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Français>>OpinionMise à jour 28.07.2010 09h47
Sûre de son bon droit, la Chine doit insister pour que l'OMC prenne en compte ses réclamations

Le Ministère chinois du Commerce a déclaré récemment que jusqu'à 2010, la Chine a totalement et complètement rempli tous les engagements qu'elle a pris lors de son adhésion à l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) et qu'elle a établi un système économique et commercial entièrement conforme aux règles de celle-ci en devenant ainsi l'un des marchés les plus ouverts dans le monde.

L'adhésion à l'OMC constitue en fait un jalon important dans le processus de l'ouverture de la Chine vers l'extérieur et de l'internationalisation de son économie. En envisageant l'avenir, il est important pour notre pays de continuer à étendre et à élargir son ouverture. Toutefois, tout en observant et en respectant les règles de l'OMC, nous devons préserver et protéger les intérêts justes, raisonnables et bien fondés de notre pays, jouer un rôle plus important dans les négociations du Cycle de Doha et contribuer par nos efforts à ce que les règles commerciales internationales progressent et s'améliorent de façon à être favorable au développement.

Depuis son adhésion à l'OMC en 2001, la Chine a déployé de grands efforts pour accroître son commerce import-export dont l'ampleur s'est étendue dans de fortes proportions. Selon les données statistiques établies par l'OMC, de 2001 à 2008, le volume des exportations mondiales et celui des importations mondiales se sont accrus respectivement de 1,6 fois et de 1,53 fois. En ce qui concerne la Chine, son volume export et son volume import ont augmenté respectivement de 4,37 fois et de 3,65 fois, ce qui est de loin supérieur au niveau moyen mondial. La part du volume export de la Chine par rapport au volume global mondial export est passée de 4,3% à 8,89%, alors que la part du volume import de 3,76% a augmenté à 6,9%. En 2009, la Chine a détrôné l'Allemagne pour devenir le plus grand pays exportateur du monde. Il a fallu seulement de neuf ans à la Chine pour qu'elle devienne rapidement un grand pays commercial.

L'extension rapide des exportations chinoises fournit continuellement et sans arrêt au monde entier toutes sortes de produits et de marchandises de bonne qualité et à bas prix. M. Alan Greenspan, ex-président de la Réserve fédérale américaine (FED) (la Banque centrale des Etats-Unis), a indiqué que tout en améliorant le bien-être des consommateurs, les articles et les produits Made in China ont réussi à maintenir un bas niveau d'inflation. Quant aux importations chinoises, leur croissance rapide a fournit une puissante force motrice de demande favorable à la croissance économique des autres pays du monde. Et tout particulièrement après l'éclatement de la crise financière internationale, lorsqu'un grand nombre de pays ont appliqué d'urgence des mesures de protectionnisme commercial, la Chine, qui s'est persistée à agrandir et à élargir son ouverture et à accroître ses importations, est devenue une importante force poussant l'économie mondiale à sortir de l'impasse. Le 31 mai 2010, l'OMC a procédé au troisième examen de la politique commerciale chinoise et elle a hautement apprécié la décision prise par la Chine d'augmenter ses importations malgré les problèmes apportés par la crise financière et économique internationale.

L'environnement d'investissement et le marché public sont pour le moment les deux problèmes clés de notre pays qui intéressent le plus le monde extérieur. Nous devons admettre et reconnaître qu'il existe des défauts et des insuffisances quant à l'environnement d'investissement de notre pays et qu'il y a effectivement des choses à rendre meilleures. Dans les « Certaines idées sur l'utilisation au mieux des capitaux étrangers », publiées le 6 avril dernier par le Conseil des Affaires d'Etat, il est indiqué l'orientation à suivre et les mesures à prendre susceptibles de rendre meilleur l'environnement d'investissement. Cependant, ont doit admettre et reconnaître également que depuis la réforme et l'ouverture sur l'extérieur, les entreprises étrangères d'investissement installées en Chine ont toujours jouit pendant de longues années et dans de nombreux domaines d'un « traitement préférentiel supranational » quant à la location foncière, à la fiscalité, à l'énergie, aux ressources, à l'environnement, … etc. Si le monde extérieur considère que la suppression de ce genre de « traitement préférentiel supranational » comme une sorte de « détérioration » de l'environnement d'investissement en Chine, cela démontre justement que ce sont des intérêts raisonnables et bien fondés de notre pays qu'il est important de persister et de préserver.

Pour ce qui est du problème du marché public, nous devons le traiter de façon prudente. Même si nous ayons adhéré à l' « Accord sur les achats publics » de l'OMC, il est toujours impossible que nous soyons effectivement sur le même pied d'égalité avec les pays développés quant à l'ouverture du marché. Car, dans le domaine des high-techs, les pays développés disposent d'avantages anticipés, ce qui les place dans une position favorable quant à l'élaboration et à l'application des règles internationales du moment qu'ils possèdent une inertie dominante ainsi que de riches expériences en la matière. Par conséquent, si l'on ne penche pas, lors des achats publics, vers les produits d'innovation autonome, il serait possible alors que l'innovation technique de notre pays soit privée de la plus importante force de soutien. Sur ce point-là, nous devons insister et persister fermement et énergiquement pour que nos réclamations puissent être prises en compte par l'OMC.

Huit années se sont écoulées depuis le lancement en janvier 2002 des négociations sur le Cycle Doha. Le présent tour des négociations tout en se portant sur le libre-échange et l'ouverture s'intéresse également au sujet du « développement ». Toutefois, pour les pays développés qui sont le plus souvent les bénéficiaires du libre-échange et de l'ouverture, ils s'intéressent tout particulièrement au libre-échange, tandis que pour les pays en voie de développement, ils insistent plutôt sur le développement et sur l'équité. Pour ce qui est de la Chine, elle occupe actuellement une position particulière au sein de la structure commerciale internationale. D'un côté, sa position de grand pays commercial augmente son poids pour les propositions qu'elle formule ; de l'autre côte, faisant partie des pays en voie de développement, elle a beaucoup de points communs avec ces derniers quant à la préservation de leurs droits et intérêts. Dans cette situation-là, il lui est possible alors d'envisager le renforcement de l'étude en coulisse et le rôle de médiateur et de conciliateur en avant-scène, ce qui lui permettra d'accroître sa force d'influence dans les négociations du Cycle Doha et de contribuer par ses efforts, tout en préservant le système de commerce multilatéral, à la progression des règles commerciales internationales plus équitables et plus favorables au développement.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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