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Français>>OpinionMise à jour 11.06.2010 16h52
Pas d'« atterrissage économique brutal » pour la Chine

La Chine ne risque pas de connaître une double chute, bien que cela puisse être possible dans certains pays à forts revenus, a déclaré jeudi Justin Yifu Lin, économiste en chef à la Banque Mondiale.

Il s'exprimait en réponse aux spéculations selon lesquelles la troisième plus forte économie du monde pourrait connaître un atterrissage économique brutal.

« Le gouvernement chinois aura une marge fiscale suffisamment large même si le pire des scénarios se concrétise dans les pays européens, un des plus grands marchés pour les exportations chinoises », a dit M. Lin lors d'une conférence vidéo avec des représentants des médias d'Asie, après que la Banque ait publié ses Perspectives Economiques Mondiales 2010.

Il a déclaré que la Chine pourrait adopter des mesures fiscales positives et attirer les investissements étrangers afin d'améliorer l'environnement et les infrastructures et stimuler la croissance si un ralentissement intervenait sur les marchés extérieurs.

Lors du premier trimestre de cette année, l'économie chinoise a connu de manière inattendue une forte poussée de croissance, son PIB ayant augmenté d'un étonnant 11,9% d'une année sur l'autre, éveillant des inquiétudes au sujet d'une possible flambée de l'inflation et de potentielles bulles financières.

Le gouvernement et les régulateurs, en réaction, ont réduit les liquidités disponibles et freiné l'expansion du secteur de l'immobilier afin d'éviter que l'augmentation des prix ne se transforme en crise.

Ces mesures restrictives, cependant, ont provoqué une baisse de l'activité économique et suscité la crainte générale d'un ralentissement, en particulier dans le contexte de l'éruption de la crise de la dette.

D'après M. Lin, le gouvernement devrait ajuster sa politique afin de faire face à la nouvelle situation, mais a insisté sur le fait que la Chine était capable d'atteindre un objectif de croissance de son PIB de 9,5% cette année.

D'après la Banque, dans son rapport, la croissance économique de la Chine devrait baisser à 8,5% en 2011 et 8,2% en 2012.

Elle prévoit aussi que la reprise économique mondiale devrait se poursuivre, avec une croissance moyenne du PIB de 2,9% en 2009 et 3,3% en 2010, mais la crise de la dette européenne a créé de nouveaux obstacles sur la route d'une croissance durable à moyen terme.

« Les meilleures performances des pays en développement dans un monde actuel de croissance multi-polaire sont rassurantes », dit M. Lin, qui a appelé les pays à fort revenus à saisir les opportunités offertes par une plus forte croissance dans les pays en développement afin que le rebond perdure.

En effet, plus de 40% de la croissance totale de l'économie mondiale l'année prochaine devrait provenir des pays en développement, dit Andrew Burns, Responsable de la macroéconomie du monde à la Banque Mondiale.

Sans tenir compte de la façon dont la crise de la dette va évoluer dans une Europe à forts revenus, on ne peut exclure qu'une deuxième vague de crise financière ne secoue certains pays émergents d'Europe ou d'Asie Centrale, ou la multiplication des prêts non performants et des niveaux « significatifs » de dettes à court terme pourraient menacer la solvabilité du secteur bancaire, a ajouté M. Burns.

« Les pays en développement ne sont pas à l'abri des effets d'une crise de la dette souveraine des hauts revenus », a-t-il dit.

Alors que la crise de la dette européenne a été temporairement mise sous contrôle, une dette souveraine en hausse prolongée pourrait provoquer un renchérissement du crédit et réduire les investissements et la croissance dans les pays en développement, a-t-il précisé.

La Banque prévoit, pour les pays à forts revenus, une croissance située entre 2,1 et 2,3% en 2010, insuffisante pour effacer la baisse de 3,3% en 2009, suivie d'une croissance située entre 1,9 et 2,4% en 2011.

Les politiques éventuelles destinées à favoriser des coupes plus sévères dans les déficits de ces pays pourraient amener une croissance à moyen terme tant dans les pays en développement que dans ceux à forts revenus, en réduisant les coûts d'emprunt des pays à fort revenus, a dit M. Burns.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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