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Français>>OpinionMise à jour 25.05.2010 11h06
Chute brutale de l'euro : la Chine continuera-t-elle à racheter les dettes publiques européennes ?

La Quotidien pékinois « Beijing Youth Daily » rapporte que le taux de change de l'euro a continuellement baissé depuis l'éclatement en Europe de la crise d'endettement et que cette baisse est la plus grave et la plus sérieuse de ces quatre dernières années. Ces derniers temps, les médias internationaux accordent une attention particulière à la réaction des banques centrales des principaux pays du monde pour voir si elles ont l'intention, à cause de cela, de ralentir ou de suspendre la diversification des réserves de devises et ils se préoccupent surtout de l'attitude de la Banque populaire de chine (banque centrales chinoise) qui dispose de la plus grande et importante réserve mondiale de devises. Toutefois, la plupart des spécialistes chinois en la matière pensent l'affaiblissement considérable de l'euro n'empêchera pas la Chine de poursuivre ses efforts en vue de la diversification de ses réserves en devises étrangères, car celle-ci est un courant qui revêt une importance à long terme. Cependant, vu de la situation actuelle, la crise de l'euro apporte effectivement des difficultés à la Chine quant à la gestion et au contrôle de ses réserves en devises.

* La dévaluation de l'euro occasionne des pertes aux réserves chinoises en devises étrangères.

D'après les données statistiques établies par le Bureau d'Etat du contrôle des devises, le volume global des réserves en devises de la Chine se chiffre au mois de mars de cette année à 2447,084 milliards de dollars US. Le Département américain au Trésor a établi de son côté des données statistiques qui indiquent qu'au même moment, la Chine détient des dettes publiques américaines dont le montant atteint 895,2 milliards de dollars, soit 36,58% du volume global des réserves chinoises en devises, tandis que ce pourcentage était de 40,30% en octobre 2009,. Ainsi, la part des dettes publiques américaines dans le volume global des réserves en devises de la Chine a diminué de 3.72 points au cours des cinq mois allant d'octobre 2009 à mars 2010.

La composition concrète des réserves en devises chinoises a toujours été un secret bien gardé. Parmi ces dernières, les deux tiers sont composés peut-être d'actifs en dollars US et 25% peut-être en euro. Alors, la crise de celui-ci suffira-t-elle à influencer la Chine pour qu'elle revoie sa décision de la diversification de ses réserves en devises ? Pour répondre à cette question, Xia Bing, membre de la Commission de la politique monétaire de la Banque populaire de Chine, a accordé une interview à des journalistes étrangers et il leur a affirmé que la baisse brutale de l'euro n'aura aucune influence sur la diversification des énormes et colossales réserves en devises de la Chine. D'après lui, le dollar américain maintiendra sa position de principale monnaie dans le processus de la diversification des réserves chinoises en devises. Toutefois, vu à long terme, la Chine doit continuer à augmenter sa détention de réserves en or. Il a réaffirmé en même temps que la position de la Chine est claire, juste et précise quant à la réforme du taux de change du renminbi (RMB, monnaie chinoise), c'est-à-dire qu'il sera établie à cet effet un mécanisme de supervision formé sur la base du taux de change flottants.

* La diversification des réserves chinoises en devises demeure inchangée.

Zhang Ming, Secrétaire général du Centre d'études des Finances internationales de l'Académie des Sciences sociales de Chine, a indiqué que la crise d'endettement souverain dans la zone euro a accru les difficultés de la Chine quant à la gestion et au contrôle monétaires. Pour certains autres économistes, ils pensent qu'avec le temps, les transactions ayant le dollar américain comme monnaie de règlement diminueront certainement, c'est pourquoi la détention de l'euro et la détention accrue de cette monnaie dans certains cas répondent aux intérêts de l'Etat chinois. Il y a d'autres analystes qui croient qu'il sera possible que les banques centrales de divers pays envisageront d'augmenter la détention de monnaies dont la circulation est relativement bonne, dont par exemple le dollar canadien et le dollar australien, car la situation financière du Canada et de l'Australie est plutôt bonne et stable. Les pays qui disposent d'importantes réserves en devises sont obligés à court terme et en cas de besoin de détenir des monnaies qui ne sont ni le dollar américain, ni le yen japonais et ni l'euro, ce afin de pouvoir diversifier les espèces de monnaies. Vu à long terme, ils doivent envisager de diminuer dans de fortes proportions le rythme de croissance des réserves accumulées.

William Tang, inspecteur général d'analyses tactiques des dettes publiques américaines de Royal Bank of Scotland, a déclaré récemment qu'en tant que gestionnaire et contrôleur d'une telle colossale quantité de réserves en devises, on est obligé de choisir la diversification dans l'investissement. En réalité pour ce qui est de la Chine, elle n'a pas beaucoup de choix quant aux investissements de ses réserves en devises. En dehors du marché des dettes publiques américaines, il y a le seul marché européen des dettes qui a la capacité d'accepter l'énorme quantité de réserves en devises de la Chine. L'Europe est confrontée actuellement à une grave crise d'endettement. Vu à moyen et à court terme, la Chine continuera à acheter les dettes publiques américaines. D'après William Tang, dans les six mois qui suivront le mai 2010, les dettes américaines rapporteront certains avantages et profits aux investisseurs. Le marché américain des dettes, qui est toujours le marché des dettes le plus grand et le plus fluide marché de dettes du monde, c'est pourquoi il continue à exercer une grande force d'attraction sur les investisseurs.

La dévaluation de l'euro est toujours contrôlable et ce n'est pas le moment d'intervenir.

Des spécialistes ont indiqué que le taux de change de l'euro n'est pas encore au niveau bas de son histoire et même si sa baisse continue et persévère, il n'est pas certain que celle-ci cause beaucoup de dégâts et apporte de graves ennuis à l'économie mondiale.

Hier dans la matinée, Bruce Kasman, économiste en chef et Directeur des études économiques de JPMorgan Chase, et Jan Loeys, responsable de l'allocation globale d'actifs chez JP Morgan Securities, qui séjournent actuellement en Chine, ont rencontré hier à Beijing des journalistes à qui ils ont fait part de leur optimisme quant à l'influence de la crise de l'euro.

Bruce Kasman a dit : « En réalité, nous pouvons constater que par rapport au taux de change du dollar américain, l'euro n'a pas du tout atteint le niveau le plus bas de son histoire. ». Il a ajouté que le comportement faible de l'euro se rapporte pour l'essentiel à la tendance et au comportement de l'économie mondiale dans son ensemble. Il reconnaît que cela pourrait tout naturellement produire ses effets sur les entreprises et sur les foyers, et même influencer la décision à prendre par les décideurs. Cependant pour le moment, cette influence est toujours relativement tiède et tempérée et il doit y avoir des moyens permettant de régler les problèmes.

Quant à Jan Loeys, il a dit que la dévaluation de l'euro compromettra principalement l'Europe et les marchés émergents de l'Asie (la Chine non comprise) et ses effets sont moindres comparés à la dévaluation du dollar américain. Selon lui, le taux de change entre euro et dollar US pourrait atteindre au plus bas de 1 : 1,15 à 1 : 1,2, mais en aucun cas il ne pourra dévaluer encore plus.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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