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Français>>OpinionMise à jour 14.05.2010 09h26
France : la classe moyenne s'inquiète de plus en plus de la baisse de son niveau de vie

« Economic Information Daily » rapporte qu'en France, la classe moyenne, qui se trouve entre la couche riche et la couche pauvre de la société, s'est beaucoup développée et renforcée au cours des trente années qui ont suivi le fin de la deuxième guerre mondiale et elle est devenue la force principale de la société française. Toutefois, avec le ralentissement de la croissance économique du pays dans les années quatre vingt du siècle dernier, la classe moyenne française a commencé à rencontrer des difficultés pour maintenir son niveau de vie et nombreux sont les gens de cette classe qui pensent qu'ils ont fait un « retour en arrière » quant à leur statut social, et c'est ainsi qu'un sentiment d'inquiétude et d'anxiété pour l'avenir incertain est en train de s'étendre au sein de la classe moyenne française.

Une définition qui n'a pas été reconnue généralement.

Le milieu scientifique français n'a pas donné jusqu'ici une définition précise et exacte de la « classe moyenne » et celle-ci n'est pas reconnue en général. On considère en général en France que la couche intermédiaire qui se trouve entre la classe riche et la classe pauvre est la classe moyenne.

Un sociologue du Centre français d'études sur les conditions de la vie a défini que 50% de la population française qui se trouve au niveau moyen de la société est la classe moyenne, dont une partie des gens qui disposent chacun d'un revenu mensuel de 1.120 à 1.750 euros est appelée par lui « classe moyenne inférieure », alors que l'autre partie disposant chacun d'un revenu mensuel de 1.750 à 2.600 euros est la « classe moyenne supérieure ».

Quant à Louis Chauvel, Directeur du projet de doctorat en sociologie de l'Institut d'études politiques de Paris, à défaut d'une définition parfaite, il a donné à la classe moyenne la définition suivante : disposant d'un revenu plutôt stable et presque suffisant et d'une protection sociale relativement garantie ; en dehors de la vie quotidienne, son revenu lui permet certains loisirs et amusements ; capable d'assurer une bonne éducation à sa progéniture. On peut citer en exemples fonctionnaires d'Etat, enseignants, personnel médical, intellectuels de haut niveau, une partie des employés d'entreprises, techniciens supérieurs, … etc.

D'autre part, le Centre français des Analyses stratégiques, qui est un organisme brain-trust ayant pour tâche de donner des conseils et de fournir des suggestions à Matignon, a mené fin 2007 un sondage de l'opinion publique française qui montre que deux tiers à trois quart des Français croient qu'ils appartiennent à la classe moyenne.

Propagation du sentiment d'inquiétude et d'anxiété.

Selon Louis Chauvel, la société française s'est développée rapidement lors des trois décennies qui ont suivi la fin de la deuxième guerre mondiale et dans ce laps de temps, le niveau de vie de la population s'est également beaucoup amélioré. Un grand nombre de jeunes issus de familles paysannes et de familles ouvrières ont pu réaliser, grâce à leurs efforts personnels et aux chances offertes par la société, leur rêve quant à leur état financier et à leur position sociale. Et ils ont pu accéder ainsi à la classe moyenne, ce qui a fait qu'en France, cette classe s'est développée rapidement à cette époque. La vie de la classe moyenne a atteint à ce moment-là un niveau inimaginable pour les précédentes générations. Et puis le problème de chômage n'était pas tellement grave du fait que la situation économique du pays était assez bonne. A cette époque-là, la classe moyenne dans son ensemble est pleine de confiance et d'optimisme dans leur vie future et ressent un grand sentiment de sécurité. On peut dire que c'était l'époque d'or du développement de la classe moyenne en France.

