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Français>>OpinionMise à jour 18.01.2011 11h29
La « révolution de jasmin » est due à la rancune de la population et à la lutte pour le pouvoir

Certains médias internationaux, notamment les médias américains ont qualifié le changement subit de la situation en Tunisie de «révolution de jasmin ». Selon ces médias, le taux élevé de chômage et le désespoir des jeunes vis-à-vis de la réalité et de l'avenir ont suscité un vif mécontentement de la société, face à la corruption de la couche supérieure du pouvoir et à la mainmise de Ben Ali pendant 23 ans. Grâce à la généralisation de l'utilisation de l'Internet, un malheur social est devenu un fil conducteur aboutissant à la mise à bas du pouvoir de Ben Ali.

Certes, ce qui a forcé Ben Ali à partir, est provenu de l'équipe détenant le pouvoir qui a engagé une lutte pour le pouvoir, en profitant de la rancoeur de la population. Mohammed Ghannouchi, son Premier ministre, a été le premier à proclamer l'intérim de la présidence. Ensuite, Fouad Mbazaa, le président du Parlement tunisien, a été proclamé président par intérim par le Conseil constitutionnel.

L'opposition était divisée et faible du fait de la mainmise de Ben Ali. Cette fois-ci, les mouvements dans la rue n'avaient pas de rapport avec l'opposition. Si elle peut unir les forces politiques de l'opposition et les mouvements de rue et former une équipe de gouvernement dans un délai de 60 jours sera pour lui un grand défi. Accepter ce défi pour changer radicalement les règles du jeu politique de la Tunisie ou de continuer à se lancer dans des confrontations de rue sera un choix délicat. La plus petite erreur de choix achèvera aussi de diviser l'opposition.

Il est à noter qu'après la « révolution de jasmin », outre des hommes politiques français et américains, les organisations musulmanes radicales comme le Hezbollah (Parti de Dieu) du Liban et le Hamas ont immédiatement poussé des exclamations. On ne peut s'empêcher de se rappeler ce qui s'est passé en 1990 : Le FIS (Front Islamique du Salut) en Algérie a remporté la victoire dans les élections présidentielles en Algérie. Ensuite, une intervention des militaires est survenue dans ce pays qui a été plongé dans des troubles violents et interminables. La Tunisie est un pays au pouvoir laïc dans le monde arabe. Si les fondamentalistes islamiques pourraient-ils profiter de cette occasion pour s'infiltrer dans ce pays et utiliser les élections pour accroître leur influence ? On doit être vigilent à cet égard.

Les contradictions de type tunisien existent dans de nombreux pays arabe. Avant et après le changement de la situation en Tunisie, les confrontations de rue ont éclaté en Algérie et en Jordanie. Ce qui a eu lieu en Tunisie pourrait-il se propager dans le monde arabe ?

L'orientation politique en Tunisie d'ici 60 jours déterminera le sort de ce pays d'Afrique du nord. Evidemment, il est encore trop tôt pour parler dès maintenant du succès de la « révolution de jasmin ».


Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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