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Français>>OpinionMise à jour 12.08.2010 16h45
Les travailleurs chinois à l'étranger rencontrent trois difficultés dans la défense de leurs droits et intérêts légitimes

Avec l'apparition de plus en plus de Chinois dans les autres pays du monde, les problèmes de litiges et de conflits entre travailleurs chinois et leurs employeurs s'aggravent de jour en jour et commencent à susciter l'attention et la préoccupation du public international. Alors, pour les ouvriers chinois qui travaillent à l'étranger, comment doivent-ils agir correctement pour pouvoir défendre et préserver effectivement et efficacement leurs droits et intérêts légitimes ?

Beaucoup d'inquiétude au sujet du traitement salarial des travailleurs chinois.

Le 5 et le 6 août, une centaine de cueilleurs de fruits d'origine chinoise, brandissant des pancartes sur lesquelles étaient écrites leurs revendications, ont manifesté en Suède sur une route et se sont assis en silence en signe de protestation. Cette manifestation à revendications salariales a suscité un certain bouleversement parmi la population locale, du fait que ce genre de cas n'est aucunement unique dans le pays et même dans toute l'Europe. L'hebdomadaire allemand « Der Spiegel » (Le Miroir) a mené une enquête dont le résultat montre qu'en Allemagne, les cuisiniers d'origine chinoise travaillent au moins 65 heures chaque semaine, tandis que leur salaire mensuelle est en moyenne seulement de 600 euros, ce qui est de loin inférieur au salaire, qu'ils doivent toucher d'après le barème salarial allemand, et qui est au moins de 3.000 euros.

Quant aux ouvriers chinois qui s'adonnent à l'étranger au travail manuel dans le secteur de la construction, ils sont souvent obsédés par le problème du bas salaire. Sous les effets de la crise financière internationale, il y a beaucoup d'instabilité dans les divers secteurs d'activités et la rémunération du travail s'empire de jour en jour. Deux ans auparavant, plusieurs centaines d'ouvriers chinois du bâtiment sont venus en Ukraine pour y trouver du travail. Ce qui les a profondément étonné et surpris c'est qu'ils ont constaté que ce qu'ils gagneront en travaillant dans ce pays ne suffit même pas à rembourser les droits de courtage et les autres frais qu'ils ont dépenser pour pouvoir réaliser leur rêve de gagner de l'argent à l'étranger. Pour ce qui est de leurs collègues qui sont allés en Israël, leur sort est à peu près pareil et même pire. : travail manuel de plus de dix heures chaque jour et un salaire journalier de 42 dollars US, ce qui fait qu'ils ont de grandes difficultés à survivre.

Face à l'exploitation, à la frustration ainsi qu'à l'empiètement sur leurs droits et intérêts, certains travailleurs chinois ne se résignent pas être des « agneaux doux, muets et silencieux ». Cependant, par suite de diverses raisons, les résultats de leur protestation ne sont pas toujours satisfaisants ni couronnés de succès. Le site web espagnol www.sinonew.net a révélé dernièrement qu'un ouvrier chinois a eu l'audace d'interpeller un responsable d'une société de construction de la grande région de Madrid pour lui demander de payer les arriérés de son salaire qui s'élèvent à cent mille euros. Il a essuyé un refus catégorique et des nervis de la société l'ont roué de coups et il a perdu connaissance dans la rue. Toujours en Espagne, le quotidien en chinois « Qiaoshengbao » (Voix des ressortissants chinois) a rapporté qu'à Barcelone, un travailleur chinois a demandé à son patron espagnol de bien vouloir bien lui payer les arriérés salariaux et ce dernier a eu le toupet de porter plainte contre lui en l'incriminant de « kidnapping »..

Les trois grandes difficultés rencontrées par les travailleurs chinois en défendant leurs droits et intérêts.

La méconnaissance des lois et des règlements locaux sur le travail est le principal point faible des ouvriers chinois. En juillet dernier au Canada, la Fédération des organismes au servie des Chinois a effectué une enquête par questionnaire sur les droits et intérêts des travailleurs chinois et les résultats de l'enquête montrent que parmi les personnes interrogées, 66% n'ont aucune idée sur les règles au sujet de la rémunération pour heures supplémentaires, tandis que 18% ne savent pas qu'il existe l'horaire de travail hebdomadaire fixée par la loi. Il est démontré ainsi l'urgence de procéder à la propagande générale des lois et des règlements en faveur des travailleurs chinois. Il est sûr que si ces derniers ont été capables de défendre leurs droits et leurs intérêts en se servant de l'arme juridique, dans la plupart des cas, les torts qu'on leur a causé auraient pu être évités.

