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Français>>OpinionMise à jour 18.01.2010 17h13
Les menaces de retrait de Google, une simple tactique commerciale

Les menaces de retrait de Google China ont cette semaine attiré les regards du monde entier sur les liens entre la Chine et les Etats-Unis.

Parmi les sujets qui ont fait l'objet de discussions, l'environnement internet de la Chine et les relations commerciales sino-américaines y ont tenu une place de choix. Mais de là à monter le sujet en épingle ou à en faire un conflit politique, il y a là un pas qu'il serait sans nul doute bon de ne pas franchir.

Le responsable du développement commercial et responsable juridique de Google, David Drummond, avait posté en ligne mardi dernier sur le blog officiel de sa société un communiqué disant qu'elle « reconsidérait la faisabilité de nos activités en Chine ».

Et d'après ce communiqué, les conflits avec le gouvernement chinois sur sa réglementation relative à internet aussi bien que les cyber-attaques d'envergure contre la société basée en Californie trouveraient leur origine dans les tentatives de la Chine pour forcer Google à envisager une stratégie de sortie.

S'agissant des sociétés étrangères, dont Google, le respect des lois, réglementations et politiques correspondantes des pays hôtes est une obligation.

La porte-parole du Ministère chinois des Affaires Etrangères Jiang Yu avait déclaré jeudi 14 janvier lors d'une conférence de presse ordinaire que « la Chine est favorable à la conduite, par les sociétés internationales d'internet, de leurs affaires en Chine, dans le respect de la loi ».

Le gouvernement chinois avait reproché au géant mondial de l'internet d'avoir fait figurer dans ses résultats de recherche trop de liens vers des contenus pornographiques, violant, ce faisant, la loi chinoise.

A l'heure actuelle, Google est aussi en conflit avec les auteurs chinois à propos de problèmes de droits d'auteur de livres en ligne.

D'après une liste fournie par Google à la fin de l'année dernière, sa bibliothèque en ligne inclut quelque 80 000 ouvrages chinois, dont 10% sont des oeuvres provenant de 2 600 membres de l'Association des Ecrivains chinois.

Et d'un autre côté, les cyber-attaques sont monnaie courante de par le monde, quand bien même les pays auraient tout fait pour combattre les pirates informatiques.

Ainsi que l'a précisé Jiang Yu, « La loi chinoise prohibe les cyber-crimes, dont les attaques provenant des pirates informatiques ».

Mardi dernier, d'ailleurs, le plus gros moteur de recherche chinois, Baidu, qui est également le principal concurrent de Google sur le marché chinois, avait fait l'objet d'une attaque par des pirates informatiques, qui avait paralysé son site pendant plus de trois heures.

Le PDG de Microsoft Steve Balmer avait déclaré précédemment « Des attaques, il y en a tous les jours ... nous sommes attaqués tous les jours des quatre coins du monde, et je pense que tout le monde se trouve dans la même position que nous. Rien que de très ordinaire ».

Faire donc de la Chine un bouc émissaire pour les cyber-attaques, tout simplement parce que Google l'a dit, c'est, à l'évidence, pousser le bouchon un peu trop loin.

Il est d'ailleurs naturel pour une société étrangère de changer parfois de stratégie commerciale, voire d'abandonner ses activités dans une certaine région.

Depuis le lancement de Google.cn en janvier 2006, sa part de marché en Chine n'a cessé d'augmenter. Pour autant, il est fort peu probable que Google puisse vraiment entamer la domination de Baidu sur le marché chinois des moteurs de recherche.

Baidu et Google occupaient en effet respectivement 63,9% et 31,1% du marché chinois des moteurs de recherche sur internet au troisième trimestre de l'année dernière, d'après des données fournies par Analysys International, une société de conseils de pointe en matière de technologies, de médias et d'industrie des télécommunications en Chine.

Au niveau mondial, la part de marché de Google est de 90%, d'après la société d'analyse d'internet StatCounter.

Jusqu'à aujourd'hui, les intentions réelles ou non de Google de quitter la Chine restent obscures.

Mais quoi qu'il en soit, donner à certains faits des proportions exagérées et faire d'un problème commercial un conflit diplomatique ou commercial n'a absolument aucun sens.

Car après tout, la décision de Google n'est rien d'autre qu'une manoeuvre commerciale comme une autre, quelle que puisse être la société qui l'opère, ou tout aussi puissante puisse-t-elle être.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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