Mais, suite au ralentissement petit à petit de la croissance économique en France dans les années 80 du siècle dernier et de l'aggravation de jour en jour du problème de chômage, la classe moyenne française a commencé à percevoir dans son ensemble un sentiment d'inquiétude et de frustration et ne ressent plus la confiance et la quiétude comme avant. Et lorsque la hausse des prix dans le secteur de l'immobilier persiste à monter sans cesse et dépasse l'augmentation du revenu, nombreux ont été les gens qui, théoriquement parlant font partie de la classe moyenne, sont dans l'incapacité d'acquérir des propriétés immobilières dans l'environnement semblable du même lieu où habitent leurs parents qui appartiennent également à la classe moyenne. Devant cette situation, ils sont obligés de faires des acquisitions immobilières dans des endroits où les prix de logements sont plus bas, et c'est la raison pour laquelle ils ont le sentiment qu'ils ont fait un « retour en arrière » quant à leur position sociale.

Le sociologue susmentionné a indiqué que par suite de la réalité des trois à quatre décennies écoulées qui fait que le rythme de croissance du revenu de la classe moyenne française est en retard par rapport à celui de la hausse des prix du logement, de l'eau potable, de l'électricité, du gaz naturel ainsi que d'autres articles nécessaires à la vie quotidienne, la part des « dépenses obligatoires » en charge chaque mois de la classe moyenne française s'est beaucoup élevée, ce qui amène la baisse de la part de l'argent disponible qu'elle peut disposer et utiliser en toute liberté et qui affecte sérieusement la qualité de sa vie. Les « dépenses obligatoires » comprennent entre autres le remboursement mensuel des prêts, le paiement des taxes et impôts, de l'assurance, du loyer, de l'eau courante, de l'électricité, du gaz naturel, ainsi que des autres dépenses qui ne peuvent être réduites dans la vie quotidienne. Les résultats d'une enquête montrent que qu'en 1979, les « dépenses obligatoires » représentaient en moyenne 21% des dépenses mensuelles de la classe moyenne française, alors que trois décennies plus tard, plus précisément en 2009, leur part a augmenté à 38%. Quant à la classe moyenne supérieure, la part de ses « dépenses obligatoires » a augmenté dans ce laps de temps de 20% à 32%.

D'autre part, selon le sociologue, en 2008, la valeur intermédiaire du revenu disponible après impôt de la population française était de 1.467 euros. Pour les gens dont le revenu est proche de cette valeur intermédiaire, après avoir payés les « dépenses obligatoires » et ensuite les autres dépenses pour la nourriture, le déplacement, les soins médicaux et l'éducation, il leur reste seulement trois cent euros la distraction, l'amusement, l'habillement et certaines autres consommations. Parmi cette catégorie de gens, 48% n'ont pas pu faire du voyage touristique cette année-là, 37% ont dû éviter le cinéma et 34% n'ont pas leur voiture personnelle.

Les leçons tirées dans le développement.

Pour ce qui est des mesures adoptées et appliquées par le gouvernement français en vue de soutenir et de protéger la classe moyenne, il semble à Louis Chauvel qu'elles sont traduites principalement dans l'établissement d'un système de garantie de bien-être relativement perfectionné. Ce système de protection social aide la classe moyenne française à maintenir sa vie à un certain niveau pour qu'elle ne soit pas trop embarrassée et gênée par des difficultés occasionnées par certains facteurs, dont la maladie et la retraite.

Le système de bien-être élevé apporte d'assez lourdes charges aux finances du pays, et surtout qu'une part importante de la classe moyenne travaille des secteurs étroitement liés à l'Etat, dont organismes et services gouvernementaux, établissements médicaux, établissement d'enseignement, ainsi que de grandes entreprises, et l'assurance-médicale, la pension de retraite ainsi que certains autres frais doivent avoir le soutien des finances de l'Etat. A un certain sens, on peut dire que la « classe moyenne » est devenue le synonyme des « dépenses d'Etat ».

Louis Chauvel a indiqué qu'à l'heure actuelle en France, plus de la moitié de la production intérieure brute (PIB) est utilisée dans les dépenses publiques, dont une assez grande partie pour l'assurance médicale et la pension de retraite. En France, le déficit des finances publiques a atteint 8% en 2009. C'est pourquoi, a-t-il conclu, dans l'état actuel des finances françaises, il est impossible pour le gouvernement de continuer à promouvoir l'agrandissement de la classe moyenne.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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