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Français>>OpinionMise à jour 26.06.2009 13h35
Développement démocratique en Chine : les citoyens font usage de leur droit de contrôle pour surveiller le travail du gouvernement

« Vous êtes les représentants du peuple, vous avez le droit de superviser mon travail. », trois mois sont déjà passés depuis que le Premier Ministre Wen Jiabao ait prononcé, lors des « deux sessions » de l'APN (Assemblée populaire nationale) et de la CCPPC (Conférence consultative politique du Peuple chinois), cette phrase qu'on n'oubliera pas de si tôt, rapporte « China News ».

52 ans auparavant, lorsque Zhou Enlai (Chou En-Lai) occupait le poste de Premier Ministre du Conseil des Affaires d'Etat, il a déclaré lors d'une réunion interne du Parti communiste chinois (P.C.C.) : « Plus on nous surveille et plus nous ferons des progrès. Si quelqu'un redoute qu'on le surveille, c'est parce qu'il craint qu'on dénonce ses erreurs et n'a pas le courage de les reconnaître et de les corriger. »

Des époques différentes, mais toujours le même esprit de placer les intérêts du peuple au-dessus de tout. Depuis l'avènement de la République populaire de Chine il y a six décennies, nombreux sont les dirigeants du pays ont tenu de semblables propos. Malgré toutes les vicissitudes du passé, le peuple chinois a quand même pu, grâce aux efforts de plusieurs générations, récupérer son droit de contrôle sur l'Etat et sur la société et les habitants du pays ouvrent bien grands leurs yeux pour surveiller le travail du gouvernement et pour observer le développement de la société.

Partout dans les rues, ce sont des gens qui discutent des décisions prises par le gouvernement central et des propos tenus par des dirigeants du pays. A la table et lors du repos, les bavardages se concentrent sur la réforme du système médical, sur le marché boursier, sur les prix des articles d'usage courant ou sur d'autres choses qui concernent la vie quotidienne des gens du peuple. Certains s'intéressent à des sujets d'intérêt public allant de la photo falsifiée du tigre de la Chine méridionale en voie de disparition jusqu'au programme de stimulation et de redressement économiques de 4.000 milliards de yuans, et c'est ainsi que sous les regards soutenus et attentifs des citoyens, la société chinoise progresse et se développe petit à petit dans une voie bonne et saine.

Des représentants du peuple qui ont le droit de « superviser » le travail du Premier Ministre aux organisations populaires de protection de l'environnement qui poussent et pressent le gouvernement à prendre des mesures pour contrôler la pollution et jusqu'à l'utilisation de l'internet pour dénoncer et combattre les actes de corruption et de dépravation, le contrôle et la supervision par les citoyens, par les organisations et groupements populaires et par l'opinion publique se sont étendus à travers tout le pays. Le droit de contrôle, au sens large du mot, est devenu une force de poids pouvant contrebalancer le pouvoir du gouvernement. Le mois dernier à Hangzhou, chef-lieu de la Province du Zhejiang, il s'était produit un accident de voiture mortel. Au début, la police a déclaré que la voiture qui a provoqué l'accident roulait à une vitesse de 70 km/h, ce qui a un grand écart avec les estimations des témoins oculaires qui ont déclaré que le choc de la voiture a propulsé la victime à au moins 5 mètres du sol et à une distance de plus de 20 mètres ». Les enquêtes menées par la suite par des spécialistes prouvent que les appréciations officielles étaient fausses et erronées et la police a été obligée de reconnaître son erreur et de s'excuser ouvertement.

Face à la puissance du pouvoir administratif, ce n'est plus la première fois en Chine que ce pouvoir a dû s'incliner en raison de l'exercice du droit de contrôle indépendant du citoyen. Dans l'affaire embrouillée de la photo du « tigre de la Chine méridionale » qui a duré plus d'une année, des particuliers qui désirent connaître la vérité se sont rendus sur place pour procéder à des enquêtes et à des investigations qui ont enfin démêlé et éclairci l'affaire et ont démasqué la tromperie et l'imposture de certains fonctionnaires d'Etat.

Quant à d'autres affaires, dont le cas de la jeune pédicure Deng Yujiao qui a tué un officiel dans la Province du Hubei et celui du jeu de « cache-cache » qui a fait un mort dans une prison de la Province du Yunnan, l'intervention des internautes et les enquêtes menées par des habitants locaux ont contribué au règlement équitable de ces cas. Les citoyens ont ainsi agi spontanément en comptant sur leur propre force, en utilisant la plate-forme qu'est l'internet et en faisant valoir la valeur sociale de la citoyenneté, ce qui montre et traduit la grande force du contrôle populaire.

Comparé au droit de contrôle civique qui est dispersé et éparpillé, la force de contrôle des organisations et des groupements populaires et sociaux, dont les groupements pour la protection de l'environnement, l'Association des consommateurs et les organisations pour la protection des droits et des intérêts des femmes, semble mieux organisée, mieux dirigée et ayant des objectifs précis. Dans les rues et sur les places des grandes villes chinoises, telles que Beijing et Guangzhou, des volontaires et des bénévoles font de fréquentes apparition pour distribuer des questionnaires et des annonces publicitaires d'intérêt public, montrant par-là l'image d'une société citoyenne.

En 2005, plusieurs organisations populaires pour la protection de l'environnement, dont « Etendue verte » et « Foyer vert », se sont servies de divers moyens pour adresser aux autorités locales aux différents échelons leurs propositions au sujet de l'exploitation hydraulique échelonnée sur le fleuve Nujiang. Sûre de leur droit et de leur juste cause, elles ont avancé des arguments qui ont fait que toutes les parties concernées sont tombées d'accord pour que l'exploitation hydraulique du Nujiang soit effectuée sur la base de preuves et de raisonnements sûrs et convaincants, ce qui a brisé l'ancienne habitude où toutes les décisions d'importance étaient prises unilatéralement par les fonctionnaires locaux et que le dernier mot revient au principal responsable.

Cette année-là, des dirigeants et des responsables d'organisations non gouvernementales, dont World Wildlife Fund (WWF) et US The Nature Conservancy (TNC), ont été invités pour assister à la réunion annuelle des directeurs de la protection de l'environnement de la Province du Yunnan.

Au moment où les ‘regards populaires' deviennent de plus en plus perçants, le contrôle de l'opinion publique attirent de plus en plus l'attention et joue un rôle de plus en plus grand. En 2001, c'était l'accident survenu dans la mine de houille de Nandan, Province du Guangxi, en 2003, c'était le cas de Sun Zhigang, un jeune étudiant, qui n'ayant pas ses papiers sur lui, a été emmené dans un asile où il a été maltraité à mort, en 2007, c'était l'affaire des mines de houille illégales de la Province du Shanxi qui faisaient enlever des enfants mineurs pour les faire travailler, ……Toutes ces affaires ont suscité une vaste attention de la part des internautes qui firent part en ligne de leurs préoccupations et de leurs inquiétudes.

Des personnalités perspicaces et clairvoyantes ont indiqué que dans notre époque où les citoyens prennent de plus en plus conscience de leur obligation et de leur responsabilité envers l'Etat, ils exercent avec plus de sérieux leur droit de contrôle et de supervision, ce qui contribue au progrès continuel de la société chinoise et accumule une force spirituelle réelle nécessaire à la réforme politique et à l'ouverture sociale du pays durant les six décennies à venir.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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