



La vérité, et rien que la vérité, cela devrait être la seule condition pour que la justice puisse être rendue dans n'importe quelle affaire. Donc la première chose que la police doit faire lorsqu'elle est en train d'enquêter sur une affaire, c'est d'obtenir toute la vérité possible.
Ceci explique pourquoi le Département de la sécurité publique du district de Badong dans la province centrale du Hubei en Chine est en train de perdre toute sa crédibilité dans l'affaire de l'assassinat d'un fonctionnaire local par une employée d'un hôtel, qui devient de plus en plus opaque.
Selon l'enquête, l'employée Deng Yujiao aurait poignardé à mort un fonctionnaire qui s'appelle Deng également, avec un couteau à fruits. La jeune fille a refusé sa demande de «services particuliers» et a été frappée sur sa tête avec une pile de billets. Plus tard, elle s'était livrée elle-même à la police.
Des modifications successives du rapport de la police locale font penser que les autorités voulaient délibérément déformer la vérité pour que le procès soit truqué.
Dans le premier rapport d'enquête, l'employée aurait été poussée sur le canapé, avant de poignarder l'homme à deux reprises. Dans le deuxième rapport, il est noté que l'employée était poussée sur le canapé à deux reprises. Lorsque l'avocat de la victime a déclaré qu'elle avait été violée, la police locale a nié les faits. Lorsque l'avocat a déclaré que la preuve pourra être trouvée sur les pantalons et la chemise de la victime, sa mère a déclaré d'avoir lavé ses vêtements 11 jours après l'incident.
La police locale a annoncé que la mère de l'employée de l'hôtel avait mis fin à son contrat avec cet avocat sans même le savoir. Dans la dernière version officielle des faits, deux autres employées seraient sur le lieu du drame pour essayer de calmer le conflit entre la jeune fille et le fonctionnaire du gouvernement.
Avec la victime qui s'était rendue elle-même à la police et deux autres fonctionnaires locaux qui étaient partiellement témoins de la scène, il ne devrait pas être difficile pour la police locale de pouvoir obtenir la version réelle des faits. Mais l'enquête, au lieu de clarifier la chronologie des événements, semble avoir rendu l'affaire encore plus compliquée. On ne peut que déplorer que la police locale n'ait pas fait d'analyses des vêtements que portait la jeune fille le soir de l'incident.
Il est tout à fait naturel que certaines personnes considèrent que la police locale tente d'effacer les faits pour ne pas évoquer ce que le mort avait fait à la victime. Certains pourraient même penser que la police locale aurait menacé la mère de la jeune fille la forçant à détruire les éléments de preuve en lavant ses vêtements.
Du point de vue des conflits d'intérêt, les gens ont assez de raisons de mettre en question la crédibilité de la police du district dans l'enquête sur cette affaire.
Et plus les chances de découvrir la vérité dans l'affaire deviennent minces, plus il est impératif que les autorités supérieures interviennent. Une façon de procéder serait de demander une investigation indépendante à une instance judiciaire qui n'a pas de conflits d'intérêts dans cette affaire.
Si la police locale se trouve à être impliquée dans la dissimulation des faits concernant le fonctionnaire décédé ou sera reconnue coupable de freiner l'enquête, les responsables devraient être jugés au moins pour le manquement au devoir. La justice ne peut être rendue sans la vérité, et cela ne concerne pas uniquement cette affaire, mais aussi toutes celles qui sont en cours dans le pays. .
Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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