Tout juste à la veille de la tenue officielle à Londres du Sommet sur les finances du Groupe des vingt (G20), la Chine et la France viennent de publier conjointement le 1er avril un communiqué de presse dans lequel les deux parties réaffirment leur attachement à l'importance primordiale des relations bilatérales et tout particulièrement la partie française « mesure pleinement l'importance et la sensibilité de la question du Tibet et récuse tout soutien à l''indépendance du Tibet' sous quelque forme que ce soit ». Le présent communiqué est non seulement un 'signal fort' du retour à la normale de la relation sino-française, mais en plus il sera possible qu'il produira à un certain degré un changement dans la structure de jeu au Sommet de Londres.
La France a fait des « progrès » quant à sa prise de position.
Le sujet le plus important dans le communiqué c'est en fait l'exposé du gouvernement français sur le problème du Tibet. Des analystes indiquent que la présente prise de position de la partie française est une réponse aux principales préoccupations de la partie chinoise et surtout faire une déclaration au monde entier sous forme de communiqué revêt une force de contrainte qui oblige un gouvernement à respecter sur le plan moral son engagement.
Le problème du Tibet est une des principales raisons qui ont causé la détérioration des relations sino-françaises. En ce qui concerne ce problème-là, la France a déjà exprimé son soutien à la Chine quant à souveraineté sur le Tibet, mais en même temps elle laisse en suspend en 'brin' flou et imprécis comme quoi « la France se préoccupe tout particulièrement de ce que le peuple tibétain puisse jouir de la liberté religieuse et culturelle », ce qui fait que son soi-disant 'soutien' a la Chine ne peut convaincre personne. Mais cette fois-ci, la France a non seulement exprimé expressément et explicitement son refus de tout soutien à l''indépendance du Tibet' sous quelque forme que ce soit, en plus elle a enlevé le « brin » flou qui est un procédé perfide et astucieuse suggérant des insinuations malveillantes. Zhang Zuqian, Secrétaire général adjoint de la Société d'Europe de Shanghai, a dit : « Cela démontre que le gouvernement français a compris cette fois-ci qu'il est exclu que les forces étrangères épiloguent et ergotent sur le problème du Tibet qui touche les intérêts fondamentaux de la Chine. D'autre part, il est dit dans le communiqué qu'il convient pour les deux parties 'de renforcer leur concertation sur les dossiers mettant en jeu les intérêts fondamentaux des deux pays dans un esprit de confiance mutuelle', ce qui indique que la partie française prendra en considération davantage à l'attitude de la partie chinoise quant aux problèmes qui touchent aux intérêts vitaux et fondamentaux de cette dernière. »
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Source: le Quotidien du Peuple en ligne