Les maladies épidémiques, telles que le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) et la grippe aviaire, ont sans exception causé parmi la population française un certain affolement qui l'a incité à s'éloigner des lieux publics où se concentrent les gens, rapporte le quotidien « Beijing Youth Daily » qui ajoute que cette fois-ci, au moment où la grippe A H1N1 cause des ravages dans le monde, les Français, au contraire, restent curieusement calmes et gardent leur sang-froid, tandis que les reportages exagérés des médias ne les ont même pas secoués ni ébranlés. La grippe en question n'est également pas devenue un sujet de conversation des Français qui sont considérés comme des bavards.
Mais qu'est-ce qui se passe alors et pourquoi ce flegme anormal et cette imperturbabilité bizarre devant une épidémie qui ébranle le monde entier ? C'est ce que notre correspondant essaie de comprendre en posant la question dans la rue à des passants. Certains disent que la raison c'est que la maladie est concentrée dans les pays de l'Amérique du Nord et surtout au Mexique, alors qu'on n'a pas à s'inquiéter du très petit nombre de Français qui ont voyagé dans ces pays, ce qui veut dire que l'éloignement géographique de la France de la source épidémique fait que les Français pensent que l'épidémie ne les menace pas tellement ; d'autres déclarent qu'ils ont personnellement confiance dans la capacité du gouvernement de faire face aux sévices de l'épidémie. Depuis l'apparition de la grippe aviaire, les départements français de la santé et de l'hygiène ont acquis et stocké des médicaments antivirus permettant de soigner 33 millions de malades, c'est-à-dire la moitié de la population française, ainsi que 750 millions de masques médicaux et un milliard de masques antiseptiques destinés à la population. On peut affirmer qu'il n'y a aucun problème pour la France quant aux médicaments et aux appareils nécessaires pour faire face à la grippe A H1N1.
Mais ce qui tranquillise le plus la population française, ce sont les mesures efficaces et énergiques prises par le gouvernement français. En parlant de ces mesures, les deux mots les plus utilisés et les plus appréciés sont « transparence » et « raisonnable ».
Peu après l'apparition dans le monde de cette épidémie, le Président français Nicolas Sarkozy s'est engagé personnellement auprès des Français que les départements intéressés gouvernementaux leur transmettront « sans aucune réserve » les informations sur l'évolution de l'épidémie.
Compte tenu de cette « transparence », le Ministère français de la Santé a instauré, dès le début de l'apparition de l'épidémie, un système quotidien d'information pour faire connaître au grand public l'évolution de l'épidémie en France. De plus, ledit ministère et le Ministère des Affaires étrangères ont établi dès le début une hot line sur la grippe A H1N1 qui charge de fournir tout renseignement et toute consultation au public. Quant aux ambassades françaises à l'étranger, il leur est prescrit d'adopter tout moyen possible pour satisfaire les résidents français dans le pays pour toutes informations nécessaires.
Après le cas confirmé de la grippe A H1N1 en France, les mesures prises par le gouvernement français ont monté manifestement d'un cran. Un officiel du Ministère français de la Santé a insisté sur le fait que le réajustement des mesures concernées tient compte du principe de la « rationalité ». Il a ajouté que du fait que la maladie épidémique ne s'est pas étendue ne manière grave et sérieuse à travers l'Europe et que sa force de frappe est limitée, le gouvernement français n'a pas l'intention de prendre d'autres mesures plus draconiennes pour faire face à l'épidémie.