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Français>>OpinionMise à jour 11.09.2009 16h30
La Réunion annuelle du Forum de Davos – une plate-forme qui permet à l'Afrique d’attirer les investisseurs chinois

La réunion annuelle du 3ème Forum de Davos d'été, qui s'est ouverte le 10 septembre (jeudi) dans la ville portuaire de Dalian, Province du Liaoning, Chine du Nord Est, captive l'attention du monde entier. Les pays africains, qui éprouvent envers la Chine des sentiments fraternels, ont envoyé plusieurs importantes délégations pour participer au forum. Le Ministre égyptien de l'Investissement Mahmoud Mohieddine et le Maire de Cape Town, capitale législative de l'Afrique du Sud, Dan Plato ont accordé respectivement une interview à des journalistes à Beijing avant leur départ pour Dalian. Ils ont déclaré que l'un des principaux objectifs de leur présente visite en Chine c'est de donner des informations utiles aux investisseurs potentiels, de se mettre à la recherche d'opportunités de coopération et d'attirer davantage d'entreprises chinoises pour qu'elles investissent en Afrique. Mei Xinyu, chercheur assistant de l'Institut du Commerce internationale et de la Coopération économique du Ministère chinois du Commerce, a indiqué le 10 courant que vu de l'ensemble, les investissements de la Chine en Afrique permettent aux deux parties d'être gagnantes toutes les deux.

Malgré les effets de la crise financière mondiale, les toutes dernières données publiées par le Ministère chinois du Commerce montrent que la coopération économique et commerciale sino-africaine a continué à maintenir son essor de développement général durant la première moitié de l'année 2009 : le montant des investissements directs de la Chine en Afrique a dépassé 500 millions de dollars US, soit une augmentation de 81% par rapport à l'année dernière ; le volume du commerce Chine-Afrique a diminué de 30,5% par rapport à 2008 pour descendre à 37,07 milliards de dollars US, mais comparés aux partenaires commerciaux traditionnels de l'Afrique, la baisse du volume du commerce sino-africain est plutôt légère et modérée. Selon un reportage du magazine britannique « The Economist », la Chine a remplacé la France pour devenir le plus grand partenaire commercial des pays africains au sud du Sahara.

En réalité, au cours des cinq dernières années, l'Egypte a intensifié ses activités d'investissement et de commerce avec les entités économiques émergentes, dont la Chine, la Corée du Sud, Singapour et l'Inde. C'est un contraste frappant avec la situation d'il y a une dizaine d'années où la plupart des de ses affaires étaient faites avec les pays de l'Europe et de l'Amérique du Nord. En évaluant les effets des investissements chinois en Egypte ces cinq dernières années, Mahmoud Mohieddine a utilisé des adjectifs, tels que ‘extrêmement positifs', ‘appropriés' et ‘réussis'. Et il a ajouté que les investissements chinois en Egypte ont accusé un rythme de croissance accélérée au cours des cinq dernières années et que le volume d'investissement chinois représente 82% du volume global de l'ensemble des investissements depuis les années 70 du siècle dernier. A l'heure actuelle, a-t-il précisé, 865 entreprises chinoises investissent et réalisent leurs affaires en Egypte.

« Si je fais une estimation modérée en tenant compte du courant du développement antérieur, les investissements chinois en Egypte doivent connaître ultérieurement un accroissement encore plus grand qui devra dépasser l'essor impétueux de ces cinq dernières années. », a-t-il dit. A l'heure actuelle, la Chine est 23ème rang des principaux pays investisseurs en Egypte et Mahmoud Mohieddine pense que d'ici 4 à 5 années, la Chine se hissera parmi les dix premiers. Il a exprimé sa pleine conviction que la Chine apportera une plus grande contribution au monde.

Mahmoud Mohieddine a poursuivi en indiquant que la Zone économique du Golfe Nord Ouest de Suez deviendra le moteur de la croissance de l'investissement et de la coopération entre la Chine et l'Egypte, alors que les domaines qui suscitent l'intérêt des investisseurs chinois dans la Zone économique sont les suivants : d'abord, ce sont les projets de construction d'installation d'infrastructure, et ensuite ce sont les projets de service. Pour le moment, plusieurs entreprises chinoises se sont déjà installées dans la zone et le montant de leur investissement se chiffre à près de 200 millions de dollars US. Selon les estimations égyptiennes, la zone économique en question attirera dans les années à venir quelques 150 entreprises chinoises qui s'y installeront pour investir dans des projets d'automobile, de textile, d'appareils électroménagers, de meuble, du pétrole et de la pétrochimie et le montant de leurs investissements atteindra 1,5 milliard à 2 milliards de dollars US.

