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Français>>OpinionMise à jour 05.11.2009 11h10
Suspicion autour de la surchauffe immobilière dans plusieurs villes chinoises

L'état actuel de la hausse continuelle des prix de vente de logements dans plusieurs grandes villes chinoises, dont Beijing, Shanghai, Guangzhou et Shenzhen préoccupe et inquiète tout le monde. L'hebdomadaire « Liaowang » (Observation) a publié à ce sujet-là un article qui indique que l'une des principales raisons pour laquelle les prix de logements dans ces grandes villes continuent à battre tous les records du passé malgré que l'économie chinoise est toujours en cours de remontée de la pente, c'est la grande animation ces derniers temps sur le marché de vente de logements luxueux et somptueux, alors que les vendeurs de ces logements haut de gamme ont tous sans exception joué à la ‘carte d'investissement', c'est-à-dire que le soi-disant 'caractère de rareté et d'insuffisance', qui joue en faveur de la valeur d'investissement, constitue la principale raison de la vente de logements à des prix élevés.

Que ce soit à Beijing, à Guangzhou, à Hangzhou ou dans d'autres villes dont le marché immobilier est en effervescence cette année après plusieurs tours de hausse de prix, les prix des logements se trouvent actuellement à un niveau fort élevé et est près d'atteindre le sommet historique. Guo Shiping, Directeur de l'Institut des Finances internationales de l'Université de Shenzhen, et d'autres spécialistes en la matière ont indiqué qu'il y a de grandes suspicions à l'encontre des prix de logements dans ces grandes villes, car on les considère comme détachés de l'aspect essentiel de notre économie. Tout d'abord, l'économie chinoise se trouve actuellement toujours dans la phase de redressement et elle ne connaît pas encore un réchauffement complet. La croissance du PIB a atteint 7,1% pendant la première moitié de cette année, alors que celle des prix de logements est de loin supérieure à la croissance du PIB, ce qui présente une tendance à la surchauffe. On peut citer l'exemple de Shenzhen, comparé aux prix de logements en janvier dernier, ces prix ont augmenté de 64,3% au mois d'août, tandis qu'à l'heure actuelle, Shenzhen éprouve toujours des difficultés quant à ses exportations et à ses industries manufacturières, ce qui prouve qu'il ne s'est pas encore débarrassé de la crise et sa situation économique d'ensemble ne peut pas supporter un marché immobilier tellement surchauffé.

Ensuite, dans ces grandes villes où les prix de logements ont battu tous les records, le volume de la vente réussie de logements connaît en général une baisse et une réduction assez importantes. Les données établies montrent qu'en août dernier, le nombre total et la surface totale des nouveaux logements vendus se chiffraient respectivement à 4.114 unités et à 386.000 mètres carrés, soit une diminution de près de 20% et de 25% par rapport au mois précédent et c'est la continuation de la tendance à la baisse qui a débuté en mai dernier sur le marché immobilier de la ville.

Quant à la situation du marché soutenue actuellement par l'investissement, les spécialistes du milieu interrogés ont tous sans exception exprimé leur inquiétude et leur préoccupation. Guo Shiping pense la politique monétaire est susceptible de changement et qu'en cas où cette politique sera durcie, il serait possible que les logements détenus par les nombreux investisseurs seront mis en vente en grande quantité sur le marché, et à ce moment-là, les gens qui ont acheté actuellement des logements à prix forts seraient confrontés alors à la perte de leurs biens et en même temps, les banques accumuleraient de gros risques.

Des spécialistes ont indiqué que les ‘prix fonciers élevés' entraîneront d'abord la hausse des ‘prix des actions' et ensuite ce sera les prix fonciers qui augmenteront encore plus.

Quant à Qian Yougen, Directeur du Centre des transactions foncières de la ville de Nanchang, il a indiqué que les prix des logements dans de nombreuses villes ont connu cette année une hausse « par sauts et par bonds » et que la hausse impétueuse sera difficile à contrôler et à maintenir, ce qui montre que le marché immobilier chinois n'a pas encore atteint sa maturité et que n'a pas accédé à la phase circulaire saine. L'apparition fréquente de ‘rois fonciers' n'est aucunement une bonne chose, car certains sont plus élevés par rapport aux prix des logements qui se trouvent aux alentours. En dehors de leur capacité ce créer la hausse des prix de logements, la grande quantité de fonds non utilisés dorment dans le secteur immobilier et cela constitue une grande perte pour la macroéconomie.

D'après lui, il existe des règles et des dispositions cachées et latentes que ce soit dans le marché foncier ou bien que ce soit dans le marché immobilier. Les entreprises publiques n'ont aucune crainte des prix fonciers élevés, car leurs biens capitaux sont dans leurs comptes et pourvu qu'elles eussent une quelconque terre, elles pourraient alors demander un financement pour réaliser un certain projet, tandis que les pertes qu'elles auraient subies seraient compensées ailleurs. Quant aux sociétés cotées en bourse, il est nécessaire et important pour elles d'avoir de bonnes réussites pour pouvoir maintenir les prix de leurs actions, et à l'inverse, les promoteurs immobiliers seront obligés de dépenser plus pour pouvoir acquérir encore plus de terres. Ainsi, les sociétés immobilières cotées en bourse entreront dans un cercle vicieux caractérisé par ‘prix fonciers élevés – prix élevés des actions – prix fonciers encore plus élevés'. « Les entreprises publiques n'ont actuellement aucun problème de fonds, les sociétés cotées en bourse peuvent utiliser l'argent des boursicoteurs. Les grands risques systématiques causés par les prix fonciers et les prix élevés seront en fin de compte à la charge des institutions financières et des boursicoteurs et de toute façon, ce sera toujours les gens du peuple qui paieront la note et qui en souffriront. »

Lin Zengjie, directeur d'études des aspirants au doctorat du Département de la gestion foncière de l'Université du Peuple de Chine, a dit que dans la situation actuelle où les prix des logements ont battu une fois de plus les records du passé, cela marque la croissance de la bulle immobilière. Vu de la situation macroéconomique, parmi les ‘trois chevaux' qui entraînent l'économie chinoise des derniers mois, l'export continue à enregistrer une croissance négative, tandis que l'IPC (indice des prix à la consommation) poursuit sa baisse et que le revenu des habitants n'a pas augmenté tellement. Pour le moment, le problème principal c'est que la tempête créée par la spéculation de l'investissement dans le marché immobilier est toujours puissante, mais il est certain qu'elle ne durera pas longtemps.

Des spécialistes ont indiqué que le cours actuel de nouveaux records créés par les prix de logements en allant à contre-courant exercera certainement une assez grande pression sur l'amélioration du bien-être de la population et que cela pourrait une fois de plus toucher le nerf sensible qu'est l'écart entre riches et pauvres. Et surtout les phénomènes de ces derniers temps, tels que l'effervescence dans la vente des logements luxueux et somptueux, les publicités sur la richesse et la fortune, la vente à des dizaines de milliers de yuans, les couches riches de la société qui dépensent en une seule fois des dizaines de millions, qui sont susceptibles de susciter le mécontentement et la grogne des masses populaires des couches faibles de la société et cette évolution de la situation mérite surtout d'être prise en considération tout particulièrement.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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