100 chansons patriotiques/Edition du week-end/Notre site/Archives/

 
Français>>OpinionMise à jour 20.05.2010 16h46
Chine : première lourde condamnation à l'encontre d'un corrupteur

Le quotidien « Legal Daily News » rapporte que le verdict vient d'être prononcé à l'encontre du cas de Huang Guangyu, fondateur et patron de la chaîne de distribution de matériel électrique Gome et ancienne plus grande fortune de Chine, un cas qui intéresse fort l'ensemble de la société chinoise. Pour ce qui est de la sentence (condamnation de quatorze ans de prison ferme), Lin Ji, spécialiste connu en matière de la lutte contre la corruption et professeur au Département des sciences politiques et juridiques de l'Ecole du Parti relevant du Comité central du Parti communiste chinois, a indiqué qu'il sera possible que le cas de Huang Guangyu devienne une ligne de démarcation dans l'histoire de la lutte entre corruption et anticorruption.

On apprend que le deuxième tribunal populaire de seconde instance de Beijing a rendu verdict le 18 mai contre Huang Guangyu le condamnant à quatorze de prison ferme pour "pots-de-vin, délit d'initié et pratiques d'affaires illégales". Le coupable s'est vu en outre infliger d'une amende de 600 millions de yuans RMB (plus de 70 millions d'euros), tandis que les actifs en sa possession de 200 millions de yuans (près de 24 millions d'euros) sont saisis et confisqués.

D'après Lin Ji, le jugement de l'affaire Huang Guangyu revêt une grande portée significative, car c'est la première fois en Chine que dans le jugement d'un grave cas de corruption, un corrupteur est condamné à une lourde peine de prison.

« Huang Guangyu a corrompu un grand nombre de gens qui lui sont utiles, ce qui lui a permis d'établir et de disposer d'un colossal réseau de relations sociales qui favorise énormément des affaires. », a fait remarquer Lin Ji qui a ajouté qu'autrefois, pour faciliter le recueil de témoignages et l'acquisition de preuves, les autorités concernées utilisaient souvent les corrupteurs en tant que « témoin de grave faute », ce qui, à un certain degré, allégeait la peine de ces derniers.

On désigne par « témoins de faute » les suspects qui ont des charges contre eux, mais qui acceptent d'aider les organes judiciaires à démasquer leurs acolytes, leurs complices ou bien d'autres suspects et dans la justice chinoise, on penchait souvent sur l'idée de punir légèrement les corrupteurs afin de pouvoir les utiliser pour démasquer ceux qu'ils ont corrompu et aux deux dernières sessions de l'APN (Assemblée populaire nationale) et la CCPPC (Conférence consultative politique du Peuple chinois), des députés et des représentants venus du domaine de la justice ont même présenté des motions demandant d'établir au plus vite un système d'exemption de poursuite et de sanction pénale à l'encontre des « témoins de faute » dont les corrupteurs.

Toutefois, la sentence prononcée à l'encontre de Huang Guangyu montre clairement que les autorités judiciaires compétentes sont résolues à punir sévèrement les corrupteurs, ce qui a pour but de renforcer efficacement la lutte contre la corruption et de l'élever à un nouveau niveau.

Un responsable du secteur de la justice, qui désire demeurer inconnu, a indiqué que le corrupteur est en fait la base et la source de la corruption et parfois c'est celui-ci qui « oblige » et qui « force » quelqu'un dont il a besoin à s'avilir en acceptant le pot-de-vin ou le dessous-de-table. Pour ses intérêts personnels et pour pouvoir gagner encore plus de profits et d'avantages, les corrupteurs font tout pour soudoyer et corrompre des fonctionnaires d'Etat et pour saper et porter atteinte à l'édification économique du marché. Leur comportement et les moyens dont ils se servent constituent en fait le foyer qui pousse à la croissance de la corruption, c'est pourquoi ils doivent être certainement punis par la loi.

« En réalité, dans le rapport présenté aux deux sessions de l'APN et de la CCPPC de cette année par le Parquet suprême, il y a une phrase mentionnant tout particulièrement la punition à infliger aux corrupteurs. Cette phrase-là transmet un signal clair et important et traduit la volonté des organes judiciaires du pays de renforcer et d'intensifier la poursuite et la punition à l'encontre des corrupteurs. », a conclu Lin Ji.




Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
La Chine espère que l'accord tripartite permettra de résoudre le problème du nucléaire iranien
Un avion de ligne s'est écrasé en Afghanistan avec 43 personnes à bord
La réévaluation du Yuan pourrait être mise en veilleuse
La Chine doit redoubler de vigilance vis-à-vis de l' « effet papillon » de la crise d'endettement de la Grèce
Le cinéma chinois doit aider les spectateurs étrangers à « renouveler » leur impression sur la Chine
France : la classe moyenne s'inquiète de plus en plus de la baisse de son niveau de vie
Pourquoi la France pense-t-elle interdire aux femmes de porter le « voile intégral » en public ?