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Français>>OpinionMise à jour 15.11.2010 17h01
Deux Europes dans la crise de la protection sociale

Ces 20 dernières années, la réforme des retraites et la réforme d'autres systèmes dans le domaine de la protection sociale ont toujours suscité des agitations sociales en Europe. Ce que des chercheurs occidentaux ont qualifié la « crise de la protection sociale» ou « la fin du bien-être ». Le 9 novembre, le Conseil constitutionnel de France a validé le projet de réforme du système de retraite, frayant la voie à la promulgation finale de ce projet.

Selon ce projet, l'âge légal de la retraite a augmenté, passant de 60 ans à 62 ans, l'âge requis pour avoir le droit à une pension totale est retardé de deux ans, c'est-à-dire de 65 ans à 67 ans. De grandes grèves ont eu lieu ces derniers mois en France, mais elles n'ont pu ébranler la détermination du Président Sarkozy.

Les grèves et manifestations de grande envergure se sont aussi déroulées dans plusieurs autres pays d'Europe. Le fil conducteur de ces grèves est la réforme des retraites. En mai dernier, le Fonds monétaire international (FMI) et les pays de la Zone Euro ont accepté d'aider la Grèce, seulement quand ce pays – profondément enlisé dans une crise de la dette nationale – a promis d'augmenter l'âge de la retraite de ses citoyens. Pour éviter la répétition de la crise que connaît la Grèce, retarder l'âge de départ à la retraite est devenu, depuis un certain temps, le centre de la réforme dans de nombreux pays d'Europe.

Le vieillissement de la population est une pression commune sur le système de protection sociale des pays d'Europe et l'augmentation de l'âge de la retraite est presque devenue une mesure commune prise par ces pays pour maintenir leur système de protection sociale. Mais les obstacles rencontrés n'étaient pas les mêmes. L'Europe a été ainsi divisée en deux parties : les pays d'Europe du Nord et la Grande-Bretagne, et les pays d'Europe occidentale représentés par la France. Dans les pays nordiques, les mesures de réforme ont suscité un mécontentement de la population et provoqué des manifestations. Mais elles se sont vite terminées, dans l'ordre d'ailleurs. La réforme a pu se poursuivre. La Suède peut servir d'exemple en Europe en terme de réforme. Mais dans les pays d'Europe occidentale, la réforme du système de protection sociale est très difficile et en France, des véhicules de la police ont été incendiés et des affrontements dans la rue ont eu lieu. Deux Premiers ministres ont été obligés de démissionner.

Ces deux réactions différentes provenaient de deux modes de bien-être différents des deux parties différentes de l'Europe : un mode de système unifié et un mode de systèmes fragmentés. Avant la Seconde Guerre mondiale, le système de protection sociale dans tous les pays d'Europe était le système fragmenté : les secteurs d'activité différente avaient des pensions et une protection sociale différentes. Après cette guerre, ces pays ont réformé le mode de système fragmenté.

Les pays nordiques ont réussi à unifier les « pièces » et à mettre en place un système unifié : les politiques de protection sociale et l'âge légal de départ à la retraite sont les mêmes dans un pays. Le niveau de syndicalisation est élevé et il est facile d'aboutir à un consensus de vues lors des discussions entre le gouvernement et les syndicats. Les mouvements sociaux provoqués par les réformes sont beaucoup moins violents qu'en Europe occidentale.

La plupart des pays de l'Europe occidentale ont gardé intact le système fragmenté d'avant-guerre. Le processus de réforme est très difficile. Et en raison des traditions et de la culture différentes, l'Europe de l'Ouest est encore divisée en deux parties : les pays latins représentés par la France et les pays germaniques comme l'Allemagne, l'Autriche et les Pays-Bas. Du fait que la France possède de longues traditions de mouvement révolutionnaire, il est très difficile pour la population et le gouvernement, pour les employeurs et les travailleurs de s'asseoir pour négocier ou de parvenir à un consensus de vues. En Allemagne, en Autriche et aux Pays-Bas, la population de ces pays ne soutient pas la réforme, mais les grèves sont limitées au sein des secteurs, et le nombre en est moins important. Les syndicats, les employeurs et le gouvernement peuvent toujours arriver à un compromis.

Le vieillissement de la population et l'augmentation du déficit des pensions sont les conditions objectives de l'adoption du projet de réforme des retraites. Quand même personne ne veut s'enliser dans la crise comme en Grèce.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Merci Xuan.. rie na rajouter hormis peut-être une chose : accroitre la misère sociale, tel...
Le « vieillissement de la population » et le « déficit des pensions » ne sont pas des fait...
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