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Français>>OpinionMise à jour 01.04.2010 13h31
Visite aux Etats-Unis de Nicolas Sarkozy : une occasion pour démontrer des relations de « proches alliés »

Le Président américain Barack Obama a reçu le 30 mars à la Maison Blanche son homologue français Nicolas Sarkozy et le soir même lui et son épouse Michelle Obama ont invité le président français et son épouse Carla Bruni à un dîner à quatre dans leurs appartements privés de la résidence présidentielle -- une "première" et "un témoignage d'amitié particulier", car c'est la première fois, depuis qu'il était devenu le locataire de la Maison Blanche, qu'il réserve un tel accueil cordial, intime et chaleureux à un dirigeant étranger, ce qui montre clairement la grande importance accordée par la partie américaine aux relations entre les deux pays. A l'issue de sa rencontre avec Nicolas Sarkozy, le Président américain a déclaré aux journalistes présents que la France figure parmi les plus proches alliés de longue date des Etats-Unis, vu que depuis la Guerre de l'Indépendance américaine (1775 – 1782) jusqu'à la Guerre en Afghanistan du moment, les Etats-Unis et la France ont toujours combattu côte à côte.

L'entretien à la Maison Blanche a abouti à une parfaite identité de vue sur des problèmes chauds.

Le problème nucléaire de l'Iran est l'un des principaux sujets de discussion entre les dirigeants des deux pays. Lors de la conférence de presse conjointe tenue à la Maison Blanche, Barack Obama a déclaré qu'il souhaite que la communauté internationale conjugue ses efforts pour appliquer de nouvelles sanctions contre l'Iran et surtout que ce soit réaliser dans les semaines à venir. Mais, il a reconnu en même temps que la position américaine sur ce problème-là n'a pas le soutien et l'appui de l'ensemble de la communauté internationale. Toutefois, a-t-il ajouté, les Etats-Unis font des efforts pour que l'ONU adopte les sanctions contre l'Iran. Puis, il a insisté sur le fait que sur ce problème-là, lui et Nicolas Sarkozy, ils ont une position « indivisible ». Quant au Président français, il a affirmé clairement et fermement son soutien au Président américain en disant : "l'Iran ne pouvait pas continuer sa course folle au nucléaire" et que "le temps des décisions" était venu afin de parvenir à des sanctions de l'ONU.

Pour ce qui est du problème des négociations de paix israélo-palestiniennes qui rencontrent actuellement des difficultés et des obstacles, les deux Présidents ont lancé conjointement un appel aux deux parties pour qu'elles adoptent des mesures efficaces et effectives pour créer des conditions favorables à la réalisation de discussions indirectes entre elles. Nicolas Sarkozy a déclaré que la France soutient pleinement la position américaine quant aux nouveaux projets de constructions d'Israël à Jérusalem-Est et il a insisté que cette manière d'agir de ce dernier ne peut nullement garantir sa sécurité.

M. Obama a apprécié et a remercié tout particulièrement la décision de M. Sarkozy de ramener la France à la famille de l'OTAN ainsi que le soutien ferme de la France pour les opérations sous commandement américain en Afghanistan. Les médias américains ont indiqué qu' « Il semble qu'Obama connaît parfaitement les difficultés et les problèmes que rencontre le Président français dans son pays ainsi que le sentiment anti-guerre du peuple français, car il n'avait pas demandé à Nicolas Sarkozy de renforcer la présence militaire française en Afghanistan au cours de leur entretien pour ne pas mettre son homologue français dans l'embarras. »

Le discours prononcé par M. Sarkozy l'Université de Columbia montre les divergences franco-américaines sur le problème du contrôle financier.

La visite aux Etats-Unis du Président français a débuté à New York où il a prononcé, le 29 mars devant quelque 400 étudiants de la très prestigieuse université de Columbia, un discours dans lequel il a souligné que c'est seulement en renforçant ne contrôle du système financier que l'on pourrait « secourir et sauver le capitalisme ».

Dans son discours, Nicolas Sarkozy a souhaité que la Maison Blanche puisse adopter des mesures concrètes en vue d'élaborer et de mettre en place un nouveau système mondial de contrôle financier, ce afin d'empêcher efficacement l'apparition d'une autre crise financière internationale. Il a appelé les Etats-Unis à jouer davantage leur rôle dirigeant dans le monde Il a dit : « Notre monde a besoin que les Etats-Unis soient un pays plus ouvert, plus généreux et qui joue un rôle dirigeant et prête une oreille attentive aux opinions et aux idées contraires ».

