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Français>>OpinionMise à jour 17.06.2010 09h53
Les multinationales doivent respecter les lois chinoises

Les experts du commerce chinois ont déclaré mardi que les tentatives de Google de qualifier les restrictions sur l'internet en Chine comme une barrière au libre-échange n'ont aucun fondement, car la réglementation concernant l'internet en Chine s'applique à tout le monde et reste en conformité avec les règles de l'Organisation mondiale du commerce.

Ils ont ajouté que les entreprises multinationales doivent respecter les lois et règlementations locales si elles veulent mener une activité commerciale en Chine.

« Il est tout à fait compréhensible que des pays différents puissent avoir des lois et des règlements différents concernant l'internet», a déclaré Wang Lequan, directeur du Centre de recherche sur les sociétés multinationales au ministère du Commerce.

«Tant que ces réglementations respectent l'engagement de la Chine à l'Organisation mondiale du commerce, les multinationales doivent également les respecter».

Google Inc a annoncé la semaine dernière que le moteur de recherche est en train d'inciter les États-Unis et les gouvernements des pays européens à faire pression sur la Chine pour lever les restrictions sur l'internet, sous prétexte que ces restrictions seraient un obstacle au libre-échange.

Le principal avocat de Google David Drummond a déclaré que les limitations imposées par la législation chinoise mettent Google dans une situation défavorable et donnent un avantage commercial aux concurrents locaux, comme le moteur de recherche Baidu.

«La réglementation sur l'internet en Chine s'applique à toutes les compagnies « dot.com » qui mènent une activité commerciale en Chine. Et Google, mais aussi les compagnies locales, comme Baidu, sont soumises au même règlement », a indiqué un spécialiste de China Society for World Trade Organization Studies.

« En fait, la part de marché de Google en Chine a augmenté de façon significative depuis son entrée en Chine », a déclaré ce responsable.

Selon Analysys International, la part de marché de Google en Chine a augmenté de 22,8% en 2006 à 35,6% au quatrième trimestre de l'année dernière, tandis que la part de Baidu est passée de près de 70% à 58%.

La société a annoncé en janvier qu'elle ne voulait plus être confrontée à la limitation d'activité de son site chinois Google.cn et a transféré son site interne en mars sur le portail de Google à Hong-Kong, car il ne possède pas les mêmes restrictions.

La part de marché de Google en Chine a donc baissé jusqu'à 30,9% au premier trimestre, les annonceurs ayant été moins enclins à travailler avec le moteur de recherche, indique Analysys International. En même temps, la part de marché de Baidu a augmenté jusqu'à 64% de 58,4% durant le même période.

La loi chinoise interdit la diffusion du «contenu critiquant le pouvoir de l'Etat, visant à saboter l'unité nationale, portant atteinte à l'honneur et aux intérêts nationaux, et incitant à la haine ethnique et mettant en péril l'intégrité territoriale ». Par ailleurs, des sites diffusant un contenu pornographique et faisant de la propagande terroriste sont également interdits, conformément au premier Livre blanc sur l'internet en Chine, publié la semaine dernière par le Conseil des Affaires d'Etat.

La loi aborde pour la première fois l'idée de la « souveraineté de l'internet », pour expliquer les exigences du gouvernement, selon lesquelles les entreprises opérant dans le secteur IT doivent obéir toutes à la législation chinoise.

« Je pense que le fait que Google se soit retirée du continent chinois n'est pas purement une décision basée sur des raisons commerciales », a déclaré Christopher Liu, un consultant basé à Beijing.

Il a précisé que les multinationales doivent respecter la législation locale, si elles veulent mener une activité commerciale dans ces pays.


Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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