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Français>>OpinionMise à jour 31.03.2010 11h25
Les entreprises chinoises ont un long chemin à parcourir avant de pouvoir être internationalisées

De grandes entreprises multinationales venues de pays à gros revenu se sont déjà profondément intégrées dans le système économique chinois, par contre les grandes entreprises chinoises sont toujours relativement faibles dans ces pays-là et ne produisent qu'une influence limitée.

Le PIB (Produit intérieur brut) de la Chine s'est toujours accru à un rythme accéléré rapide depuis les années 70 du 20ème siècle. Nombreux sont les gens qui pensent que la Chine profite de la crise financière internationale pour racheter avec précipitation des entreprises multinationales et le magazine mensuel américain « Fortune » a publié fin de l'année dernière un article qui clame : « La Chine achète le monde ! ». En réalité, les grandes entreprises chinoises sont toujours confrontées à de graves et sérieux défis de concurrence. Bien qu'elles souhaitent jouer un rôle dirigeant dans le monde, mais ce n'est que le début d'un long chemin à parcourir avant de pouvoir réaliser leur objectif.

La mondialisation et l'intensité industrielle sont devenues pour le moment un courant général de l'histoire et à l'heure actuelle, nombreux sont les secteurs industriels dans lesquels il semble que les recettes de ventes de quatre à cinq grandes entreprises représentent la moitié, et même plus, de la totalité des recettes de leur secteur respectif. Les positions dominantes du système commercial mondial sont détenues et contrôlées par les entreprises en provenance des pays à fort revenu. Ces dernières années, les grandes entreprises chinoises ont fait de gros efforts en vue d'accélérer le rachat de biens outre-mer. Toutefois, comparés aux entreprises internationales d'avant-garde, leurs investissements directs sont toujours modérés et médiocres. Les stocks des investissements directs chinois sont inférieurs au dixième de ceux de la Grande-Bretagne et inférieurs au vingtième de ceux des Etats-Unis. Les grandes entreprises chinoises de disposent presque de rien et n'ont pas beaucoup d'affaires dans les pays à gros revenu. Leurs stocks globaux d'investissements directs extérieurs dans ces pays se chiffrent à moins de 20 milliards de dollars US, ce qui équivaut seulement au niveau d'actif d'une société de moyenne importance parmi les cinq cent plus grandes et plus importances entreprises du monde. De grandes entreprises venues de pays à gros revenu se sont déjà profondément intégrées dans le système économique chinois, tandis que les grandes entreprises chinoises sont toujours relativement faibles dans ces pays-là, ce qui signifie que « Tu es dans moi, mais je ne suis pas dans toi. ».

Trois importantes banques chinoises étaient, l'année dernière, aux trois premiers rangs du monde quant à leur valeur de marché. Toutefois, très peu de grandes entreprises chinoises ont fait leur apparition dans le raz de marée de fusion acquisition survenu dans le milieu bancaire mondial en raison de la crise financière internationale, car dans le domaine de fusion-acquisition de biens et de propriété ainsi que d'investissement de droit d'apport dans les pays à fort revenu, les entreprises chinoises font l'objet d'un contrôle rigoureux de la part des médias et d'un examen politique sévère, c'est pourquoi il est fort possible qu'en effectuant leurs affaires d'internationalisation, les entreprises chinoises rencontrent toutes sortes de difficultés et de problèmes complexes. D'autre part, le système de production international des grandes entreprises chinoises a toujours du retard par rapport aux entreprises des pays à gros revenu et c'est la raison pour laquelle elles produisent des effets limités et restreints sur ces pays-là.

Les sociétés chinoises, qui désirent devenir des entreprises internationalisées, sont pour le moment dans la phase du débutant. Elles ont un long et complexe chemin à parcourir avant de pouvoir développer leur coopération avec les grandes entreprises des pays à fort revenu.

(Auteur de cet article : Peter Nolan, professeur à l'Université de Cambridge de la Grande-Bretagne)

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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