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Français>>OpinionMise à jour 30.06.2010 09h57
Combien de temps la Chine pourra-t-elle rester un pays compétitif?

Malgré de nombreux défis auxquels l'industrie manufacturière chinoise reste confrontée, le pays va garder la palme de la compétitivité dans le secteur manufacturier pendant les cinq prochaines années, mentionne le cabinet de conseil Deloitte dans son récent rapport.

Soutenue par une main d'œuvre qualifiée et non qualifiée relativement abondante, la Chine fait toujours partie des pays les plus compétitifs, avec une production basée sur l'innovation liée aux jeunes talents, le coût de main-d'œuvre et les matériaux bon marché, les coûts énergétiques préférentiels et une politique économique favorable, indique le rapport.

Cependant, la production chinoise reste confrontée à de nombreux défis, notamment la hausse des coûts salariaux et l'éventuelle appréciation du yuan, affirme Rosa Yang, partenaire chez Deloitte Chine, et spécialiste du secteur manufacturier.

«Il n'y a aucun doute : l'appréciation du yuan aura une influence sur l'industrie chinoise, axée sur l'exportation, et particulièrement sur la production bas de gamme », affirme Yang.

« L'industrie manufacturière chinoise va certainement augmenter en valeur, et cela signifie que la Chine va passer de la production haut de gamme à des produits à forte valeur ajoutée», considère Hans Roehm, partenaire associé de Deloitte Global Manufacturing Industry Group.

«Les entreprises internationales sont en train de déplacer leurs centres de recherche et de développement vers la Chine », affirme Roehm.

L'appui du gouvernement en matière de recherche et de l'innovation est un encouragement pour la compétitivité manufacturière de la Chine, indique le rapport.

L'aide au développement de la science, de la technologie et de l'innovation sont cités comme les avantages de la politique gouvernementale actuelle par près de 70% des cadres chinois qui ont participé à l'étude.

Selon les lignes directrices sur les programmes à moyen et à long terme pour le développement de la science et de la technologie (2006-2020), les investissements de la Chine en matière de la recherche et du développement devraient atteindre 2,5% de son PIB d'ici 2020, tandis que la science et la technologie contribuent à plus de 60% du développement du pays. En même temps, la dépendance des technologies étrangères devrait tomber à 30%, voire même moins.

Le système médical et la politique d'immigration sont considérés comme deux des principaux facteurs limitant l'attractivité d'un pays pour la main d'œuvre étrangère qualifiée.

L' « épicentre» pour la fabrication continue de se déplacer vers les marchés émergents – en particulier les pays d'Asie, a déclaré Craig Giffi, chef de l'équipe de recherche, qui a effectué le rapport.

Mis à part la Chine, d'autres géants du marché asiatique comme l'Inde ou la Corée du Sud vont également dominer dans l'indice au cours des cinq ans à venir, indique le rapport.

« Un autre défi pour la Chine, c'est de garder sa position d'un pays manufacturier le compétitif parmi les pays émergents, car ils se rapprochent d'elle actuellement», avertit Hans Roehm.

Le Vietnam, l'Inde et l'Indonésie sont également des candidats à la délocalisation des entreprises étrangères, alors que certaines entreprises envisagent une délocalisation vers des régions moins développées à l'intérieur de la Chine.

Cependant les secteurs de fabrication haut de gamme ne seront pas menacés en Chine prochainement en raison d'une infrastructure plus sophistiquée et l'amélioration du fonctionnement des chaînes d'approvisionnement.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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