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Français>>OpinionMise à jour 01.12.2009 16h58
La crise financière de Dubaï produit des effets limités sur la Chine

L'émirat de Dubaï, le deuxième des Emirats arabes Unis, a annoncé le 25 novembre dernier la restructuration de la puissante holding Dubaï World et a demandé un moratoire de six mois pour que celui-ci puisse rembourser ses dettes qui s'élèvent à près de 59 milliards de dollars US. Il se produit ainsi une fois de plus dans le monde le manquement d'un pays à ses obligations contractuelles de remboursement de dettes énormes depuis l'inexécution de contrat par l'Argentine en 2001. Suite à l'annonce de cette nouvelle, les marchés boursiers internationaux ont affiché une mine morose caractérisée par des fluctuations, tandis que le monde entier se préoccupe et s'inquiète des impacts de cette crise sur le redressement de l'économie mondiale.

Toutefois, selon des spécialistes qui ont accepté de répondre aux questions posées par un correspondant de « China Economic Times », on ne doit pas pour autant désapprouver de façon totale le modèle de développement de Dubaï. La crise financière de Dubaï aura un impact limité sur la Chine et, au contraire, elle pourrait fournir à la Chine une occasion pour développer ses services touristiques haut de gamme.

La crise financière de Dubaï n'affectera pas tellement la Chine.

« Les impacts de la crise de Dubaï sur le Chine sont limités », a déclaré Guo Tianyong, Directeur du Centre d'études sur les affaires du secteur bancaire chinois de l'Université centrale des Finances de Chine. Il a affirmé au correspondant de « China Economic Times » que le non remboursement de dettes de Dubaï World ne pourrait produire le même effet de transmission de Lehman Brothers Holdings Inc., alors que les pertes réelles qu'il pourrait occasionner aux banques prêteuses seront dans la limite supportable.

D'autre part, les experts estiment que l'impact est surtout psychologique et que les conséquences directes et réelles sont incertaines. C'est pourquoi les banques chinoises de l'intérieur du pays se sont prononcées successivement en démentant tout rapport avec Dubaï World. Quant aux autres grandes entreprises publiques chinoises, dont China Railway Construction Group Co., Ltd, China Railway Construction Corporation Limited, Sinoma International Engineering Co., Ltd et China State Construction Engineering Corporation, Elles ont toutes déclaré ou bien « ne pas avoir subi pour l'essentiel des contrecoups » ou bien « ne pas avoir provisoirement subi des coups ».

En accordant une interview à un correspondant du « Quotidien du peuple », Liang Yanfen, chercheuse à l'Institut de recherches du Ministère du Commerce, a indiqué que la crise financière de Dubaï n'a pas produit des effets directs sur les entreprises chinoises et que ce qui les inquiètent c'est que cette crise pourrait s'étendre sur d'autres pays, mais pour le moment, il est peu possible qu'elle s'étendra sur la Chine.

Cependant d'autres spécialistes ont fait remarquer que l'Emirat de Dubaï occupe une très bonne situation géographique et qu'il constitue un nœud de communication pour les trois grands continents de l'Asie, de l'Afrique et de l'Europe et également une importante plate-forme pour les exportations chinoises vers l'Afrique et le Moyen-Orient. Si par malheur, Dubaï World déclare faillite, il aurait alors des problèmes pour effectuer les paiements commerciaux et serait obligé d'imposer des restrictions sur le virement bancaire de devises, ce qui serait catastrophique pour les entreprises chinoises qui seraient alors obligées de chercher de nouveaux débouchés commerciaux.

Sur ce sujet-là, Guo Tianyong a indiqué que les entreprises chinoises se chargent principalement d'écouler et d'exporter vers le Moyen-Orient et vers l'Afrique des produits primaires et des articles d'usage courant qui sont nécessaires dans la vie courante, c'est pourquoi les impacts de la crise sont faibles et négligeables sur ce genre de produits et d'articles. Mais par suite du ralentissement du développement de l'immobilier à Dubaï, cela produira des effets sur nos exportations de matériaux de construction et de main-d'œuvre, mais aura des effets beaucoup moindres sur l'ensemble.

Il nous faut profiter de cette occasion pour développer le tourisme haut de gamme.

La crise de non remboursement de dette par Dubaï World a suscité l'inquiétude du monde entier quant au modèle de développement de l'émirat et certains médias affirment même que le modèle Dubaï est déjà devenu un mythe qui commence à s'évanouir. He Maochun, Directeur du Centre d'études sur la diplomatie commerciale de l'Université Qinghua, a déclaré à des journalistes que Dubaï certainement d'autres occasions pour se relever et qu'il ne faut en aucun cas donner le coup fatal au modèle de Dubaï en le désapprouvant complètement.

Il a indiqué que la consommation pour les voyages touristiques haut de gamme continue à avoir des marchés dans le monde, mais que dans le contexte de la crise financière actuelle, le marché de ce genre de consommation haut de gamme a diminué et rétréci momentanément. Devant ce genre de situation, il est tout à fait naturel que les activités à Dubaï tendent à la baisse. Il a dit que les présents problèmes surgis à Dubaï ont pour raison principale la sous-estimation par celui-ci de la crise financière : après la crise des sub-primes surgie aux Etats-Unis, Dubaï n'en a pas tenu compte tellement et a continué à étendre et à accroître son développement.

« Le déclin et l'affaiblissement de Dubaï fournissent justement une bonne occasion à la Chine pour développer le tourisme haut de gamme. », a déclaré He Maochun qui a poursuivi en disant que la Chine est une entité économique émergente, que son marché de consommation touristique ne s'est pas encore mûri pour le moment et qu'il est loin de satisfaire les consommateurs touristiques de l'intérieur et de l'extérieur du pays qui ont de plus en plus besoin de produits haut de gamme. C'est pourquoi la Chine doit saisir cette occasion (la crise financière de Dubaï) pour développer nos propres services touristiques haut de gamme.

Il a indiqué que dans notre monde, il existe pas mal de consommateurs qui préfèrent le tourisme haut de gamme et comme à l'heure actuelle Dubaï n'est plus capable de leur fournir de genre de service, la Chine peut se présenter pour le remplacer en accordant ce genre de service à tous ceux qui en ont besoin. Nous possédons un marché considérable de consommation intérieure. Maintenant, il y a un grand nombre de Chinois qui vont à l'extérieur du pays pour y procéder à de folles dépenses. Ils se rendent à Dubaï et à Las Vegas, aux Etats-Unis, pour y dépenser des sommes énormes et colossales, et la raison c'est qu'à l'intérieur du pays le service du tourisme haut de gamme ne s'est pas vraiment développé et qu'on ne trouve pas de produits phares et d'articles vedettes. C'est pourquoi il est important pour nous de créer des marques internationales pouvant satisfaire le tourisme haut de gamme. A l'heure actuelle en Chine, le tourisme commercial, le tourisme délassant et de reposant, ainsi que le tourisme historique et culturel sont en train de créer chacun de son côté leur propre marque pour essayer d'attirer le financement et l'investissement. Nous devons profiter de la crise financière de Dubaï pour attirer vers nous les investissements qui devaient écouler vers les projets touristiques de Dubaï et nous devons saisir cette occasion pour établir nos propres produits touristiques concurrentiels.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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