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Français>>OpinionMise à jour 02.07.2010 13h04
Des entreprises chinoises empêchées d'investir aux Etats-Unis : un nouveau rideau de fer pour garantir la « sécurité de l'Etat » ?

Une presse étrangère rapporte que le gouvernement américain a obligé une entreprise américaine de fabrication de fibres optiques à renoncer à son projet d'établir une joint-venture avec une entreprise chinoise, à savoir la Société à responsabilité limitée d'investissement Caofeidian de Tangshan, et la raison invoquée par celui-ci c'est que ce genre de coopération constitue une menace pour la « sécurité de l'Etat ».

La « sécurité de l'Etat » constitue-t-elle vraiment une bonne raison pour la décision prise par les autorités américaines ? On apprend que d'après les articles du contrat, il est prévu que l'entreprise américaine vendra 60% de ses affaires de fibres optiques à son partenaire chinois pour la somme de 27,8 millions de dollars US, mais il est indiqué clairement dans les clauses concernées que les activités vendues ne comprennent ni télécommunication par satellite ni fibres optiques de type spécial, ce qui signifie que cette transaction commerciale normale, « double gagnante » pour les deux parties, est sacrifiée une nouvelle fois à des fins politiques et est ainsi « étouffée dans l'œuf » en raison de la « sécurité de l'Etat ».

Les entreprises chinoises, qui se développent et se renforcent chaque jour davantage, ont commencé ces dernières années à appliquer leur tactique de « sortir du pays » pour étendre leurs affaires et leurs activités à travers le monde et le rythme de leur progression dans ce sens s'est nettement et visiblement accéléré, ce qui préoccupent et inquiètent profondément certains pays occidentaux, dont principalement les Etats-Unis, qui commencent à instaurer en raison de la « sécurité de l'Etat » un rideau de fer et une muraille épaisse pour empêcher la progression de celles-ci.

En août 2005, China National Offshore Oil Corporation (CNOOC) a annoncé sa renonciation au projet d'acquisition du groupe pétrolier californien Unocal Corporation et finalement le projet est tombé dans l'eau. La principale raison de cet échec c'était la violente opposition du Congrès américain qui déclarait que le projet d'acquisition constituait une menace pour la « sécurité de l'Etat ».

Fin 2009, le CFIUS (Committee on Foreign Investment in the United States) a obligé la société chinoise Xise International Investment Co. Ltd à renoncer à son projet de fusion-acquisition de la société américaine First gold Corp et à l'accord de coopération dans l'exploitation d'une mine d'or. La raison invoquée c'était que la mine d'or en question se trouve « trop près » d'une base militaire et constitue alors une menace pour la « sécurité de l'Etat ».

La raison invoquée par le CFIUS a franchement surpris et étonné le PDG de First gold Corp Terry Lynch qui n'y comprend plus rien. Il a indiqué franchement qu'il ne voit pas comment l'exploitation en commun d'une mine d'or pourrait nuire à la « sécurité de l'Etat », car la mine existe depuis les années 80 du siècle dernier et surtout qu'elle est à une distance de plus de soixante dix à quatre vingt kilomètres de la base militaire concernée et qu'à ses environs il y a d'autres sociétés étrangères qui sont en train d'exploiter des mines.

L'année dernière, Chinalco a investi des fonds dans un projet de coopération avec le géant minier anglo-australien Rio Tinto, mais le projet n'a pu être réalisé et les deux parties « se séparer » en raison de l'inquiétude et de la préoccupation du gouvernement australien et de la masse populaire australienne quant à la stratégie et à la sécurité de leur pays. Par la suite, l'Australie a une fois de plus invoqué la raison de la « sécurité de l'Etat » pour opposer un refus net et catégorique à la demande formulée par une succursale de la Société sidérurgique de Wuhan au sujet de l'achat d'actions du projet d'exploitation de la magnétite de Hawks Nest.

Vu superficiellement, dans tous ces cas-là, on parle de façon ronflante et pompeuse du problème de la « sécurité de l'Etat ». En réalité, il est dévoilé que les Etats-Unis et certains autres pays occidentaux adoptent une attitude et une position sceptiques, discriminatoires et même hostiles à l'égard de la Chine, dont l'économie se développe raidement et qui désire investir à l'étranger. Ces pays ont toujours des difficultés pour se débarrasser de la discrimination qu'ils ont toujours appliquée à l'encontre de la Chine sur le plan économique et politique, tandis que l'idée de la Guerre froide qui devait être depuis longtemps jeté dans la poubelle de l'histoire faisait de temps en temps sa réapparition pour être utiliser dans le but de s'opposer et de nuire aux autres.

Sous la couverture de la « sécurité de l'Etat » il est en outre caché et dissimulé la mentalité occidentale de « protection de l'investissement » : même si une entreprise est au bord de la faillite et qu'il lui faut être achetée d'urgence par un autre pour pouvoir survivre, même si la partie chinoise, d'une compétitivité sans égale, est capable de payer un prix très élevé, ces pays-là ne souhaitent pas que les entreprises chinoises viennent chez eux pour investir et pour faire l'acquisition.

Après le retrait de CNOOC de la concurrence pour l'acquisition d'Unocal Corporation, Chevron Corporation, qui est la deuxième compagnie pétrolière des États-Unis derrière ExxonMobil, n'a plus de rival et son projet de fusion-acquisition demeure le seul choix pour les actionnaires d'Unocal. Finalement, le grand gagnant dans cette affaire c'est Chevron qui a réussi ainsi l'acquisition à un prix inférieur de plus d'un milliard de dollars US par rapport à son offre initiale, alors que les actionnaires d'Unocal ont perdu 5 dollars US par action.

La société chinoise Huawei a vécu à peu près la même chose lorsqu'elle a envisagé en 2008 de faire l'acquisition de 3Com, une société américaine spécialisée dans les équipements réseau qui a été par la suite fait l'objet de fusion-acquisition par une autre société américaine, à savoir Hewlett-Packard.

Au Sommet du G-20 qui vient d'être clos à Toronto, au Canada, il a été publié une déclaration dans laquelle tous les pays participants se sont engagés à boycotter la façon de faire de dresser ou d'élever la barrière commerciale d'investissement dans les domaines des produits marchands et du service. Il y est indiqué en outre que dans la situation actuelle où la menace de la crise financière n'est pas totalement dissipée, le G-20 a pris la décision d'ouvrir le marché et de procurer davantage d'opportunités au commerce et à l'investissement et que cette décision est tout à fait juste et opportune.

Lors du deuxième tour du dialogue stratégique et économique Chine – Etats-Unis, tenu en mai dernier à Beijing, la partie américaine a pris un engagement solennel quant à l'amélioration de l'environnement d'investissement pour les entreprises chinoises et a promis de leur accorder un traitement équitable et impartial, le processus appliqué par le CFIUS doit traiter de façon juste et équitable tous les investisseurs étrangers, quelque soit leur pays d'origine.

Les capitaux étrangers jouent un rôle de plus en plus important dans la croissance économique stable et durable de certains pays occidentaux, et tout particulièrement les Etats-Unis. C'est pourquoi il est souhaitable que ces derniers non seulement fassent oralement des promesses, et ce qui est plus important c'est qu'ils les traduisent par des actes réels et concrets, ce afin que les investisseurs chinois puissent être convaincus qu'ils continueront à appliquer une « politique d'investissement ouverte » et surtout ne pas invoquer des prétextes qui n'ont aucun rapport avec la « sécurité de l'Etat » pour intervenir dans les affaires normales d'investissement.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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