bord de lacs, devant les temples ou dans les cimetières utilisé en tant qu'autel pour la prière, la bénédiction ou le sacrifice), des flots interminables de croyants et de fidèles tenant à la main un moulin à prière et tournant autour d'un lieu de culte, le va et vient bruyant des pèlerins, et tout cela constitue un spectacle grandiose et particulier de la culture et de la religion tibétaines. Dans la plupart des familles tibétaines croyantes, y sont installées des chapelles ou des niches où l'on place la statue du Bouddha. La vie religieuse est riche et variée au Tibet : prosternation en s'étendant à terre en signe d'hommage et d'adoration au Bouddha, brûlage d'encens très tôt le matin, pèlerinage dans les temples, marche tout autour des lieux de culte en tenant à la main un moulin de prière et en récitant le canon bouddhique, … etc.

Malgré tout cela, l'opinion publique occidentale, qui s'oppose à l'émergence de la Chine, préfère accorder toute sa sympathie aux Tibétains en exil. Et surtout que le Dalai Lama, grâce à sa fascination personnelle, fait son apparition dans le monde en tant que chef religieux persécuté par le gouvernement et réfugié à l'étranger, mais continuant toujours à persister dans sa croyance religieuse et la comédie qu'il joue inspire de la compassion et de la pitié des masses populaires occidentales qui lui accordent alors tout leur soutien. Mais ce qui est absurde et extravagant, c'est que la plupart des journalistes qui soutiennent le Dalai Lama n'ont jamais posé leurs pieds sur le sol tibétain, ils n'ont aucune connaissance personnelle du Tibet et tous leurs reportages sur celui-ci viennent des propos unilatéraux, mensongers et fallacieux de cette « personnalité religieuse » qu'ils considèrent comme leur Dieu. Quant aux masses populaires occidentales, qui ne se sont également jamais rendues au Tibet, leur « connaissance » de ce dernier vient des médias, et c'est ainsi qu'elles croient mensonges sur mensonges et ne font aucun effort pour apprendre la vérité par la voix objective en provenance de la Chine. Cet grave déséquilibre d'information fait que l'écart qui existe entre la connaissance du Tibet par le monde occidental et la réalité de la situation dans cette région chinoise se creuse davantage et devient de plus en plus grand.

L'opinion des Tibétains en vue du règlement du problème du Tibet – Les Tibétains ne sont pas tous des partisans du Dalai Lama.

Il est dit dans les « Sept questions sur le Tibet » que « Le gouvernement chinois déclare qu'il suffit que le Dalai Lama reconnaît que le Tibet fait partie intégrante de la Chine et s'engage à renoncer à la violence, il n'y aurait alors aucun problème pour les deux parties d'engager des dialogues. Ce dernier satisfait depuis longtemps à ces deux exigences, alors que les dialogues piétinent, ce qui signifie que c'est une tactique employée par la partie chinoise ». En réalité, après sa rébellion armée et sa fuite à l'étranger, le Dalai Lama a toujours préconisé l' « indépendance du Tibet » durant de longues années. Et c'était seulement à partir des années 70 jusqu'au milieu des années 80 du 20ème siècle où la situation intérieure du pays et la situation internationale ont connu de grands changements qu'il a été obligé de changer de tactique. La clique du Dalai lama a eu de nombreux contacts avec le gouvernement central et la principale raison pour laquelle les discussions menées n'ont ni progressé ni obtenu des résultats c'est que la partie du Dalai Lama ne fait aucune preuve de sincérité : elle n'a ni renoncé à sa position pour l' « indépendance du Tibet » ni mis fin à ses activités de division et de séparation.

Les « Sept questions sur le Tibet » invoque en outre le « programme de paix en cinq points » du Dalai Lama et sa « position absolument non violente ». Le soi disant « programme de paix en cinq points » persiste dans les cinq points suivants : le Tibet est un pays indépendant que ce soit sur le plan historique ou sur le plan culturel ; le retrait du Tibet des troupes de l'Armée chinoise, le statut du Tibet fera l'objet de discussion dans les conférences internationales, le Tibet deviendra une « zone de pais » et un « Etat tampon » ; le Tibet pourra maintenir des relations diplomatiques avec les autres pays et les organisations internationales ; application d'une « autonomie réelle » dans la « Zone du grand Tibet » d'une surface totale de plus de 2,4 millions de kilomètres carrés comprenant le Tibet ainsi que les régions où habitent des Tibétains des quatre province du Qinghai, du Gansu, du Sichuan et du Yunnan ; déplacement hors de la « Zone du grand Tibet » de toutes les populations non tibétaines.

