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Français>>OpinionMise à jour 18.05.2010 16h29
La Chine doit redoubler de vigilance vis-à-vis de l' « effet papillon » de la crise d'endettement de la Grèce

« Economic Information Daily » rapporte que la crise financière internationale n'a pas encore disparu que déjà une autre crise, celle de l'endettement de la Grèce, commence à produire ses effets néfastes et désastreux en Europe et dans le monde. Influencé par la crise d'endettement et par l'effet que cela pourrait engendrer, le marché boursier mondial a connu ces derniers temps des baisses successives vertigineuses. Bien qu'il y a peu de possibilité que la crise grecque pourrait produire de nombreux chocs directs sur l'économie chinoise, mais l' « effet papillon » (une expression qui résume une métaphore concernant le phénomène fondamental de sensibilité aux conditions initiales en théorie du chaos) (un simple battement d'ailes d'un papillon déclencher une tornade à l'autre bout du monde), s'il se produit, pourrait inévitablement apporter des effets négatifs et néfastes au redressement économique de la Chine, voire même du monde entier.

Vu de l'économie réelle, l'économie grecque est en train de devenir un grand et sérieux obstacle empêchant le relèvement économique de l'ensemble de la zone euro. Bien que les agrégats économiques de la Grèce représentent seulement un peu plus de c2% de ceux de toute la zone euro, mais derrière la crise grecque, il y a celle du Portugal, de l'Italie et de l'Espagne qui peuvent connaître le même problème. C'est pourquoi dans le cas où la crise grecque ne pourrait être empêchée et contrôlée efficacement, elle pourrait s'étendre et se répandre dans les pays susmentionnés dont la situation deviendrait catastrophique et entraîner une nouvelle baisse de l'économie de la zone euro.

Selon les dernières prévisions publiées par le Fonds monétaire international (FMI), c'est justement à cause du choc imprimé par certains facteurs, dont la crise d'endettement, que parmi les principaux blocs économiques du monde, la zone euro est confrontée à un marasme économique qui fait que son économie connaîtra cette année un faible taux de croissance seulement de 1% et l'année prochaine 1,5%. L'Union européenne (EU) est le plus grand partenaire commercial de la Chine, la faiblesse de la croissance de son économie ainsi que la dévaluation continuelle de l'euro, compromettront certainement les exportations des principales entités économiques, dont la Chine et les Etats-Unis et gênera énormément le redressement économique mondial.*

Vu du courant du marché financier, la perspective d'avenir de la crise d'endettement de la Grèce est en train d'influencer et de contrôler le marché boursier international. Jeudi dernier, l'indice composite de référence a dégringolé brusquement, à un certain moment, de plus de mille points et cela est effectivement dû à des raisons techniques, dont une erreur dans la transaction, mais on ne peut nier que l'inquiétude, l'angoisse et la panique quant à la perspective de la crise d'endettement ont constitué de toute évidence un important facteur de la chute soudaine. Sous l'effet du sentiment d'affolement qui se propage actuellement, la semaine dernière il y a eu au moins dix entreprises qui ont retardé provisoirement le moment de leur cote à la bourse. L'augmentation dans de fortes proportions du coût de financement d'un grand nombre de pays et d'entreprises aggravera certainement la situation de déflation de crédit, ce qui obligera les consommateurs de ces pays à réduire leurs dépenses et cela constitue un coup asséné à l'économie de ces pays, laquelle est en train de s'améliorer.

« The New York Times » a cité les commentaires des spécialistes en la matière qui indiquent que la présente crise d'endettement ne constitue plus seulement un problème pour la zone euro, car elle est devenue également un problème auquel doivent faire face les Etats-Unis, le Japon et la Grande-Bretagne. « La panique international qui ne cesse de s'accroître et de s'étendre est en train de constituer une grave menace pour le redressement économique des Etats-Unis et en même temps, elle retarde le processus de ce relèvement ». Un semblable sentiment d'angoisse peut également compromettre gravement et sérieusement la croissance de l'économie chinoise. Et c'est justement pour cette raison que dans sa communication téléphonique le 9 courant respectivement avec la Chancelière allemande Angela Merkel et le Président français Nicolas Sarkozy, le Président américain Barack Obama a souligné l'importance primordiale pour l'UE d'adopter des « mesures résolues et énergiques » pour pouvoir rétablir la confiance sur le marché européen.

Ce qui nous inspire à nous tenir sur nos gardes et à redoubler de vigilance, c'est que la présente crise d'endettement souverain de même que la crise financière internationale tirent leur origine dans des pays développés, ce qui prouve qu'il existe de graves et sérieux problèmes dans les politiques financière et monétaire de ces pays. Byron Wien, Vice Président de Blackstone Advis-ory, a indiqué que la crise grecque est seulement un avertissement. Il a dit : « Les Etats-Unis sont peut-être encore loin de suivre les traces de la Grèce et de s'enfoncer dans ce genre de crise. Mais, ce qu'on de doit pas oublier c'est que l'endettement des pays développés a été toujours en dehors de leur capacité de remboursement. C'est pourquoi c'est le moment pour nous de songer à cela. »

Pour secourir la Grèce qui se trouve dans une situation vraiment difficile, les pays de la zone euro et le FMI ont décidé de conjuguer leurs efforts pour lui apporter une aide étalée sur trois ans d'un montant total de 110 milliards d'euros, dont 30 milliards viendront du FMI.

Parlant de l'aide accordée par le FMI à la Grèce, Todd Tiahrt, représentant républicain à la Chambre, a déclaré qu'il est injuste et irrationnel que de demander aux contribuables américains de consacrer leur argent gagné à la sueur de leur front pour soutenir les erreurs politiques d'un pays riches. Et que cela est un « problème de principe ». De même, bien qu'il est effectivement urgent de secourir la Grèce, mais c'est également injuste et inéquitable que de demander aux pays en voie de développement, dont la Chine, l'Inde et le Brésil, de payer pour la politique financière erronée et irresponsable de certains pays riches. Comment normaliser la politique financière relâchée et inconséquente, voire même irresponsable, de certains pays riches ? Il sera juste que ce problème important soit discuté sérieusement au sommet du G20 qui se tiendra tout prochainement.



Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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