Le Président chinois Hu Jintao vient de rencontrer le 1er avril à Londres son homologue français Nicolas Sarkozy. Quelques heures avant cette rencontre, les ministères des affaires étrangères de la Chine et de la France ont publié conjointement un communiqué de presse qui contribue à mettre fin à l'impasse dans laquelle se trouvent les relations bilatérales sino-françaises il y a déjà plus de quatre mois et à fournir un tournant permettant aux deux pays de reconstruire leur confiance politique mutuelle.
La professeur Zha Daojiong de l'Institut des relations internationales de l'Université de Beijing a dit qu'au moment où les relations entre les deux pays se trouvent en difficulté, « il leur faut à tous les deux une telle occasion pour sortir de l'impasse. Sinon, dans le cas où aucune des deux parties ne veut céder, cela serait alors défavorable et nuisible aux deux pays. »
Feng Zhongping, Directeur du Département d'études sur l'Europe de l'Institut des relations internationales modernes de Chine, a fait remarqué de son côté qu'après ces accrocs sérieux et fâcheux, la partie française doit comprendre que son ingérence dans les affaires intérieures de la Chine et que son non respect des préoccupations majeures et des intérêts fondamentaux de la Chine sont des erreurs qui portent énormément atteinte aux relations sino-françaises et qui nuisent considérablement à l'image internationale de la France elle-même.
Quant à Ma Shengli, Directeur du Bureau de la culture sociale de l'Institut de l'Europe de l'Académie des Sciences sociales de Chine, il a indiqué que les relations d'amitié traditionnelles sino-françaises ont été plongées ces derniers temps dans une crise en raison du problème du Tibet. Après de mûres réflexions sur elles-mêmes et sur les relations franco-chinoises, la partie française vient de prendre une décision juste qui montre qu'elle fait preuve de lucidité et de bon sens.
En réalité, dans la situation actuelle où le monde entier concentre ses efforts pour faire face à la crise financière internationale qui continue à sévir et à s'étendre, la Chine et la France, en tant que deux grands pays économiques et pays membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, doivent effectivement s'unir et travailler la main dans la main pour affronter les défis.
« Outre qu'il leur faut renforcer la confiance mutuelle sur le plan politique, les deux pays peuvent intensifier leurs contacts sur le plan populaire et social. La compréhension et la connaissance mutuelles entre gens du peuple leur permettront de mieux comprendre le sens de valeur de chacune des deux parties. », a dit Zha Daojiong qui indique que les électeur et le milieu politique français continuent à s'intéresser au problème du Tibet qui est souvent utiliser pour semer la discorde et provoquer des dissensions. C'est pourquoi, a-t-il ajouté, « l'évolution ultérieure des relations sino-françaises dépend de l'intelligence politique des dirigeants des deux pays qui seront soumis à cette épreuve. »
Des spécialistes en la matière ont indiqué que les relations entre la Chine et les pays européens, y compris la France, ont accédé de fait à une « période de frictions profondes », ce qui signifie qu'il sera possible pour les parties concernées de se heurter et de s'affronter pour des problèmes beaucoup plus difficiles à résoudre. Dans notre époque où la mondialisation s'étend et s'approfondit de jour en jour, aucun pays du monde serait capable de s'enfermer dans sa tour d'ivoire. Face à la crise financière, au changement climatique et aux autres difficultés qui surviennent l'une après l'autre dans notre monde, le « meilleur choix » pour tous les pays, y compris la Chine et la France, c'est de s'unir, de renforcer et d'intensifier la coopération et de travailler la main dans la main.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne