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Français>>OpinionMise à jour 27.09.2010 10h22
La dispute entre la Chine et le Japon n'est pas finie

Un livre blanc sur la politique étrangère, publié dimanche, vient de souligner la détermination de la Chine à sauvegarder son territoire alors que la dispute entre la Chine et le Japon au sujet des Iles Diaoyu continue à s'envenimer.

Dimanche, en effet, le Premier Ministre japonais Naoto Kan a une fois encore rejeté les demandes de la Chine pour des excuses et une indemnisation pour la détention illégale du capitaine d'un navire de pêche chinois.

Signe d'une tension croissante, un Japonais a été arrêté à Nagasaki dimanche après avoir jeté une grenade fumigène dans l'enceinte du Consulat général de Chine, a annoncé l'agence de presse Kyodo. Personne n'a été blessé.

Le refus de M. Kan a suivi la déclaration faite samedi par la porte-parole du Ministère chinois des Affaires Etrangères, Jiang Yu, insistant pour que le Japon s'excuse et offre une indemnisation pour la capture du chalutier chinois.

D'après les experts, la façon dont le Parti Démocratique du Japon a géré l'affaire est un exemple typique d'erreur stratégique et a causé des dommages irréparables aux liens bilatéraux.

Le 7 septembre dernier, deux navires de patrouille des Gardes-côtes japonais et un chalutier chinois sont entrés en collision dans les eaux situées au large des Iles chinoises de Diaoyu. Les autorités japonaises ont libéré les quatorze pêcheurs chinois et le navire le 13 septembre, mais ont détenu de manière illégale le capitaine jusqu'à vendredi dernier, après des demandes répétées de la part de la Chine pour sa libération et des avertissements qu'elle aurait recours à défaut à des « mesures de réponse fortes ».

D'après Liu Jiangyong, universitaire spécialisé dans les études japonaises à l'Université Tsinghua, la raison qui explique pourquoi le Japon a causé tant de troubles dans cette affaire est en partie due au manque d'expérience de la nouvelle administration. En plus de cela, certains hommes politiques japonais ont été tentés de jouer la carte de la « menace chinoise » afin de préparer la voie à un projet de mesures de défense anti-chinoises vers la fin de cette année.

Cependant, le Japon s'est retrouvé face à une Chine qui a refusé de transiger sur son intégrité territoriale.
La Chine a réaffirmé dans son livre blanc sur la politique étrangère 2010 que les eaux territoriales faisaient partie de l'intégrité territoriale, de la souveraineté et du développement de la Chine.

L'acte du Japon est une violation grave et un défi impudent à la souveraineté chinoise sur les Iles Diaoyu et leurs îlots adjacents, qui font partie intégrante de la Chine depuis les temps les plus anciens, ont dit diplomates et experts chinois.

« Les Iles Diaoyu appartiennent à la Chine, tant historiquement que géographiquement », dit Zhou Yongsheng, Professeur d'études japonaises à l'Université Chinoise des Affaires Etrangères.

D'après les documents historiques, la Chine a découvert les Iles Diaoyu et les a détenues dès la Dynastie Ming (1368-1644), soit des centaines d'années avant que le Japon n'essaie de les réclamer, a dit le Professeur Zhou, ajoutant que ces îles sont une extension du plateau continental chinois.

« En fait, la communauté internationale soutient aussi la position de la Chine. D'après la Déclaration du Caire de 1943, le Japon doit rendre à la Chine toutes les îles qu'il a envahies », et cela est une affirmation de la souveraineté réelle de la Chine sur les Iles Diaoyu, a ajouté le Professeur Zhou.

Dans une déclaration conjointe signée avec le Japon sur la normalisation des relations diplomatiques le 29 septembre 1972, le Japon a déclaré qu'il comprenait et respectait pleinement la position de la Chine et qu'il continuerait de respecter l'Article 8 de la Déclaration de Potsdam de 1945, selon laquelle : « Les termes de la Déclaration du Caire devront être appliqués et la souveraineté japonaise sera limitée aux îles de Honshu, Hokkaido, Kyushu, Shikoku et autres petites îles mineures comme il est déterminé ».

Wu Jinan, Chercheur en études japonaises à l'Institut pour les Etudes Internationales de Shanghai, décrit l'attitude du PDJ dans cette affaire comme « l'ouverture de la boîte de Pandore ».

« Naoto Kan et le Gouvernement japonais ont dès le tout début de l'affaire pris la mauvaise décision en choisissant de détenir le capitaine chinois », a fait remarquer M. Wu. « Ils voulaient montrer à leur peuple leur 'fermeté à l'égard de la Chine', mais ensuite n'ont pas su gérer la situation ».

M. Wu a également signalé que certains experts japonais, comme Kiyoshi Inoue, ancien professeur d'histoire moderne à l'Université de Kyoto, reconnaissent que les Iles Diaoyu font partie du territoire chinois.

D'après M. Wu, cette dispute a porté atteinte à la confiance, aux liens commerciaux et économiques et à l'amitié mutuels, et ce sera difficile de les restaurer.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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