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Français>>OpinionMise à jour 29.10.2010 17h30
Qui est vraiment Liu Xiaobo ?

Liu Xiaobo, qui a reçu le Prix Nobel de la Paix 2010, a récemment suscité l'intérêt des gens, qui ont envie de savoir un peu plus qui il est.

Né en 1955, Liu a été ouvrier dans sa jeunesse. Il a ensuite décroché son diplôme universitaire en 1984, et a commencé à travailler comme professeur à l'Université Normale de Beijing. Il a eu son doctorat en 1988, et a commencé à attirer l'attention quand il a critiqué certaines personnes célèbres.

Dans un entretien accordé à un éditeur basé à Hong Kong, Liu a dit que la tragédie du peuple chinois n'était pas due à « quelques célèbres empereurs », mais à « chaque Chinois », puisque ce sont les Chinois qui ont créé un système qui a causé leur propre tragédie.

Liu a dit que la Chine aurait besoin d'être une colonie pendant 300 ans avant de pouvoir connaître un « réel changement ». Puis il a dit ensuite que les niveaux de connaissance n'avaient rien à voir avec les diplômes universitaires et que la plupart des étudiants d'université et des diplômés d'université étaient des « déchets ».

Liu montre beaucoup de respect pour le système politique, économique et culturel de l'Occident, et en a fait l'éloge. « Que vous m'appeliez traitre ou patriote, je m'en fiche. Si vous dites que je suis un traitre, alors oui, j'en suis un. Je suis le fils ingrat qui viole les sépultures de ses ancêtres, et je suis fier d'être ce genre de fils », a-t-il dit.

D'après Liu, les Chinois « sont complètement faibles, tant physiquement que psychologiquement », et « n'ont aucune créativité ». Il pense que cela est dû à « la race ».

Liu a dit aussi qu'il avait honte d'être Chinois, et que si son anglais était meilleur, il couperait les ponts avec la Chine. Il a même honte de mentionner le mot « Chine ». Il a même dit que la Chine devrait être divisée en dix-huit régions.

Après les graves troubles politiques de 1989, Liu a été arrêté par la police pour ses activités agitatrices. Il a argumenté avec la police, puis écrit une confession dans laquelle il a exprimé ses regrets et souhaité d'être « utile à la Nation et au peuple ». Du fait de sa bonne attitude, le gouvernement lui a épargné une sanction pénale. Mais hélas, Liu est retourné dans ses travers dès 1991, et a pour cela été envoyé dans un camp de travail.

Payé par des étrangers

Au milieu des années 1990, Liu Xiaobo a commencé à travailler pour le magazine Chine Démocratique, financé par la « Fondation Nationale pour la Démocratie », dont les fonds proviennent du gouvernement américain, et a été payé régulièrement. Aboluowang.com, un site d'information étranger, a publié un article disant que le salaire de Liu était de 23 004 Dollars US, soit 157 600 Yuans, d'après le taux de change de cette époque. Et même quand il était en prison, Liu recevait encore 13 000 Yuans chaque mois.

En plus de cela, liu a gagné de l'argent en écrivant des articles pour des médias étrangers, critiquant le gouvernement chinois. Il a aussi gagné de l'argent en accordant des entretiens à des médias étrangers et en recevant divers « prix » accordés par les pays occidentaux. Sa vie semble plutôt confortable. Ainsi, un média étranger a-t-il trouvé son logement « décoré avec élégance, et l'étagère sur le mur est pleine de porcelaines de prix ».

« Je ne suis pas comme vous, je ne manque pas d'argent. Les étrangers me paient chaque année, même quand je suis en prison », a-t-il dit à ses co-détenus.

Liu s'est toujours proclamé comme étant un homme vertueux qui participe à un « mouvement des droits civiques », témoignant du sens de l'urgence, de la responsabilité et de la mission d'un citoyen chinois. Mais ses actes correspondent-ils bien à ses paroles ?