Des analystes ont indiqué que les principaux pays membres de l'Union européenne (UE), y compris la France, prônent pour l'établissement d'un mécanisme de contrôle supranational et désirent installer le Fonds monétaire européen afin de pouvoir renforcer le contrôle financier de l'UE à l'égard de ses pays membres, mais que les Etats-Unis sont réticents pour cela, car ils croient que cela pourrait affaiblir leur position dominante au sein du système financier et monétaire international. D'autre part, il existe entre les deux parties de graves et sérieuses divergences de vue pour ce qui est du problème de la supervision de compensation de fonds. Par conséquent, dans un proche avenir, et même lors du sommet du G20 qui se tiendra en juin prochain, la polémique américano-européenne sur le problème du contrôle financier et de la réforme financière pourrait se poursuivre.

Un moment subtil et délicat qui fait que la visite aux Etats-Unis revêt une profonde signification.

Des spécialistes pensent que le Président américain désire profiter de sa présente rencontre avec son homologue français pour montrer au monde extérieur que les Etats-Unis n'ont pas oublier que l'Europe est leur « proche allié ». Toutefois, bien que les Etats-Unis et la France ont effectivement un langage commun sur de nombreux problèmes, dont la lutte contre le terrorisme, l'application de sanctions à l'encontre de l'Iran, le processus de paix au Moyen-Orient, … etc., mais il est inévitable que sur certains problèmes clés, les deux parties ne sont unies qu'en apparence et « partagent le même lit, mais en faisant des rêves différents ». Par exemple, compte tenu de ses intérêts stratégiques en Afghanistan, la partie américaine souhaite pouvoir convaincre la partie française à envoyer encore plus de militaires et d'instructeurs dans ce pays, mais conscient de l'attitude et des idées des Français sur ce problème-là, Nicolas Sarkozy n'a pas lâché pied ni donner une réponse qui pourrait satisfaire les Américains.

Lors de sa visite aux Etats-Unis, ce dernier a déclaré à plusieurs reprises qu'en ce qui concerne la guerre en Afghanistan, la France se tient au côté des Etats-Unis en tant que partenaire ferme et résolu. Il a affirmé : « Face au terrorisme, nous devons être unis et solidaires et ne pas nous diviser ». Après qu'Obama eut mis au point l'année dernière une nouvelle stratégie américaine en Afghanistan, il a fait de grands efforts pour persuader la France à envoyer des renforts dans ce pays, mais, Nicolas Sarkozy, qui éprouve beaucoup d'inquiétudes quant à la situation dans ce pays, est plein d'hésitations. La France compte actuellement en Afghanistan une troupe composée de plus de 3.700 officiers, soldats et instructeurs militaires. Les fréquentes attaques lancées par les terroristes afghans font beaucoup de victimes parmi les militaires français, ce qui renforce le sentiment anti-guerre de la population française et Nicolas Sarkozy, qui s'est exprimé à ce sujet-là, a dit qu'il lui est difficile d'expliquer à son peuple pourquoi des soldats français se font tuer en Afghanistan. Les médias américains ont indiqué qu'au moment où le parti politique de droite dirigé par lui vient d'être battu lors des élections régionales et que sa cote de popularité est descendu au point le plus bas, le Président français ne veut en aucun cas prendre le risque d'aller à l'encontre du sentiment populaire en prenant une décision qui exaspèrera la grande majorité des Français.

D'autres analystes ont indiqué que la présente visite de Nicolas Sarkozy aux Etats-Unis tient principalement en compte les facteurs intérieurs du pays. Nicolas Sarkozy se trouve actuellement dans une mauvaise situation qui affecte énormément sa carrière politique, alors que c'est justement le moment où il doit prendre une décision sur sa participation oui ou non à l'élection présidentiel de 2010. A ce moment délicat et subtil, sa visite aux Etats-Unis, largement diffusée et sensibilisée dans la presse, montre les relations de « proches alliés » entre les Etats-Unis et la France, ce qui lui permettra peut-être d'améliorer son image à l'intérieur du pays.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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