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Français>>OpinionMise à jour 13.04.2010 13h51
Wang Anyi: A la poursuite du Bonheur

La communauté mondiale a honoré Shanghai en choisissant cette ville comme ville d'accueil de l'Expo universelle 2010. Notre défi est d'utiliser cette occasion pour enrichir la compréhension humaine et avancer les perspectives d'amélioration de l'avenir. Le thème « Une meilleure ville, une meilleure vie » est un choix judicieux en ce début de 21e siècle.

La civilisation humaine a donné vie à de nombreuses idées inscrites dans les mythes, les fables et les rêve, grâce à la révolution industrielle, au développement scientifique et technologique, et à l'accumulation des richesses. Nous avons été propulsés par une vitesse et une efficacité presque sans bornes.

C'est le bon moment de faire maintenant le point et de définir ce qui constitue vraiment le bonheur. Je tiens à remercier cette Expo universelle de donner aux personnes occupées comme moi la chance d'une réflexion, ce qui nous permet d'examiner nos objectifs et nos rêves, de tester nos intentions initiales et de redéfinir le concept du bonheur. Dans les anciennes légendes de chaque nation, des héros, à force de persévérance, de diligence et de chance, l'ont finalement emporté sur le danger et la souffrance, pour « vivre heureux pour toujours ».

Au cours des progrès de la civilisation humaine, les peuples sont sortis progressivement de la vie nomade et, à partir de peuples dispersés, se sont regroupés en précurseurs de villes. L'invention des machines a permis de libérer les travailleurs du dur labeur, de créer le commerce et de satisfaire à une demande variée. La division du travail a encouragé la spécialisation des compétences et des talents. Toutes ces forces ont permis aux gens de tirer le meilleur parti de leurs capacités et d'acquérir ce dont ils ont besoin. Ce sont les villes qui nous ont offert la possibilité d'une existence basée sur la co-égalité.

En tant que romancière, je suis toujours la recherche de matériau concernant la vie sociale dans les romans et dans les autres œuvres d'art fictif. Dans « Le pousse-pousse » de Lao She, l'auteur a créé Xiangzi, un fermier privé de ses parents et de sa petite ferme, peut-être à cause d'une catastrophe naturelle ou d'une guerre, bien que Lao She n'en est jamais précisé la raison exacte.

Le personnage se rend à Beijing, où il devient tireur de pousse-pousse et gagne péniblement sa vie grâce à son corps solide. Dans « La Boutique de la famille Lin » de Mao Dun, un commerçant d'une petite ville du sud-est survit tant bien que mal, jusqu'à finalement faire faillite. L'auteur ne dit pas où est allé le propriétaire qui a fait faillite, mais je pense qu'il s'est probablement rendu à Shanghai, une grande ville pleine d'opportunités.

Dans « La famille » de Ba Jin, le protagoniste Jue Hui, avec ses idées modernes et ses grandes aspirations, rêvait de sauver une société qui était devenue corrompue, mais qui n'a pas réussi à garder ses proches ni même son propre amour.

Par désespoir de cause, il a quitté sa maison et a pris un bateau en amont. « L'eau continue à couler vers l'avant. Elle l'emportera dans une ville inconnue », écrit l'auteur. Si M. Ba Jin n'a pas mentionné le nom de la ville, nous savons que l'auteur lui-même est allé à Shanghai.

Dans le roman de Lu Xun « Tristesse », Zi Jun et Juan Sheng ont célébré leur mariage à Beijing. Après s'être installé dans une petite maison dans la ruelle Jizhao, ils ont été confrontés à des voisins colporteurs de ragots. Leur relation s'est effondrée à cause du découragement de Juan Sheng. Dans « Le chant de la jeunesse » qui a été publié plus tard, Lin Daojing et Yu Yongze vivaient également ensemble dans un petit appartement de style chinois à Beijing. Malheureusement, la divergence de leurs opinions politiques a finalement mis un terme à leur relation.

Ce que je veux illustrer ici, c'est que la vie urbaine et les opportunités ont permis aux gens d'accéder à l'indépendance en les libérant des jougs traditionnels. En d'autres termes, une ville est un lieu d'égalité comparative, où les forts et les faibles peuvent poursuivre leurs rêves.

Prenons également en compte les changements dans le statut social des femmes et le sort des personnes à mobilité réduite qui ont besoin d'une structure coopérative sociale pour obtenir indépendance et dignité.

J'ai participé aux discussions sur le thème du Pavillon de la Chine pour cette Exposition universelle, et il est intéressant de noter que malgré toute la diversité des idées, toutes, sans exception, sont ancrées dans la vision d'une société prospère où les gens partagent le bonheur et la prospérité.

Cela m'a rappelé des images de la famille de Deng Xiaoping, qui ont été mises en évidence lorsque notre pays a commémoré l'anniversaire de la naissance de dernier notre dirigeant national. Les images montrent comment il jouait avec ses petits-enfants et comment il profitait du bonheur qui vient de la chaleur et de l'harmonie de la maison.

Je tiens à remercier l'Expo universelle de nous avoir donné l'occasion de revoir l'histoire de la civilisation humaine, d'étudier nos objectifs et de nous rappeler une fois encore nos besoins réels.

Expo 2010 de Shanghai

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Source: China.org.cn

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