Ne court-il pas plutôt après la célébrité ? « Même s'ils ne reçoivent aucune récompense matérielle, ceux qui ont le courage de dire la vérité sur les évènements publics majeurs se verront rendre justice, essentiellement de la part des Chinois de base et de la majeure partie de la société internationale, et ils acquèreront progressivement de la célébrité et de l'influence publique », a dit Liu quand il a reçu le soit-disant « Prix pour une Contribution Exceptionnelle en faveur de la Démocratie » en 2003. Liu n'a pas de mots assez durs pour son propre pays et sa propre Nation, et pour cela il est payé par l'Occident, et reçoit des prix comme « Prix des Droits de l'Homme », « Prix de Contribution à la Démocratie » etc.

Liu ne court-il pas aussi après l'argent ? Sur ce sujet, laissons-le s'exprimer lui-même : « Voici les raisons pour lesquelles je fais des discours : d'abord, je me sens bien ainsi, ensuite j'ai besoin de gagner de l'argent. Je ne ferai pas de discours si je ne suis pas assez payé pour chaque heure pendant laquelle je parle. L'argent est une sorte d'auto-évaluation. Votre vie s'épanouit en fonction du montant d'argent que vous gagnez ».

« Un jour, au Magasin de l'Amitié de Beijing, j'ai vu une bouteille de vin qu'on pouvait acheter pour 160 Yuans en foreign exchange certificate (ancienne monnaie autrefois réservée aux touristes étrangers). Je suis resté devant, me sentant faible et abattu. Bon sang!Je suis célèbre, mais je ne peux même pas m'offrir ne serait-ce qu'une bouteille de vin ». On voit bien là ce qui l'intéresse vraiment.

Ceux qui connaissent bien Liu savant qu'il est extrême et arrogant. Il a pris part à la fondation d'une organisation illégale appelée 3Club des Ecrivains Chinois Indépendants3, pour former sa propre clique et faire pression sur les dissidents, se faisant ainsi pas mal d'ennemis au sein du cercle des « activistes chinois pour la démocratie » et a été poursuivi en justice aux Etats-Unis pour détournement de fonds. Avec pour résultat que de nombreux « activistes pour la démocratie » chinois de l'étranger ne l'apprécient guère.

Une « Charte » contre la Constitution

Liu, financièrement optimiste, travaille pour ses employeurs. Il n'a épargné aucun effort pour travailler pour les forces anti-chinoises de l'Occident depuis 2005, et rédigé la soi-disante « Charte 08 » en 2008. Par la diffusion de rumeurs et de calomnies, cette charte s'oppose à la dictature démocratique du peuple, au socialisme et à la structure unitaire de l'Etat, inscrits dans la Constitution chinoise. La charte incite aussi les citoyens à y adhérer, avec l'intention de modifier le système politique et de renverser le gouvernement. Les activités de Liu ont fait qu'il a franchi la ligne qui sépare la liberté de parole du crime.

Cette soit-disante Charte 08 est totalement obsolète. Elle a été en grande partie copiée sur la « Charte 77 ». Elle est totalement contraire à la Constitution chinoise et à la loi chinoise actuelles, et elle se fait l'avocat du refus total du leadership du Parti et de l'actuel pouvoir d'Etat. La Charte tente de faire avancer le système politique à l'occidentale sous le couvert d'amendements constitutionnels, de semer la confusion dans l'esprit des citoyens, et elle soutient la pensée d'une « révolution violente ». son objectif final est essentiellement de renverser le leadership du Parti et le gouvernement actuel. Mettre ce genre de charte en application ne ferait pas seulement de la Chine une vassale de l'Occident, mais conduirait aussi à la destruction des progrès de la société chinoise et du bien-être du peuple chinois. Rien d'étonnant donc à ce que la charte ait été unanimement applaudie en Occident. En décembre 2008, Liu a été condamné à onze ans de prison et à deux ans de privation de ses droits politiques pour le crime d'agitation visant à renverser le gouvernement. Marionnette de l'Occident, Liu finira abandonné par le peuple chinois.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Vous avez raison, Liu Xiaobo, il est vilain, il est pas bo, et en plus, il sent pas bon du...
Cet article provenant d'un journal à caractère officiel, confirme ce que plusieurs Chinois...
Ce Nouveau Nobel n'est que la récompense au futur criminel de la grandeur chinoise. Un age...
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