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Mise à jour 02.04.2009 16h01
La politique française à l'égard de la Chine continuera à suivre la ligne diplomatique du gaullisme

L'apparition du mot 'gaullisme' dans ce communiqué à texte relativement court n'est aucunement quelque chose de fortuite – Nicolas Sarkozy désire montrer par là à la Chine, de même qu'au monde entier, que la France est décidée à poursuivre la diplomatie du gaullisme.

Tout juste à la veille de l'ouverture du Sommet du G20 à Londres, les hommes politiques chinois et français ont parvenu enfin à la réconciliation : dans le communiqué conjoint des ministères des affaires extérieures des deux pays, la France s'est engagée envers la Chine à au « refus de tout soutien à l''indépendance du Tibet' sous quelque forme que ce soit ». C'est un pas en avant dans la réconciliation des deux pays et cela suscite l'attention du monde entier. A cet effet, des spécialistes en matière des relations sino-françaises ont indiqué que cela marque un important tournant dans les relations bilatérales qui reviennent ainsi à la normale.

L'ancien Premier Ministre français Jean-Pierre Raffarin a écrit dans son blog un article dans lequel il invoque directement « les trois grandes raisons de la rencontre en haut niveau des deux Présidents Hu Jintao et Nicolas Sarkozy » : promouvoir la coopération stratégique mondiale entre la Chine et la France ; faire pression ensemble sur les Etats-Unis afin qu'ils assument leur responsabilité ; envisager ensemble la reconstruction du système financier mondial ».

La publication du communiqué de presse sino-français montre que le Président de la République française est enfin décidé à faire un pas en avant pour satisfaire la partie chinoise, c'est-à-dire que la France s'oppose non seulement à l''indépendance du Tibet', mais en plus à son 'indépendance' 'sous quelque forme que ce soit', ce qui veut dire que cette opposition comprend 'l'indépendance réelle sous forme d'autonomie'. Le gaullisme est évoqué dans le communiqué et il y est dit explicitement que « la décision prise par le Général de Gaulle n'a pas changé et ne changera pas ». Les spécialistes pensent que cette façon de décrire la position diplomatique française est très significative et donne beaucoup à réfléchir, car elle laisse entendre que le « gaullisme » est toujours maintenu dans la politique extérieure de la France. Tout le monde le sait, le général de Gaulle est connu dans le monde entier pour sa persévérance à la diplomatie indépendante, alors que les relations particulières entre la France et la Chine est une des marques symboliques du gaullisme. Evidemment, l'apparition du mot « de Gaulle », dans le très court texte du communiqué, n'est pas du tout fortuite : Nicolas Sarkozy souhaite montrer à la Chine, de même qu'au monde entier, que la France est décidée à poursuivre la diplomatie du gaullisme.

En ce qui concerne le problème du Tibet et du Dalai Lama, le chef d'Etat de la République française a effectivement adopté à la légère certaines décisions incongrues et déplacées, lesquelles ont provoqué immédiatement la détérioration soudaine des relations entre les deux pays. Cependant, la partie française n'a pas pris conscience de la gravité du problème durant un temps relativement long.

Cette scène qui apparaît à la veille de l'ouverture du Sommet du G20 répond en fait aux intérêts stratégiques à long terme de la Chine et de la France. Face aux grandes difficultés créées par la crise financière internationale, il vaut quand même mieux pour les deux parties de travailler la main dans la main que de s'opposer l'une à l'autre. La raison, qui a poussé la partie française à faire un pas en avant, est liée de toute évidence à l'élévation continuelle de la position de la Chine sur la scène internationale et au renforcement constant de sa puissance économique. Il est considéré en général sur le plan international que la Chine et les Etats-Unis joueront tout naturellement les ‘principaux rôles' au présent sommet, alors que le monde entier place de grandes espérances dans la Chine. Et surtout lorsque la OECD (Organization for Economic Cooperation and Development) et la Banque mondiale ont toutes les deux déclaré dernièrement que l'économie chinoise « a atteint le fond » et « commence son redressement » et qu'il sera fort possible que la Chine sera le premier pays du monde à sortir de l'ombre de la crise. Cela constitue une grande attirance pour les milieux économique français qui ont un besoin urgent de commandes. La « tournée » autour de la France de la délégation chinoise d'achats qui s'est rendue il y a peu de temps en Europe a déjà suscité le désir pressant et l'impatience fébrile d'un grand nombre de grandes entreprises françaises. Dans le cas où les relations sino-françaises, détériorées il y a déjà plus de trois mois, continuent à s'envenimer, la France connaîtrait alors des pertes économiques inestimables encore plus lourdes et désastreuses.

D'autre part, le Président français Nicolas Sarkozy éprouve un ardent désir de « jouer un rôle important » au Sommet du G20, alors que sans le soutien de la Chine, il serait difficile pour lui de réaliser son rêve.

Naturellement, le communiqué de presse est seulement le premier pas vers la normalisation des relations bilatérales entre la Chine et la France. Mais pour pouvoir rétablir réellement les relations de confiance mutuelle gravement endommagées entre les hauts dirigeants des deux pays et pour reconstruire les relations sino-françaises de partenariat stratégique dans tous les domaines, le plus important pour la partie française c'est de respecter dorénavant ses engagements et de ne plus apporter son soutien à l' « indépendance du Tibet » aux activités séparatistes du Dalai Lama, ou bien alors elle manque à sa parole comme autrefois et oscille, chancelle et trébuche au moindre remous …… On se frotte les yeux et on attend la suite des événements.



Source: le Quotidien du Peuple en ligne



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