On apprend que le Ministère égyptien de l'investissement a agit récemment de concert avec le gouvernement central et les gouvernements locaux pour déterminer la liste de 50 projets d'investissement couvrant onze domaines, y compris le projet de construction dans le désert d'une route qui relie le Caire et la ville côtière d'Alexandrie. Le montant total des investissements nécessaires à la réalisation de ces projets est estimé à 97,4 milliards de livres égyptiennes (1 dollar US équivaut a peu près à 5,7 livres égyptiennes).

Le Ministre égyptien est venu cette fois en Chine à la tête d'une importante délégation égyptienne du gouvernement et des chefs d'entreprises, laquelle a mené des discussions avec les responsables de plusieurs départements gouvernementaux chinois (Ministère du Commerce, commission de contrôle des actions et obligations de Chine, Conseil chinois pour le développement du Commerce international, China Investment Corporate Ltd et China Development Bank) et de chefs d'entreprises chinoises. Les discussions ont porté sur le renforcement et l'intensification de l'investissement et de la coopération économique et commerciale entre la Chine et l'Egypte.

De source bien informée, malgré la crise financière internationale, le rythme de croissance de l'investissement chinois en Afrique du Sud s'est au contraire accéléré. En, tant qu'entreprise chinoise qui investit le plus dans ce pays, le Groupe Sinosteel s'est engagé à augmenter de 400 millions de dollars US ses investissements dans la Province sud-africaine de Limpopo. Suite au rachat l'année dernière par Industrial and Commercial Bank of China de 20% du droit d'apport de Standard Bank of South Africa, China Construction Bank a signé en juillet dernier un mémorandum de coopération avec le deuxième groupe bancaire sud-africain – South Africa First Rand Bank --, dans lequel il est prévu que les deux parties élargiront leur coopération pragmatique dans les domaines de consultation, de financement et d'investissement. Quant au Groupe Huaqiang de Shenzhen, il a établi récemment des liens de coopération avec China Development Bank, les Fonds sino-africains de Développement et South Africa's Industrial Development Corporation pour investir au total en Afrique du Sud un montant de 250 millions de dollars US pour y construire un parc à thème d'une surface de 770.000 mètres carrés. D'autre part, les Fonds sino-africains de Développement a installé un bureau de représentation en Afrique du Sud qui s'occupe actuellement de l'évaluation du financement dans ce pays de plusieurs projets de l'énergie électrique et des énergies remplaçables.

Dan Plato, le Maire de Cape Town, a déclaré que son pays accueillera favorablement les investissements chinois et espère que dans le futur, davantage d'entreprises chinoises viendront en Afrique du Sud, et surtout à Cape Town, pour y étendre et élargir leurs affaires.

Quant à Mei Xinyu, il a indiqué que l'enthousiasme des entreprises chinoises pour investir en Afrique a trois objectifs : Primo, c'est la recherche de ressources ; Secundo, c'est pour l'occupation de marchés de vente (Plusieurs pays africains, dont le Nigéria, stipulent qu'une partie des produits finis doivent être fabriqués dans leur pays respectif) ; Tertio, c'est pour élever le taux de profit des exportations, car l'accès aux débouchés outre-mer peut en général accroître les prix d'exportation de 30% à 40%, et même plus.

« Les investissements de la Chine en Afrique possèdent beaucoup de conditions favorables : en premier lieu, les pays hôtes accueillent favorablement, en général, les investissements venus de la Chine ; puis, la pensée de Mao Zedong (Mao Tsé Toung) a été l'idée directrice qui a permis aux peuples d'un grand nombre de pays de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique latine de triompher dans leur lutte contre le colonialisme, c'est pourquoi les vieux dirigeants et les peuples de ces pays éprouvent pour la Chine un profond sentiment d'amitié fraternelle ; ensuite, la présente crise financière et économique a haussé le prestige du modèle chinois, ce qui renforce tout naturellement la force d'attirance des investissements chinois pour les pays hôtes. », a-t-il dit.

Certainement, il y a des risques pour la Chine en investissant en Afrique. Mei Xinyu pense que les risques potentiels proviennent principalement de la nature et des calamités naturelles, car les installations d'infrastructure sont arriérées en Afrique et le niveau de gestion d'Etat est relativement faible et bas et ce genre de risques est tout au moins marquant et frappant. Pour ce qui est des autres risques, il y a entre autres le risque du crédit, le risque du taux de change, le risque politique, … etc. En plus de cela, on ne doit en aucun cas ni négliger ni sous-estimer les conflits entre les investisseurs chinois et les travailleurs locaux.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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