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Français>>OpinionMise à jour 18.06.2010 16h03
Parlons un peu de l'idée « l'économie chinoise, la seule à être prospère parmi tant d'autres »

L'affirmation « l'économie chinoise est la seule à être prospère parmi tant d'autres » ne date pas d'aujourd'hui, car elle s'est fait entendre, à l'étranger comme en Chine, il y a à peu près une décennie. A la fin du siècle dernier, lors de l'éclatement en Asie de la crise financière, la Chine a fait preuve d'une grande responsabilité, de fermeté et de pondération et lui faisant face, ce qui a aidé toute l'Asie à surmonter les difficultés apportées par la crise et à traverser cette période difficile. Déjà à ce moment-là, l'idée de « la seule prospère et florissante parmi tant d'autres » se faisait entendre. Puis, avec l'arrivée du nouveau siècle, l'économie chinoise a continué à connaître un rythme de croissance relativement rapide et élevé, tandis que celui-ci est plus lent et plus bas quant à l'économie des pays développés. Ensuite après l'éclatement de la crise financière internationale survenue fin 2008, l'économie de ces pays a connu de graves et sérieuses difficultés qui l'ont projeté dans le fond pour une croissance négative. L'année suivante, c'est-à-dire en 2009, l'économie chinoise a réussi à maintenir une croissance de plus de 8%. Au premier trimestre 2010, la croissance de l'économie chinoise a atteint et dépassé les deux chiffres et cette idée se propage et se fait de plus en plus entendre. Par exemple, le quotidien français « Le Figaro » a publié le 2 avril dernier en première page un article portant le titre de « Croissance insolente de l'économie chinoise ».

Quant à moi, je pense que l'idée de « l'économie chinoise est la seule prospère et florissante parmi tant d'autres » n'est pas tellement juste, précise et exacte et les raisons sont les suivantes :

Tout d'abord, depuis le nouveau siècle, la Chine n'est pas le seul pays du monde dont l'économie connaît une croissance relativement rapide et on peut citer comme exemple plusieurs pays industrialisés émergents, dont l'Inde, qui se développent également à un rythme rapide. Parmi ces pays industrialisés émergents, chacun dispose de ses particularités spécifiques et de ses avantages distinctifs, et tout cela constitue la nouvelle perspective graphique et le nouveau plan territorial de l'économie mondiale du vingt et unième siècle. A cet effet, la Chine ne désire aucunement à être la « seule prospère » ni la « seule florissante », car cela ne répond complètement pas ni ne correspond pas du tout à la réalité actuelle.

Ensuite, l'économie est-elle « prospère » et « florissante » ? Cela n'est pas déterminé seulement par la croissance du PIB (Produit intérieur brut) du pays en question, car cette méthode statistique complètement bornée est limitée par la valorisation des activités économiques et c'est pourquoi elle revêt un caractère restrictif. La structure économique est-elle juste et raisonnable, la force interne de l'économie est-elle pleine d'énergie et débordante de vigueur, le développement économique et social est-il équilibré, le développement économique et l'environnement écologique sont-ils coordonnés et en harmonie, le mode de développement économique est-il durable … etc., tous ces facteurs-là sont d'importants indicateurs qui décident si l'économie est oui ou non « prospère » et « florissante ». En ce qui concerne la situation actuelle de l'économie chinoise, elle est confrontée à pas mal de problèmes en l'envisageant sur ces points-là et on constate que la Chine doit fournir de plus grands efforts pour pouvoir accomplir la rude tâche de réforme et de développement.

La troisième, je ne suis pas tout à fait d'accord avec l'idée de « la seule à être … » et cela est une raison psychologique. Cette idée peut très facilement nous amener à être satisfait de soi-même, à s'abandonner à l'outrecuidance et à être remplis de fatuité, de vanité et de présomption, alors qu'en réalité, la Chine est toujours un pays en voie de développement dont l'économie se développe de façon déséquilibrée et que pour remédier à cela, il lui faut s'appliquer dans le travail pour pouvoir obtenir le meilleur résultat et se garder de tout comportement d'exagération, d'hypocrisie, de vantardise, d'ostentation et de forfanterie. Il est en fait dans son intérêt qu'on ne lui adresse pas trop d'éloges ni de félicitations.

Enfin, il faut envisager et considérer le développement de l'économie chinoise sous l'angle de vue de l'économie mondiale et de la mondialisation économique. Par exemple, on compte actuellement en Chine un assez grand nombre d'entreprises à capitaux étrangers et il important de savoir si leur développement contribue à la croissance de l'économie chinoise ou bien à celle de l'économie de leurs pays d'origine ? D'après, il semble toutes les deux en bénéficient. Par conséquent, la « prospérité » de l'économie chinoise est en fait une sorte de « prospérité » étroitement liée au monde entier et non pas une « prospérité unique ».

Dans notre monde actuel, il y a de plus en plus de commentaires sur le développement de l'économie chinoise, et surtout parmi les pays occidentaux développés dont les médias s'intéressent tout particulièrement à cela. Certains commentaires expriment souvent des opinions extrêmes sur la croissance économique de la Chine. Les antichinois parlent de l' « effondrement » et de l' « écroulement » de l'économie chinoise, tandis que les prochinois continuent à propager l'idée selon laquelle l' « économie chinoise est la seule à être prospère parmi tant d'autres ». L'économie mondiale connaît actuellement une transformation structurelle, tandis que le développement économique de la Chine fait partie de ce changement structurel. Dans ce contexte-là, chacun a sa réaction psychologique personnelle calme ou violente selon son cas, c'est pourquoi pour certains, ils portent tout à l'extrême et parlent des choses avec exacerbation. En ce qui concerne nous, les Chinois, face à toutes sortes de propos injustes, mensongers, calomnieux et diffamatoires, nous devons garder notre sang-froid et notre lucidité, maintenir notre calme et notre sérénité et demeurer indifférents que ce soit devant les faveur accordées ou bien l'humiliation essuyée. Il nous faut connaître nos propres problèmes et distinguer clairement et précisément la voie dans laquelle nous devons nous engager. Il nous faut déployer tous nos efforts pour mener à bien notre travail et pour élever et développer notre capacité et notre aptitude pour accomplir les tâches qui nous sont assignées. « Celui qui connaît bien soi-même est lucide et clairvoyant », « Celui qui peut vaincre lui-même est d'une force sans égale », notre monde a été toujours ainsi et continue à se développer comme cela.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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