100 chansons patriotiques/Edition du week-end/Notre site/Archives/

 
Français>>OpinionMise à jour 30.04.2010 15h39
L'expo-diplomatie de Nicolas Sarkozy

La publication commerciale chinoise « 21st century business herald » rapporte que la venue le 28 avril en Chine du Président français Nicolas Sarkozy n'a pas été tonitruée par des contrats de commande, mais qu'elle est en fait le signal fort et certain de la poursuite du réchauffement des relations sino-françaises.

La visite en Chine de Nicolas Sarkozy a pour but principal d'assister à la cérémonie d'ouverture de l'exposition universelle 2010 Shanghai. Sur la liste des hôtes de marque publiée par le Centre d'information de l'Expo 2010 Shanghai, on remarque qu'il y a seulement les chefs d'Etat et de gouvernement de trois pays européens, à savoir la France, le Pays-Bas et Malte, ainsi que le Président de la Commission européenne José Manuel Barroso qui assisteront à la cérémonie d'ouverture.

Nicolas Sarkozy fait preuve de finesse, de lucidité et de clairvoyance en choisissant d'applaudir l'ouverture de l'Expo Shanghai pour plaire à la Chine et pour en tirer profit par la suite. En ce qui concerne celle-ci, bien qu'elle ait des difficultés quant à sa capacité d'accueil, mais elle accepte quand même la visite d'Etat du Président français en Chine et arrange pour qu'il puisse rencontrer son homologue chinois Hu Jintao, ainsi que le numéro deux chinois Wu Bangguo (Président de l'Assemblée populaire nationale) et le numéro trois Wen Jiabao (Premier Ministre), ce qui est un fort signal qui montre que la Chine accorde la plus grande importance à ses relations avec la France.

On apprend auprès de l'Ambassade de France en Chine et de plusieurs autres organismes officiels que la présente visite en Chine du plus haut dirigeant français sera suivie peut-être dans le courant de cette année de plusieurs autres visites et rencontres réciproques de haut niveau.

Après dix huit mois d'accrocs et de revirements, les nuages noirs et sombres qui planent au-dessus des relations franco-chinoises du fait de la rencontre en Pologne de Nicolas Sarkozy et du dalai lama ont pu être enfin dissipés pour l'essentiel.

Le réchauffement accru des relations sino-françaises au printemps 2010 est vraiment venu à point et en temps voulu.

L'année prochaine, il sera tenu en France et le sommet du G20 et le sommet du G8. Déjà en 2008, c'était grâce aux efforts déployés par la France que le premier sommet du G20 a eu lieu à Washington et elle pense profiter des deux prochains sommets pour mettre en exécution ses grandioses et magnifiques ambitions et pour créer un nouvel ordre économique international qui répond mieux aux intérêts de la France. Pour réaliser tout cela, l'appui et le soutien de la Chine sont nécessaires.

La France se consacre à l'établissement d'un système monétaire international diversifié et d'après Nicolas Sarkozy, ce système-là sera de loin meilleur à l'actuel qui est dominé et contrôlé par le seul dollar américain, car il pourra mieux refléter la situation économique de notre monde actuel. Des informations en provenances des autorités françaises disent que Nicolas Sarkozy profitera de sa visite en Chine pour expliquer aux dirigeants chinois ses idées et ses vues sur ce problème-là et recueillir ainsi le soutien de la Chine qui a des intérêts communs avec la France dans ce domaine-là.

Pour régler le problème de l'Iran, il est nécessaire également de coordonner la position avec la Chine. Le vice-président américain Joseph Biden a déclaré qu'au mois de mai, l'ONU va adopter des mesures de sanctions à l'encontre de l'Iran. Sur ce problème-là, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont la même position, tandis que la Russie commence à fléchir et que sa position se rapproche de celle des trois puissances occidentales.

Lors de la conférence de presse tenue le 28 courant à l'issue de son entretien avec son homologue chinois Hu Jintao, le Président français Nicolas Sarkozy a déclaré aux journalistes présents : « La clé du problème est de savoir à quelle phase sommes-nous parvenus et l'insuffisance de dialogue constructif nous amène à prendre des sanctions afin de pouvoir apporter une chance au dialogue constructif. Chacun est convaincu que le moment approche. »

Bien que cette fois-ci, contrairement à sa précédente visite en Chine et à la visite en décembre dernier du Premier Ministre français François Fillon, Nicolas Sarkozy n'a pas misé sur la signature de gros contrats, mais la coopération économique entre les deux pays continue à se développer. Durant leurs entretiens approfondis, les deux dirigeants français et chinois ont passé en revue des dossiers bilatéraux, comme la coopération franco-chinoise dans le domaine du nucléaire civil et Nicolas Sarkozy a affirmé souhaiter que les deux parties puissent discuter de deux tranches supplémentaires réacteur nucléaire de type EPR sur le site de Taishan, dans la province du Guangdong (Sud).

En passant en revue les « succès » des visites en Chine ces dernières années de chefs d'Etat de pays européens, il était très rare que ces visites n'aboutissent pas à la signature de gros contrats. Toutefois, le genre de « visite politique » pure et simple du Président français pourrait peut-être prouver et démontrer l'approfondissement des relations bilatérales : les relations sino-françaises commencent à se développer dans le domaine de la compréhension stratégique et non plus dépendre seulement de la coopération commerciale qui ressemble à « offrir des bonbons ».

- Exposition universelle de Shanghai

Visite du président français en Chine

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Expo 2010 : dirigeants étrangers présents à la cérémonie d'ouverture
La Chine en faveur du dialogue pour la résolution pacifique du problème nucléaire iranien
Pour que notre monde devienne meilleur (éditorial)
De précieux hôtes venus d'Europe
Il faut considérer avec sérénité la deuxième visite d'Etat en Chine du Président français
L'augmentation du droit de vote de la Chine à la BM revêt plutôt une importance symbolique
Serait-il trop tard pour s'implanter sur le marché chinois?