On peut dire que le soi disant « Zone du grand Tibet » est une revendication territoriale de la clique du Dalai Lama, que l' « autonomie large et réelle » est une exigence politique de cette clique et que dans le fond celle-ci s'obstine à refuser de reconnaître la souveraineté de la Chine sur le Tibet. C'est pourquoi il est certain que le Dalai Lama cache, sous une voile douce et modérée, son but définitif qui est de réaliser l' « indépendance du Tibet ». Pour autant que le Dalai ne renonce pas à son but de l' « indépendance tibétaine », que ce soit de façon modérée ou radicale, il n'y aura alors aucune marge de discussion.

L'opinion du Parti social-démocrate sur le problème du Tibet – l'ordonnance européenne ne constitue nullement un principe universel.

Les « Sept questions sur le Tibet » préconise à la fin que « la nationalité tibétaine doit jouir de son droit d'autodétermination ». Le droit d'autodétermination nationale n'autorise absolument pas la division sans principe d'un pays souverain. L'ONU a défini clairement et explicitement en 1960 les limites et les conditions dans l'exécution du droit d'autodétermination nationale, c'est-à-dire que l'application du droit d'autodétermination nationale ne doit en aucun cas porter atteinte à la souveraineté d'Etat d'un pays et compromettre son intégrité territoriale.

Le problème ethnique existe également dans un grand nombre de pays occidentaux et même des forces séparatistes qui demandent l'indépendance. Par exemple, en Grande-Bretagne, il y a le problème de l'indépendance de l'Irlande du Nord, en France, c'est le problème de l'indépendance de la Corse, en Italie, c'est le problème le l'indépendance du Tyrol du Sud, … etc. Et tous les pays concernés déploient tous leurs efforts pour empêcher et réprimer les forces séparatistes. Le monde occidental applique également en ce qui concerne ce problème un double critère : pour ce qui est du problème de l'indépendance du Tibet, il prône pour le « droit d'autodétermination de toutes les nationalités », tandis qu'à l'égard des pays occidentaux susmentionnés, il propose que « tous les pays souverains ne doivent pas être divisées ».

Quant aux « Sept questions sur le Tibet », d'un côté elles reconnaissent « aucun pays du monde met en doute la souveraineté de la Chine sur le Tibet », mais de l'autre côté, elles appellent la communauté internationale « à continuer à maintenir sa pression politique » sur la Chine afin d'assurer l' « autodétermination de la nationalité tibétaine ». Qu'on ne parle pas de cette opinion qui est contradictoire, l'appel est de lui-même une ingérence dans les affaires intérieures de la Chine. Pour ce qui est du problème de la souveraineté et de l'intégrité territoriale, aucun gouvernement ne pourrait, sous la pression extérieure, consentir à un compromis avec les forces séparatistes.

Le problème du Tibet montre les nombreuses différences entre la Chine et l'Occident quant au développement historique, à la tradition idéologique, au sens de la valeur, à l'idéologie et autres, ainsi que la crainte ces dernières années de l'Occident à l'égard de l'émergence de la Chine. Il se peut bien que cette dernière constitue un problème qui mérite d'être étudié de façon plus approfondie.

Je souhaite que toutes les personnalités d'outre-mer, qui s'intéressent vraiment et sincèrement au problème du Tibet, puissent se rendre en personne au Tibet, ce qui leur permettra de voir de leurs propres yeux, de constater sur place d'eux-mêmes, de réfléchir de façon indépendante et d'en tirer conclusion par eux-mêmes. Il se peut alors qu'elles changeraient d'idées et auraient une autre opinion sur le Tibet.

(Auteur de l'article : Wen Mu)

Source: le Quotidien du Peuple en ligne



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