Ensuite, la barrière linguistique et l'écart culturel constituent des difficultés qui empêchent une partie des travailleurs chinois d'exprimer pleinement et de façon compréhensible leurs réclamations. Après l'apaisement de l'incident créé en Suède par des cueilleurs de fruits d'origine chinoise, la responsable du service public de Storuman Christine Asplund a déclaré : « En raison de la barrière linguistique, il a été difficile au début pour nous de savoir ce qu'ils demandent et réclament. Puis, nous avons pu enfin comprendre qu'ils demandaient l'augmentation de leur salaire. ». L'incapacité d'exprimer clairement leurs idées gêne énormément la recherche d'emploi pour une partie des travailleurs d'origine chinoise et certains sont obligés de s'accommoder de la situation en acceptant un travail à bas salaire, lequel est inférieur à leur niveau d'instruction. En outre, il leur est difficile de réfuter par une objection les exigences pointilleuses de leurs employeurs.

D'autre part, pour ce qui est des ouvriers chinois qui se rendent dans des pays lointains pour s'y consacrer au travail manuel, la plupart d'entre eux ont la lourde charge de subvenir aux besoin de leur famille et d'élever leurs enfants, c'est pourquoi ils constituent souvent un obstacle entravant parfois la défense des droits et des intérêts des autres travailleurs. You Chunshan, qui travaille au Centre d'aide juridique du Canada, a fait remarquer que certains travailleurs ne désirent pas être considérés par leurs employeurs comme des « faiseurs d'embarras », car il ont peur d'être licenciés, et ils se cachent derrière leurs compagnons et craignent que les réclamations ne puissent aboutir. D'un autre côté, sous l'influence traditionnelle, certains Chinois préfèrent s'enfermer dans leur tour d'ivoire, du fait que l'idée « ne penser qu'à sa propre perfection en se désintéressant du reste » est profondément enracinée en eux, et le résultat c'est qu'ils se résignent à supporter et à endurer l'oppression économique et n'osent pas ébruiter et dévoiler leur souffrance, ce qui incite leur employeur à profiter de l'occasion pour alourdir l'asservissement.

Une lutte de longue haleine et une tâche lourde et difficile à remplir.

C'est seulement en observant et en respectant la loi et les règlements et en renforçant leur unité et leur solidarité dans leur lutte que les travailleurs chinois pourront préserver et défendre effectivement et efficacement leurs droits et intérêts légitimes. Un nombre croissant d'entre eux ont pris conscience de cela et c'est un progrès réjouissant obtenu dans ce domaine. Xiao Yong, Président de l'Association des syndicats pour la défense des droits et intérêts des travailleurs chinois en Afrique du Sud, a indiqué que la grande majorités des travailleurs locaux ont rejoint les organisations syndicales locales et c'est à travers leur syndicat qu'ils formulent leurs revendications, et surtout leurs réclamations salariales, à leurs employeurs et les résultats sont assez bons. Dernièrement au Japon, une société de couture de la ville de Tottori s'est vu infligée une lourde amende du fait qu'elle procède à des retenues sur les salaires des ouvrières, et c'était deux couturières chinoises qui ont porté plainte auprès du bureau de surveillance du travail de base.

En dehors de tout cela, il existe un autre moyen pour les travailleurs chinois à l'étranger de défendre leurs droits et intérêts, c'est de demander l'aide de l'ambassade de Chine, de la communauté chinoise résidant dans le pays et des associations de branches d'activités. Au début de cette année, il s'est produit toujours au Japon un autre incident provoqué par des stagiaires chinois qui portaient plainte contre les entreprises japonaises qui les employaient mais qui ont toujours du retard dans le paiement de leur salaire. Ayant appris la chose, l'Ambassade de Chine au Japon a pris l'initiative de leur offrir ses bons offices en servant de médiateur entre les deux parties, ce qui a profondément touché les jeunes stagiaires chinois qui ont ressenti ainsi la l'affection et la sollicitude de la mère patrie. Partout dans le monde, la communauté chinoise locale ainsi que les associations de différentes activités apportent leur aide aux travailleurs chinois en leur procurant les informations et les renseignements dont ils ont besoin, en leur apprenant des connaissances sur les lois et les règlements concernés locaux et en leur fournissant des idées sur les emplois susceptibles de les intéresser. Au Canada, il est apparu tout nouvellement un centre de service pour les travailleurs chinois dans la Province d'Ontario et c'est l'un des organismes locaux qui se dévouent à l'intérêt public et qui sont fort bien accueillis pour cela. Avec l'encouragement de tous ces facteurs favorables, nous avons toutes les raisons de croire que la lutte menée par les travailleurs chinois en vue de protéger leurs droits et intérêts légitimes aura un demain meilleur et rempli d'espoir.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Ils experiencent des problemes bien pires ici meme... en Chine
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